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Chiropratique

Ten Super Secrets For Weight Loss

Bienvenue dans la section "Chiropratique" du Dr Sylvain Desforges, chiropraticien

Ici, vous trouverez tout ce que vous vouliez savoir concernant la chiropratique.

Le Rapport Flexner

Le Rapport Flexner

En 1910, l ’AMA établit de nouveaux standards d’éducation en matière médicale

De 1910 à 1925, aux États-Unis, grâce aux règles établies par le "Flexner Report", l'A.M.A. (American Medical Association) et l'A.A.M.C. (Association of American Medical Colleges) éliminèrent la grande majorité des soignants médicaux, notamment les femmes et les noirs. Au nom de la soi-disant "science" et de la soi-disant "qualité" de la pratique médicale, on exigea des écoles de médecine qu'elles adoptent les recommandations du Flexner Report.

Vous pouvez consulter le Rapport Flexner dans son intégralité ici



Rapport Flexner ou «Éducation médicale aux USA et au Canada »

 

La motivation derrière ce rapport

A cette époque, la formation des médecins présentait des aspects propres au nouveau monde et à l’ultralibéralisme, avec une profusion de nouvelles institutions où des apprentis médecins étaient accueillis (institutions dont beaucoup disparaissaient aussi vite qu’elles étaient apparues) et le risque d’une pléthore médicale. En effet, au début du XXème siècle dans la vieille Europe, la densité médicale était proche de 1 médecin pour 1 500 habitants alors qu’aux États-Unis, elle était en moyenne de l’ordre de 1 médecin pour 560 habitants avec de nombreuses agglomérations où il était banal de trouver 4 à 5 médecins pour un millier de personnes.

C’est donc une raison pour laquelle la Fondation Carnegie engagea Abraham Flexner . L’autre raison est que ces établissements étaient de nature et de structure très variables (en l’absence d’une législation fédérale) et qu’ils délivraient des formations extrêmement hétérogènes à des étudiants dont le niveau de base lors de l’admission était tout à fait disparate.

De plus, ces établissements étaient très inégalement répartis sur le territoire avec trois zones de très forte densité : la Côte-est, la région de Chicago et la Californie, regroupant ensemble plus de la moitié des institutions et d’autre part des zones de désert médical : dix États de l’Ouest et la Floride.

Dans chacun des établissements visités, Flexner collectait les mêmes indications : caractère universitaire ou non, critères d’admission, nombre et qualifications des enseignants, ressources financières, effectif d’étudiants, densité médicale locale, identification, équipements et compétences des laboratoires, richesse de la bibliothèque et finalement nombre de lits d’hospitalisation et activités de consultation externes accessibles aux étudiants. Au terme de ce patient et méticuleux travail de repérage, Flexner formula dans son Rapport 2 publié en 1910, des recommandations fortement inspirées par le modèle qui venait d’être mis en œuvre à la Johns Hopkins Medical School de Baltimore.

Il indiquait clairement la nécessité d’une triple mission pour les enseignants en médecine qui , selon lui, devaient se partager à peu près également entre les soins, les activités de recherche et la formation des étudiants ; cela obligeait donc les écoles de médecine à s’affilier à des structures de soins (hôpitaux et dispensaires) et à se doter si ce n’était pas encore le cas, de laboratoires dans lesquelles les sciences « fondamentales » et la biologie pouvaient être étudiées de manière à ce que la formation des jeunes médecins s’appuie sur un solide socle scientifique.

Ces recommandations eurent un effet important sur l’harmonisation de la formation des médecins en Amérique, même si de nombreuses institutions qui s’étaient développées sur des valeurs religieuses, culturelles ou ethniques bien définies, eurent du mal à se conformer au modèle unique dérivé de l’expérience de la Johns Hopkins.

Le rapport Flexner allait définitivement établir la suprématie de la profession médicale. Celui-ci recommandait que soit enseignée l’approche rationnelle dans les écoles de médecine. De plus, il suggérait que soit supprimé l’enseignement dit populaire, soit l’approche éclectique et homéopathique. Un comité fut formé pour évaluer les 160 écoles à l’époque. Les écoles de courant éclectique et homéopathique furent déclassées et on injecta alors des sommes importantes dans les écoles médicales qui avaient adopté les recommandations du rapport Flexner. Elles se sont vues octroyer les faveurs de plusieurs fondations.

