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Dossiers chauds > Traitement alternatif du cancer > L'origines des maladies
L'origines des maladies
ORIGINE ET MECANISME DES CANCERS ET AUTRES MALADIES : LES DECOUVERTES DU DOCTEUR R.G. HAMER


 

 

SOMMAIRE  

Principalement une INFORMATION permettant de répondre à toutes ces questions sur la maladie. C'est le sujet de la rubrique LES LOIS BIOLOGIQUES. Elle est proposée sous deux formes différentes ayant chacune ses avantages et ses limites :

1.      le texte d’une brochure parue en février 97 et adaptée pour sa présentation ici. Son contenu, quoique vulgarisé, est assez dense : le but était d’y inclure un maximum de notions dans la soixantaine de pages disponibles. L’affichage permanent d’une table des matières permet de la parcourir à son gré.

  1. la transcription d’une conférence donnée en septembre 94 et dont le texte a été remanié pour la lecture. Elle garde l’avantage d’une approche plus simple mais aussi plus " vivante ", vu le style parlé et l’illustration par des exemples concrets.


NB : Vu la longueur respective de ces deux textes (environ 70 et 50 pages), pour une première visite ou pour un coup d'oeil rapide sur le contenu du site, choisissez le résumé (3 pages).

Un FORUM pour les avis, critiques, suggestions etc. Nous sommes aussi intéressés à recueillir vos propres témoignages. Son contenu sera accessible mais devra aussi être réactualisé régulièrement. Il est également destiné aux échanges et contacts entre les visiteurs du site.

Un COURRIER reprenant les thèmes du forum mais à titre purement personnel : il ne sera donc pas publié. Merci de ne pas l’utiliser dans un but de consultation car le site se définit dans un objectif d’information générale pour tous. Vous comprendrez aussi que nous ne pouvons nous engager à y répondre systématiquement.

Un INFO-SITE renseignant sur les réactions qu’il suscite, les projets et travaux en cours. Nous tenons compte ici de vos suggestions. Si des questions par exemple reviennent régulièrement, nous compléterons l'information dans la rubrique LES LOIS BIOLOGIQUES, ou les inscrirons au forum.

Des LIENS orientant vers d’autres sites.

 

 

 

LES DECOUVERTES DU DR. R.G.HAMER : LES LOIS BIOLOGIQUES

Dr. Michel Henrard

" Science sans conscience n’est que ruine de l’âme "

Rabelais

Texte du numéro spécial de la revue INFOR VIE SAINE asbl, n°117 de janvier-février 1997 (écrit sous le pseudonyme de Ch.Randier)

 

ORIGINE ET MECANISME DES CANCERS ET AUTRES MALADIES :

LES DECOUVERTES DU DOCTEUR R.G.HAMER

Conférence par le Dr. M. Henrard / 16 septembre 1994 à Bruxelles

RESUME DU SITE EN TROIS PAGES

Dr. M. Henrard – juillet 2000

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

RESUME DU SITE


 

Dr. M. Henrard – juillet 2000

L’objectif du site est de contribuer à faire connaître les travaux du Dr.Ryke Geerd Hamer sur la maladie. Ces travaux permettent de répondre aux questions que toute personne malade est à même de se poser. Déjà pour une affection bénigne, on peut s’interroger : pourquoi un eczéma, ou une inflammation de l’épaule, ou une névralgie sciatique ? On peut aussi se demander pourquoi une ampleur de l’affection, si variable d’une personne à l’autre. Et enfin, pourquoi une localisation plutôt qu’une autre : pourquoi un eczéma à un membre, au thorax ou au visage ? Pourquoi une épaule douloureuse ou une sciatique du côté droit ou du côté gauche ? Dans des maladies plus graves comme le cancer, la sclérose en plaques ou le sida, l’interrogation est d’autant plus importante. Pourquoi une cancer reprend, sous forme de métastase, après des années de bonne santé, dans tel délai et dans tel organe ? Qu’est-ce qui provoque les poussées de sclérose en plaques ? Comment passe t-on d’une simple séropositivité au stade du sida évolutif ?

