
Bienvenue dans la section "Chiropratique" du Dr Sylvain Desforges, chiropraticien
Ici, vous trouverez tout ce que vous vouliez savoir concernant la chiropratique.
L‘Organisation Mondiale de la Santé (OMS)
L'origine de la chiropratique (du grec : traitement manuel) en tant que profession distincte remonte aux années 1890 aux États-Unis. La profession chiropratique est maintenant établie dans plus de 79 pays, incluant les ÉU qui regroupent plus de 50.000 chiropraticiens.
EXERCICE DE LA PROFESSION
La théorie fondamentale qui anime la chiropratique s'explique par la relation omniprésente entre le système nerveux, le fonctionnement des articulations (conditions neuromusculosquelettiques) et leurs effets sur la santé.
Les recherches menées en Australie, en Europe et en Amérique du Nord démontrent qu'en milieu chiropratique, 8 patients sur 10 (80%) se plaignent de douleurs vertébrales (nuque, dos, douleurs transmises aux bras ou aux jambes), 1 sur 10 (10%) se plaigne de maux de tête ou de migraine, et 1 sur 10 (10%) est affligé d'un éventail d'affections fonctionnelles simulées, aggravées ou causées par un dysfonctionnement articulaire (par ex. conditions cardiaques, dysménorrhée, problèmes de digestion etc.)
L'efficacité thérapeutique de l'approche chiropratique s'explique par la manipulation articulaire (ce qu'on appelle en chiropratique «ajustement»). On préconise également l'utilisation concourante de techniques manuelles, de modalités thérapeutiques, d'orthèses, d'éducation du patient, de modifications au mode de vie et de programmes d'exercices. On met aussi l'accent sur le développement de la santé ainsi que sur le retour rapide aux activités normales pour les patients blessés.
Les docteurs en chiropratique prônent une approche sans ordonnance ni chirurgie et réfèrent les patients pour un traitement médical lorsque ces interventions s'avèrent appropriées.
Les cliniques multidisciplinaires réunissent maintenant chiropraticiens, médecins, physiothérapeutes et autres cliniciens œuvrant dans les domaines de la santé au travail, de la médecine sportive, des soins de réhabilitation ou de traitements associés aux accidents de la route.
RECONNAISSANCE
L'exercice de la chiropratique est maintenant reconnu à travers le globe. L’exercice de la profession est régi par législation au Canada, aux États-Unis d'Amérique, (Amérique du Nord), au Mexique, au Panama (Amérique latine), au Danemark, en Norvège, en Suède, en Suisse, au Royaume Uni (Europe), en Australie, à Hong Kong, en Nouvelle-Zélande (Asie/Pacifique), en Arabie Saoudite, au Chypre, en Jordanie (Méditerranée de l’Est), en Afrique du Sud, au Nigéria, et au Zimbabwe (Afrique). Dans plusieurs autres pays où la profession jouit de prestige solide, le droit d’exercer est régi par la loi commune. Les points communs de ces législations soulignent :
• L'importance de la prise en charge (contact direct avec le patient).
• Le droit et le devoir de diagnostiquer, incluant l’utilisation de la radiologie diagnostique
FORMATION
On a réussi à édifier les normes de formation courantes au niveau international grâce à la mise en place d’un réseau d’organismes d’homologation dont le premier a été le US Council on Chiropractic Education (CCE), un conseil que, depuis 1974, reconnaît le ministère de l’Éducation des ÉU.
Les qualifications exigées à l’entrée varient de pays à pays. La formation préparatoire en Amérique du Nord inclut un cursus obligatoire d’un minimum de deux années. Les études en chiropratique s'échelonnent sur une période minimale de quatre années et comportent obligatoirement un stage clinique. Le candidat devient alors éligible à l'examen professionnel qui mène à l'obtention du permis de pratique. Plusieurs stages de spécialisation post-diplômée sont également offerts, notamment en science chiropratique, radiologie, orthopédique, et chiropratique sportive.
Par le passé, la plupart des chiropraticiens ont reçu leur formation aux collèges nord-américains. On constate maintenant une implantation internationale en provenance de l'Afrique du Sud, de l'Australie, du Brésil, du Canada, de la Corée, du Danemark, des États-Unis, de la France, du Japon, du Mexique, de la Nouvelle-Zélande, et du Royaume-Uni. Il faut noter que la plupart de ces collèges possèdent maintenant une affiliation universitaire.
HONORAIRES
Le coût du traitement chiropratique peut être défrayé de façon intégrale ou en partie, selon la disposition des bureaux de santé publique au Canada, au Danemark, en Norvège, en Suède, en Suisse, au Royaume-Uni et aux États-Unis. Les commissions gouvernementales de Nouvelle-Zélande (1979), d'Australie (1986), de Suède (1987) et de Canada (1993), ont recommandé le financement public des soins chiropratiques sur les principes de compétence, de sécurité, d'efficacité et de la relation coût-efficacité.
En règle générale, les assurances-maladies privées remboursent les honoraires chiropratiques partout où la profession est reconnue. Plusieurs grands syndicats nord-américains (par ex. Syndicat des ouvriers de l'industrie automobile) ont réussi à négocier l'inclusion des soins chiropratiques à leur programme collectif d'assurance santé.
RECHERCHE
On retrouve une littérature substantielle concernant la recherche chiropratique. Celle-ci appuie le bien-fondé du traitement chiropratique et confirme son efficacité pour les douleurs aiguës (de courte durée) et chroniques (de longue durée) au dos, au cou et à la tête et autres syndromes douloureux.
Maux de dos. Les recommandations provenant des comités d'experts retenus par les gouvernements des ÉU (Agency of Health Care Policy and Research, 1994) et britanniques (Clinical Standard Advisory Group, 1994) endossent l'approche chiropratique dans le traitement du mal de dos. Ces comités concluent au bien-fondé de la manipulation vertébrale, des médicaments sans ordonnance, d'un programme d'exercices et d'un retour au travail dans les plus brefs délais pour la plupart des patients affligés par le mal de dos. La pauvreté des résultats cliniques et la présence d'effets secondaires minent la crédibilité des traitements incluant : l'alitement prolongé, les thérapies mécaniques passives, les médicaments sous ordonnance et les injections de cortisone. Veuillez vous référer à l'étude de MEADE pour une comparaison clinique entre l'approche chiropratique et le traitement médical pour le mal de dos (Meade et al, Br Med J (1990) 300: 1431-1437; et Br Med J (1995) 311 :349-351).
Mal de cou. Comme suite à l’étude de l’évidence clinique, les recommandations provenant d’un groupe multidisciplinaire d’experts internationaux (le Comité du Travail du Québec, 1995) soulignent les bienfaits d'un retour rapide aux activités normales, d'un programme d'exercices et de manipulations vertébrales dans les cas de traumatisme cervical.
Maux de tête. L'évidence clinique contemporaine démontre que l’origine de la majorité des maux de tête dont le diagnostic a été soit la céphalée due au stress soit la migraine, provient d'un dysfonctionnement vertébral au niveau de la nuque (c-à-d «céphalée cervicogénique», selon le lexique de la Société internationale pour la Céphalée), une condition favorablement traitée par la manipulation chiropratique.
ENTENTES INTERPROFESSIONNELLES
- American College of Surgeons (1987)
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