Le rapport Flexner insistait sur le fait que la médecine est une profession basée sur la science qui requière une structure d’éducation portant à la fois sur les sciences fondamentales et sur ses applications à la médecine clinique. Pour promouvoir une formation de qualité, le rapport Flexner recommandait de limiter les écoles de médecine dans ce pays à ceux qui étaient intégrés à une université. Comme conséquence de ce rapport, beaucoup d’écoles inadéquates furent fermées, et des standards de référence pour la formation et la pratique de la médecine furent établis.

Toute cette histoire de preuves scientifiques a été montée par le rapport Flexner financé par Rockefeller en 1910. Le but de ce rapport était d'éliminer le bon sens en matière de santé pour le remplacer par des critères scientifiques, critères qui ne sont d'ailleurs respectés par personne. Par exemple, une de ces règles scientifiques stipule que pour affirmer qu'un agent (une bactérie, un virus) est responsable d'une maladie, il faut qu'à chaque fois que l'on est en sa présence on soit également en présence de la maladie et vice versa. C'est une règle fondamentale en biologie.

En 1916, 39,000 médicaments étaient sur le marché et la majorité des magazines médicaux étaient financés par les commanditaires de médicaments. Les médecins adoptèrent peu à peu une philosophie orientée dans le sens dictée par l’industrie pharmaceutique. Ceci permit à l’AMA de faire progresser la reconnaissance médicale excluant toutes les autres approches.

Le Rapport Flexner divisa les collèges en deux groupes : le groupe scientifique ou traditionnel et le groupe sectaire, incluant les écoles ostéopathiques, éclectiques, homéopathiques et physio-médicales. Flexner ne rangea pas les collèges chiropratiques et les écoles mécanistes dans les sectes médicales, affirmant qu'elles n'en étaient que des imitations.

De 1910 à 1925, aux USA, grâce aux règles établies par le Flexner Report, l'A.M.A. (American Medical Association) et l'A.A.M.C. (Association of American Medical Colleges) éliminèrent la grande majorité des soignants médicaux, notamment les femmes et les noirs. Au nom de la soi-disant "science" et de la soi-disant "qualité" de la pratique médicale, on exigea des écoles de médecine qu'elles adoptent les recommandations du Flexner Report.

Il faut savoir que ce rapport Flexner avait été demandé et financé par la Fondation Rockefeller (un rapace obsédé par l'argent) et la Fondation Carnegie (un multimillionnaire américain, un magnat de l'industrie, un des hommes les plus riches du monde, comme Rockefeller).

Ces 2 fondations financèrent l'application de ce rapport, et imposèrent, de par leurs puissants appuis politiques et financiers, que la médecine "de la maladie", plus lucrative, remplace la médecine "de santé".

Dès lors, on n'enseigna plus l'art de la santé (comment l'éduquer, la conserver) dans les écoles de médecine, mais l'art de la maladie (comment la vaincre). La science était partagé entre ces 2 courants à cette époque, mais seul le 2ième était le plus lucratif. En Amérique, à partir de cette époque, le 2ième courant devint dominant, grâce aux pressions et à l'influence exercée par quelques uns des hommes les plus riches du monde - et à leur puissant réseau de communication et de relation. Les crédits alloués à la recherche, dans un sens, furent plus élevés, tandis que l'autre courant, fut économiquement mal soutenu. De fait, les progrès se firent davantage dans un sens. Le 2ième courant se distingua davantage, et devint nettement dominant. (C'est l'argent qui mène le monde !)

C'est intéressant aussi de dire que Carnegie et Rockefeller étaient les principaux actionnaires des compagnies pharmaceutiques. Donc, on finançait les établissements de santé si ces gens-là appliquaient directement les outils qui étaient mis en promotion.

À cette époque, on comptait deux fois plus de praticiens de médecines douces que de médecine orthodoxe (allopathique). L'homéopathie, la phytothérapie, les médecines manipulatives tels la chiropratique, l'ostéopathie et le massage étaient alors enseignés.