Malgré ses progrès techniques, la médecine moderne n’a pu apporter de réponse à l’origine de la maladie, hormis bien sûr quand il s’agit d’un facteur externe évident (traumatisme, intoxication, irradiations etc.) ou d’une affection génétique. Elle décrit seulement toujours plus les maladies et propose des nouveaux  traitements. Cette carence dans l’explication est surtout due au fait qu’elle ne considère que les organes de la personne malade, sans tenir compte de cet autre constituant qu’est le psychisme. Cette relation entre le psychisme et le corps se retrouve déjà dans l’antiquité, mais l’œuvre du Dr.Hamer est actuelle et intègre les connaissances scientifiques de notre époque.

Les recherches qu’il a entreprises au début des années 80, sont toujours en cours, mais endéans dix années, ses observations étaient déjà suffisamment avancées, que pour donner naissance à ce qu’il a appelé « la  Médecine Nouvelle » : une approche de la maladie qui bouleverse radicalement tous les dogmes, hypothèses et théories de la médecine classique. Son œuvre est purement empirique, mais elle est cohérente, rigoureuse et a l’énorme avantage d’être vérifiable par tout un chacun disposé à l’étudier. L’essentiel en est résumé sur ce site : les grandes lois biologiques et diverses autres notions.

Les lois biologiques  qu’il a mises en évidence, sont au nombre de cinq.

La 1° loi nous enseigne que dans toute maladie, il faut prendre en considération trois éléments qui fonctionnent toujours en synchronisation : le psychisme, le cerveau et les organes. C’est au niveau du psychisme que tout commence, quand nous sommes confrontés à une situation douloureuse imprévue, brusque et dont l’enjeu est particulièrement impliquant. Ce n’est pas les multiples soucis ou tensions de la vie quotidienne, mais un « choc » qui nous déstabilise au point de dépasser nos ressources et nos réactions habituelles. Ce choc déclenche instantanément ce que le Dr.Hamer a désigné sous les termes de conflit biologique, une notion capitale autour de laquelle s’articule tout le système explicatif. Ce conflit doit être étudié sous deux aspects. Le premier est subjectif : c’est la façon tout à fait individuelle dont il a été ressenti, vécu. Cet aspect déterminera la zone du cerveau qui sera perturbée ; et comme chaque zone cérébrale gère le bon fonctionnement d’un organe, c’est cette « coloration subjective » du conflit qui permettra de comprendre l’organe malade.

Prenons un exemple : un individu a dû essuyer une remarque vexatoire à laquelle il n’a pu faire face, qui l’a déstabilisé, et qu’il va ressasser quelques temps. La remarque n’est que l’événement, seul compte le type d’émotion intime associée au choc. S’il l’a ressenti comme un rejet, la zone du cerveau perturbée sera celle qui gère la partie superficielle de la peau, avec une maladie à cet endroit du corps. Si c’est un sentiment d’atteinte à son intégrité, ce sera la partie profonde de la peau. Si c’est un sentiment de dévalorisation, la zone cérébrale touchée entraînera une affection osseuse. Ces trois réactions ne sont que trois possibilités parmi bien d’autres.

Le deuxième aspect du conflit est son ampleur, définie par son  intensité et sa durée. Aussi longtemps que le conflit n’est pas résolu, les troubles au niveau de l’aire cérébrale - et donc de l’organe correspondant - continuent de se développer. En d’autres mots : l’extension d’une maladie est proportionnelle à celle du conflit.

La 2° loi explique ce qui ce passe aux trois niveaux (psychique, cérébral et organique) si le conflit est résolu, ce qui arrive dans la majorité des cas. L’organisme tout entier entre alors dans une deuxième phase, qui consiste en une réparation spontanée. Sur le plan psychique, c’est le soulagement mais aussi souvent une lassitude, suite à l’effort que constituait la recherche d’une solution. Le « foyer » cérébral perturbé se restaure également, redonnant à l’organe qu’il gérait, les informations nécessaires à sa réparation. C’est donc un processus d’autoguérison qui se met en route, dès la solution du conflit. Devant cette réalité, l’acte médical n’est plus l’art de guérir : il se limite à intervenir pour soulager seulement le patient dans ses symptômes. Ceux-ci sont bien plus souvent inconfortables pendant la réparation que durant le conflit. Si le conflit n’est pas encore résolu, c’est aussi aider le patient à trouver sa solution.

La 3° loi décrit les modifications biologiques qui ont lieu aussi bien pendant le conflit qu’après sa solution ; et cela pour tous les organes du corps. En gros, il existe trois types de modifications pendant un conflit ; et chaque tissu organique réagit toujours suivant le même type. Il y aura soit prolifération cellulaire (exemples : les alvéoles pulmonaires, les cellules sécrétantes du sein), soit destruction cellulaire (exemples : les os, les bronches), soit un arrêt de fonctionnement, sans prolifération ni destruction (exemples : dans les organes des sens). Après la solution du conflit, la réparation consistera respectivement en une destruction par les microbes de la prolifération, ou son enkystement, en une prolifération cellulaire reconstruisant le tissu manquant, en une reprise de fonctionnement du tissu en panne.

La 4° loi aborde le rôle des microbes (champignons, bactéries, virus), qui ne sont pas des ennemis à combattre mais bien au contraire des micro-organismes qui aident à la réparation des organes. Ils n’interviennent donc qu’après la solution du conflit.

La 5° loi enfin, apporte une synthèse générale de la maladie. Elle nous en propose une signification dans la nature, en plus du sens qu’elle possède à l’échelle de l’histoire personnelle du malade.

Pour continuer. Si vous voulez parcourir davantage l’étendue des questions sans réponses, choisissez la rubrique QUESTIONS (onglet en haut, à droite). Pour étudier les lois biologiques, choisissez la rubrique LOIS BIOLOGIQUES (2° onglet en haut, à gauche). Le texte de la conférence est d’un accès plus facile : elle n’aborde que les notions essentielles que sont les quatre premières lois, est rédigée dans un style plus simple, et comporte une demi - douzaine d’exemples qui illustrent le sujet. Le texte de la brochure est plus complet mais plus dense. Sa deuxième partie est consacrée à la relation entre la plupart des pathologies et les conflits correspondants. Dans les deux textes, on peut consulter un glossaire en cliquant sur le terme GLOSSAIRE, qui apparaît constamment en bas et à droite de l’écran.   

Ces découvertes sortant largement des sentiers battus des connaissances médiatisées, le plus important est encore de les vérifier par soi-même. Bienvenue, et bon « voyage » !


 

 

LES DECOUVERTES DU DR. R.G.HAMER : LES LOIS BIOLOGIQUES

Dr. Michel Henrard

" Science sans conscience n’est que ruine de l’âme "

Rabelais

Texte du numéro spécial de la revue INFOR VIE SAINE asbl, n°117 de janvier-février 1997.

(écrit sous le pseudonyme de Ch.Randier)

 

 

 

POURQUOI L'IMPORTANCE DE CES DECOUVERTES ?


D'après le dictionnaire, la médecine est la science qui a pour objet la conservation et le rétablissement de la santé. Mais ses représentants parlent tout autant de l'art de guérir, reconnaissant par-là les limites du savoir scientifique et le pouvoir de l'influence humaine dans la réalisation de ce bel objectif. Et que cet art soit même légalisé signifie t-il un monopole d'accès au seul bagage scientifique ou aussi la réglementation sur l'aide qu'une personne peut apporter à autrui ? Question fondamentale s'il existe un lien entre la maladie et la souffrance psychique préalable qu'a connue un "patient"...

Dans son aspect scientifique, la médecine a fait des progrès techniques prodigieux qu'on ne peut qu'applaudir et utiliser à bon escient. Ces progrès se manifestent d'une part dans les méthodes d'examen, notamment l'imagerie (radio, échographie, scanner, résonance magnétique... ) et la chimie moléculaire ; ce qui permet de mieux décrire et localiser les affections. D'autre part les interventions sur notre corps deviennent toujours plus performantes : opérations au laser, greffes d'organes, microchirurgie, manipulations génétiques, médicaments spécifiques etc.