La réforme médicale les éradiqua ! Sauf pour la plupart des collèges chiropratiques qui rencontraient ou dépassaient, déjà à cet époque, les normes du Rapport Flexner. Elle fit passer le nombre d'écoles de médecine de 650 à 50 et le nombre d'élèves de 7 500 à 2 500. La santé tomba dans les mains de l'élite riche masculine ! La médecine devint un outil au service de la finance. Depuis lors, cette influence est restée dominante.

Toute tentative de pratique des médecines douces était sévèrement réprimée sous forme d'emprisonnement pour pratique illégale de la médecine. Au nom de bien-être (soi-disant) de la population, on se mit, "officiellement", à accuser ces praticiens d'hérésie, de charlatanisme, et on multiplia harcèlement, intimidation, perte de droit de pratique, poursuites en justice (un autre pouvoir masculin de l'époque, très lié à la politique, et donc par son intermédiaire, aux grands trusts financiers), etc... Bref, des méthodes que nous avons déjà vus quelque part. Micro-progrès oblige, on ne les brûla pas ! L'histoire n'est qu'un éternel recommencement. L'élite riche masculine reprenait le pouvoir dans un domaine, où elle avait perçu de gros bénéfices juteux, possibles, grâce à certains progrès de la science. Cela n'était qu'en Amérique. Comment cette honte s'étendit-elle ensuite ... au Monde ?

En 1977, la déclaration d'Alma Ata donnait à l'OMS (Organisation Mondial de la Santé) le moyen d'étendre le Flexner Report au monde entier. Au nom de soi-disant "droits" à la "santé", on établit des critères et règles internationales pour la pratique de la santé. On déplaça ainsi le contrôle de la santé des mains des gouvernements nationaux vers une sorte de gouvernement mondial. On déposséda les pays de leur souveraineté en matière médicale et on la transféra à un gouvernement mondial, non élu , dont le ministère de la santé est l'OMS.

 

Mais qui dirige l'OMS ?

Les mêmes que d'habitudes, malheureusement, encore des financiers ! Et que signifie pour eux, le droit à la santé ? Il signifie le droit à la médicalisation ! Cela signifie le droit à la consommation ! Par "santé", ils entendent "consommation". On comprend dès lors que le débat sur le sujet ne soit pas prêt de s'éteindre !  

Cela signifie transformer encore davantage l'homme en consommateur, et engraisser davantage le financier. Si vous comprenez que c'est rendre les riches encore plus riches, alors vous comprenez ce que "droit à la santé" signifie dans la bouche de ces gens-là !  

L'extension du Rapport Flexner au monde signifiait remplacer les pratiques médicales peu lucratives (mais efficaces), appelée "médecine de santé", par la "médecine de maladie", basée sur "la lutte contre la maladie" au lieu du "renforcement de la santé". On retrouve la lutte entre les deux courants "le terrain n'est rien, le microbe est tout" et "le microbe n'est rien (juste un symptôme), le terrain est tout". L'une sauvait en renforçant le système immunitaire et la santé, en "construisant" quelque chose, l'autre veut sauver en "détruisant" quelque chose, un virus, un microbe, un germe, n'importe quoi. Les financiers ont choisis d'imposer à la planète le système qu'ils ont jugés le plus lucratif. La science s'est trouvée "orientée" dans une direction précise, par l'argent. (Si vous avez de l'argent pour financer une recherche, celle-ci peut avoir lieu, si vous n'en avez pas, vous êtes foutus, et vous ne pouvez pas avancer).

 

Qui contrôle l'OMS ?

Réponse : C'est l'ONU (Organisation des Nations unies) . Et l'ONU est l'organisme des financiers mondiaux. D'ailleurs, les co-commanditaires de la conférence d'Alma Ata étaient les suivants :

  • La Fondation Rockefeller
    • La Fondation Rockefeller est une organisation caritative fondée par John Davison Rockefeller et Frederick T. Gates pour "promouvoir le bien-être de l'humanité dans le monde".
  • La Banque Mondiale
    • La Banque mondiale est une organisation internationale créée pour lutter contre la pauvreté en finançant les États. Son fonctionnement est assuré par le versement d'une cotisation réglée par les États membres et son siège est à Washington.
  • L'Unicef
    • L' United Nations International Children's Emergency Fund est une agence de l'Organisation des Nations Unies chargée de l'aide humanitaire sur le long terme aux enfants et aux mères des pays en développement. Elle a été créée le 11 décembre 1946. Son financement est assuré par les États donateurs, mais aussi par des dons privés. Ses programmes portent essentiellement sur la santé et le bien-être des enfants.

 

La chiropratique réplique

Flexner conclut après une longue enquête que 98 % d'entre elles étaient très loin d'être conformes au normes des facultés de médecine Européennes : La plupart des médecins américains, en dehors des immigrants déjà formés en Europe, étaient formés de façon très aléatoire dans des conditions souvent "croquignolesques", ce qui ne les empêchait pas de se prétendre "docteur en médecine".

Beaucoup de "médecins" étaient à l'origine des soignants baptisés infirmiers qui avaient fait leur expérience sur le terrain de la guerre civile américaine (1862-1865) en étant parfois éduqués sommairement par quelques médecins formés auparavant en Europe avant d'immigrer aux USA. Le pays ayant un grand besoin de développement, notamment avec la conquête de l'Ouest, les Autorités étaient peu regardantes sur la compétence de ces praticiens.

Aussi, la plupart des médecins "post-civil war" étaient en fait des praticiens éduqués par d'autres médecins en cabinet privé. Le rapport Flexner fait même état de certaines cas scabreux d'enseignement de la médecine dans des conditions déplorables et non-scientifiques.

Après ce rapport, la plupart des écoles de médecine ont été fermées et une réorganisation sérieuse mit en place une norme et un enseignement rigoureux de haut niveau. Toutes les écoles de santé qui perdurèrent par la suite (pour les médecins, dentistes, chiropraticiens, ostéopathes, infirmiers, etc.) se devaient d'être conformes à la nouvelle norme.

Au tour du 19e siècle en Amérique rurale, les soins de santé étaient plus artisanales qu'un art. L'intégration de la science dans les méthodes de traitement et le processus de formation étaient minimes comme témoignés par la condamnation des écoles de médecine dans le rapport Flexner. La consolidation de l'autorité culturelle par les médecins allopathes n'avait pas encore été atteinte et il y a eu beaucoup de pratiquants en compétition tels que les guérisseurs utilisant les aimants, les herbes, l'eau, les manipulateurs des os, et les homéopathes. La croissance des soins de santé alternatifs était en parallèle avec la revitalisation dans les pratiques religieuses et était considérée comme contrepartie physiologique au perfectionnisme théologique de l'époque. Ce point de confusion, remplie de vitalisme et magnétisme, de sangsues et de lances, teinture et plâtre, a semé du doute empêchant la pensée positive ou d'idées nouvelles.

Au début du 20e siècle en Amérique, les responsables de soins de santé allopathes ont obtenu plus d'autorité culturelle et le respect des responsables des décisions. L'opposition aux pratiquants non-orthodoxes augmentait. Le médecin allopathe accusait le chiropraticien de pratique de médecine sans permis. Le chiropraticien répondait que la chiropratique était différente de la médecine. Pour souligner la différence, la communauté chiropratique a développé un vocabulaire particulier ainsi que des indications pour l'approche de leurs traitements. La recherche en médecine pour trouver un processus de maladie, la désignation d'étiquettes appropriées, et les remèdes du jour étaient différents de la recherche en chiropratique d'une interférence dans le système nerveux qui menait à une dysfonction et à la maladie. Le chiropraticien rejetait l'utilisation des remèdes et médicaments et ne pratiquait pas de chirurgie. La chiropratique a été conçue comme une approche plus naturelle à la guérison, se fiant sur les pouvoirs de l'organisme de de se guérir soi-même.

Malgré l'antagonisme qui a caractérisé en gros la relation de la médecine organisée avec la chiropratique, cette polarité a été le plus souvent reliée aux considérations économiques, politiques, et légales plutôt que cliniques.