 

Mais quand il s'agit de comprendre une maladie, c. à d. de lui donner une cause, une histoire et un sens à l'échelle humaine, on est toujours à la case départ. Il n'y a plus ici qu'une sophistication incessante du discours sur cette description et le mécanisme des affections ainsi que leurs plus petites anomalies. Et les facteurs de risque et les statistiques ne nous permettent pas de savoir si on appartiendra ou non au lot impressionnant des exceptions.

Malgré les progrès, les maladies et leurs souffrances sont toujours bien actuelles (et "actualisées"... ). Il est alors aisé de comprendre que bon nombre de praticiens ont cherché à compléter les lacunes de la thérapeutique ; cela en fouillant dans le passé, y compris dans les traditions les plus anciennes, ou en innovant par des méthodes ou des médicaments en dehors des usages enseignés. S'offre ainsi aux patients toute une panoplie de ce qu'on appelle les médecines alternatives, différentes, parallèles ou encore douces par allusion à leur côté souvent plus écologique.

Il n'est pas question de rejeter cet apport très varié et considérable : quand on essaye de soulager, tous les "outils" sont à retenir à condition qu'ils ne soient pas plus nocifs que thérapeutiques ; ce qui d'ailleurs en principe n'est pas le cas dans ces moyens malgré que leur accueil et celui de leurs auteurs soient le plus souvent inexistants, froids ou agressifs de la part des instances officielles. Et bien sûr, prendre personnellement soin de son corps par la nourriture l'exercice et l'éloignement si possible de toute source de pollution, relève du bon sens élémentaire.

Tout ceci n'est donc nullement en contradiction avec notre propos et est même complémentaire. Tout au plus peut-on garder un esprit critique face à des théories trop simples, trop imaginatives voire carrément fantaisistes. Car sur le terrain, devant le malade, on ne soigne pas avec des théories et des hypothèses mais avec des faits.

En amont de ces divergences sur les moyens thérapeutiques, l'œuvre du Dr Hamer est une explication empirique de l'origine, en plus du mécanisme, des maladies. Elle est basée sur une observation aussi imposante qu'incontournable de l'ensemble de l'individu souffrant. Concrètement, elle tient compte de son aspect sensible, émotionnel, mental ; ce qu'on peut résumer en un mot : son psychisme. Loin de nier les vrais travaux scientifiques, elle les intègre en apportant un "plus" : un diagnostic plus complet du malade et qui débouche sur un choix thérapeutique (ouvert à toutes les solutions) plus réfléchi.

Ce n'est donc pas une théorie qu'on demande au lecteur de croire mais bien au contraire une explication qu'on lui demande de vérifier. Pour ma part, vu les responsabilités de ma position professionnelle, j'ai fait une vérification rigoureuse pendant près d'un an, tellement cette œuvre remet en cause bien des idées reçues.

En effet, son étude est un véritable voyage au pays des connaissances et qui n'est pas facile pour la majorité des gens : voir constamment évoquer notre intimité psychique est fort impliquant et les conséquences de ce "nouveau regard" sur la maladie dérangent beaucoup les multiples hypothèses, clichés et dogmes fondamentaux de l'enseignement classique universitaire. Mais la compréhension, la libération et l'espoir qui en naissent justifient un optimisme à (très) long terme car ces découvertes vont à la rencontre d'une attente de plus en plus pressante et exprimée dans le public.

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"Il y a des millénaires que l'humanité fait plus ou moins consciemment l'expérience qu'en définitive toutes les maladies ont une origine psychique et c'est devenu un acquis "scientifique" solidement ancré dans le patrimoine des connaissances universelles ; seule la médecine moderne fait de nos êtres animés un sac plein de formules chimiques."

Dr Ryke Geerd Hamer

 

 

LE DOCTEUR RYKE GEERD HAMER


 

Le Dr Ryke Geerd Hamer est né en 1935. Il obtint son diplôme de médecine à 24 ans. Entretemps, il avait réussi des études de théologie et suivi une formation de deux ans en physique. Il travailla plusieurs années aux cliniques de Tübingen et d'Heidelberg et en 1972 fit sa spécialité en médecine interne. Parallèlement, il inventa et fit breveter divers instruments de chirurgie. En 1978, il formait avec sa femme Sigrid, également médecin, et ses quatre enfants une famille sans problème particulier.