Suivant le Rapport Flexner, l'enseignement médical a consolidé et renforcit sa position dans la société et l'enseignement médical et la recherche ont reçu de l'aide financière externe avec des subventions du gouvernement fédéral et provenant de fondations privées. Les fonds fédéraux, au début, aidaient les soins aux vétérans de guerre, et éventuellement, les vieillards et handicapés. Par contraste, l'enseignement chiropratique demeurait entretenue par les frais de scolarité, une entreprise pauvrement financée qui recevait aucun appui externe pour la recherche. Dans une tentative d'éliminer la chiropratique, la médecine organisée a établi des règles pour l'obtention de permis, croyant que la formation inférieure des écoles de chiropratique empêcherait que leurs gradués puissent réussir les examens du "State Board Licensing". Donc, l'introduction des Basic Science Boards par la profession médicale en 1925 créa un soi-disant obstacle additionnel au chiropraticien à cause du soi-disant manque de formation en sciences de base dans le curriculum de chiropratique.

En réponse, les écoles de chiropratique ont amélioré leur processus d'enseignement et leur curriculum en employant des enseignants de niveau doctoral pour l'enseignement des sciences de base. Comme résultat, les chiropraticiens réussissaient aux examens des "State Boards" en sciences de base.

Le fils de D.D. Palmer, Bartlett Joshua Palmer (1882-1961) colonel de réserve dans la Garde Nationale, a poursuivi son œuvre en la développant et en l'adaptant aux connaissances scientifiques de l'époque. Il fonda la première école de chiropratique près de Chicago en 1902 ; école qui resta ouverte (contrairement à 95% des écoles de médecine), après les conclusions du Rapport Flexner (1910), puisque conforme à la nouvelle norme des écoles de santé aux États-Unis..

 

Conclusion

Le rapport Flexner fut donc le plus important évènement dans l’histoire de la médecine Américaine et Canadienne, car elle donna naissance à l’enseignement médical moderne et l'éradication quasi totale de la naturopathie, de l'ostéopathie, de l'homéopathie et, dans une certaine mesure, de la chiropratique.

Biographique

Abraham Flexner (1866-1959) n’était pas médecin mais enseignant et un consultant qui a été payé par la société Rockefeller et Carnegie, qui étaient des gens très riches à l'époque — qui a été mandaté pour aller évaluer toutes les écoles de médecine aux États-Unis. Flexner est né à Louisville, Kentucky en 1866. Il a obtenu un diplôme de la Johns Hopkins University de Baltimore en 1886, alors que la célèbre School of Medicine n’existait pas encore (en fait, l’hôpital allait être créé en 1889 et l’École de médecine en 1893.

Flexner commença son existence professionnelle comme professeur et principal dans des établissements du secondaire proches de sa ville natale avant de rejoindre dix-neuf années plus tard l’Université de Berlin où il passa une année. C’est en 1908 qu’il fut engagé aux États-Unis par la "Carnagie Foundation for the Advancement of Teaching" et qu’il visita l’ensemble des établissements où étaient formés les futurs médecins d’Amérique du Nord avant de rédiger le fameux Rapport de 1910.

Ultérieurement, de 1912 à 1925, il intégra le "General Education Board" dont la mission principale était d’orienter les contenus pédagogiques du système de formation américain, avant de rejoindre un Institut de Recherche Pédagogique nouvellement créé à Princeton de 1930 à 1940. Flexner n’avait pas lui-même de formation médicale mais il était très proche de ses deux frères, Jacob, pharmacien et surtout Simon, médecin et chercheur, avant de devenir le premier directeur de l’Institut Rockfeller.

Flexner s’était marié (en 1898) à Anne Crawford, auteur dramatique et dialoguiste à succès. Sa femme s’éteignit doucement en 1955, après qu’une démence l’ait progressivement privée d’une existence active à partir de 1947. Lui-même disparut en 1959. L’année précédente, en 1958, l’Association of American Medical Colleges l’avait honoré en créant l’Abraham Flexner Award, qui est toujours considéré comme la plus haute distinction de l’institution. Cet Award récompense chaque année les initiatives les plus remarquables en matière de formation médicale, d’autant que leur impact est national.

 

1. Jonas H., Etzel S, Barzansky B. Education Programs in US Medical Schools. JAMA 1992 ; 268 : 1083-90 ; 2. Flexner A. Medical Education in United States and Canada. The Carnagie Foundation for the Advancement of Teaching 1910 ; 85.

 

Tags: contre-chiropratique  

Dr Sylvain Desforges, B.Sc., D.C., D.O., N.D., chiropraticien
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