Le drame éclate le 18 août 78 quand son fils Dirk est atteint d'une balle pendant son sommeil et en meurt quatre mois plus tard. Lui-même développa alors un cancer du testicule ; ce qu'il ne comprit que trois ans après, au commencement de ses recherches. Ce terrible événement dans sa vie fut en effet le point de départ de ses découvertes : la relation entre un choc dramatiquement vécu et le cancer. Sa femme ne put surmonter les souffrances de cette perte et mourut dans ses bras en avril 85, après plusieurs maladies.

Il entreprit ses travaux dans le début des années 80 ; travaux qui n'ont jamais cessé... comme l'inquisition des milieux officiels. Mais ces ennuis, le Dr Hamer les comprend très bien au vu des enjeux économiques, idéologiques et de pouvoir qui imprègnent la médecine comme tant de secteurs de l'activité humaine. Il publie son premier livre important en 81. Sept années d'observations très nombreuses, de réflexion et de synthèse aboutissent au "FONDEMENT D'UNE MEDECINE NOUVELLE", volumineux ouvrage abondamment illustré de 700 pages et publié en 88. Mais l'hostilité avait déjà culminé : radiation à vie en 86 pour "refus d'abjurer la loi d'airain et de se convertir à la médecine classique ; décision qui fut ratifiée par le Tribunal constitutionnel fédéral, pour cause de "débilité intellectuelle présumée".

Ayant dû également échapper aux nombreuses tentatives d'internement psychiatrique, il fait toujours l'objet d'un black-out des médias ou de critiques déformant ses affirmations. Et ses démarches de réhabilitation ont toujours avorté car elles impliquent un examen sérieux, par ceux qui l'ont condamné, de la valeur de ses découvertes ; cela malgré les témoignages réguliers de vérification nationaux et internationaux, de chercheurs et praticiens.

Aujourd'hui, avec le courage de ses convictions et sa passion de la vérité, il continue d'approfondir et propager son œuvre qui est devenue un legs essentiel pour l'art d'aider à guérir.

"Je sais que vérité vaut infortune ; Je n'y puis pourtant renoncer."

(K'iv Yuan)

 

PREMIERE PARTIE : LES LOIS BIOLOGIQUES

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Dans cette première partie, nous allons étudier les quatre lois biologiques fondamentales. Mais l’oeuvre n'a cessé de grandir depuis le premier livre en 81 sur les relations entre cancer et psychisme et le lecteur trouvera en fin de texte les références bibliographiques habituelles. Elle dépasse actuellement les 2.000 pages (dont une grande partie a été traduite en français et le reste est en cours) et les 15.000 cas d'observation. Cette base de quatre lois est suffisante pour en comprendre l'apport en médecine mais nous verrons quand même rapidement quelques-unes des autres découvertes, également nécessaires si l'on souhaite approfondir le sujet : le statut hormonal, le rôle de la polarité droitier/gaucher, la succession des conflits, la crise épileptoïde, la compréhension du sens des symptômes (5ème loi). Pour terminer, nous résumerons également les conséquences du point de vue diagnostique et thérapeutique, en insistant sur l'impact de la médecine elle-même.

PREMIERE LOI : LES RELATIONS ENTRE LE PSYCHISME, LE CERVEAU ET LES ORGANES ; ORIGINE PSYCHIQUE DE LA MALADIE


Le psychisme, le cerveau et les organes sont en interrelation constante et cette triade parfaitement synchronisée est toujours modifiée dans les affections diverses, des plus petites aux plus graves. Mais c'est par son psychisme que l'individu aborde la réalité de l'existence et de ses difficultés : il s'agit donc de sa réalité à lui, de la façon dont lui ressent les événements de sa vie. Tant qu'il peut "gérer" mentalement ces difficultés - par exemple en les anticipant ou en disposant d'assez de ressources acquises dans son histoire antérieure - il ne sera pas malade. Il vivra éventuellement des émotions plus ou moins fortes et désagréables mais qui se résoudront vite avec comme seules conséquences quelques perturbations fonctionnelles et temporaires. C'est par exemple une période d'insomnie par surcroît de préoccupations ; un estomac noué après une dispute banale ; un besoin plus fréquent d'uriner, des transpirations ou des battements de cœur dans l'appréhension d'une rencontre etc. Rien que des "secousses" autour d'un centre de gravité qui reste stable mais qui entraîne déjà des répercussions via le système nerveux et donc un "langage du corps".

 

Si par contre l'expérience douloureusement vécue revêt l'aspect d'un choc psychique qui peut être brutal au point de laisser l'individu dans un état mental durable de ressassement, d'obsession, c'est alors immédiatement le début de ce qu'on peut qualifier, avec tout le côté ambigu et réducteur des mots, de conflit. Pour qu'il y ait véritablement conflit, il faut donc un processus de rupture - un effet de contre-pied, un aspect imparable - ou nous n'avons pu réagir par un comportement habituel pour nous et suffisamment efficace. Le Dr Hamer a donné à ce choc le nom de "DHS", initiales de Dirk Hamer Syndrome, en souvenir de la mort de son fils Dirk et à la suite de laquelle il développa lui-même son cancer. Enfin, le conflit peut être engendré par association ou identification à autrui : peur de mourir d'une mère qui a failli voir son enfant écrasé ; reprise à son compte de la dévalorisation vécue par un proche etc.

Le conflit est toujours quelque chose de très personnel et donc d'"impliquant". En d'autres mots il n'intéresse pas les événements que nous interprétons seulement comme des coups du destin mais bien des situations où nous nous sentons directement concernés et plus exactement déchirés. Il peut être apprécié sous divers paramètres : son importance, sa durée et sa "teneur subjective". L'importance et la durée du conflit déterminent l'ampleur des dégâts dans le corps car ceux-ci commencent dès l'instauration du conflit et s'accumulent tant que le conflit n'est pas résolu. C'est toute la différence entre un petit rhume, une bronchite ou une grosse tumeur du poumon. Par teneur subjective, nous entendons la façon personnelle dont le choc est ressenti, ce qui va nous amener à préciser le rôle du cerveau.

Le système nerveux comprend le cerveau qui peut être conçu comme le superordinateur gérant l'ensemble du corps et ses multiples terminaux que sont les nerfs. Pour tous les fonctionnements automatiques - c. à d. indépendants de notre volonté consciente - le système nerveux possède deux grands circuits qui sont l'orthosympathique et le parasympathique (encore appelé vagosympathique) et dont le tandem se nomme système neurovégétatif. L'orthosympathique stimule tout ce qui est biologiquement prévu pour nous tenir dans un état d'éveil et de combativité potentielle. Il est donc prédominant pendant notre journée d'activité. Quant au parasympathique, il stimule nos fonctions de repos et de récupération et est donc prédominant dans notre phase de sommeil. La santé implique une optimalité et une alternance harmonieuse de ce rythme tout à fait fondamental à la totalité de notre organisme.

Dès le début du conflit, il y a deux conséquences sur le système nerveux. D'abord une rupture de l'équilibre neurovégétatif avec une prédominance orthosympathique qui va déjà entraîner tout un cortège de symptômes : diminution du sommeil, de l'appétit, du poids ; augmentation de la tension artérielle, des sécrétions surrénales, de l'agitation et de la "nervosité" etc. La complexité et l'intensité de ce tableau symptomatique sont bien sûr proportionnels à l'ampleur du conflit : ce peut être un état léger d'insomnie et d'énervement associé même à une "boulimie compensatoire" ; mais un conflit très grave peut amener le patient dans un état d'hébétude en lui faisant perdre une dizaine de kilos en quelques semaines. Cette rupture de l'équilibre nerveux est l'état dit de stress et dont il faut comprendre la nature profonde. Les manifestations peuvent en être très désagréables mais elles ont un sens : c'est l'expression dans notre corps d'un surcroît d'éveil nécessaire à la solution du conflit. Sans le stress, la race humaine n'aurait sans doute pas survécu à ses affrontements dans l'existence. Mais il y a un revers à la médaille, qui est le commencement d'un compte à rebours : le déséquilibre neurovégétatif a ses limites, celles qui correspondent en fait à notre capacité à vivre un conflit. Nous reviendrons plus loin sur ce sujet important.

Parallèlement au déséquilibre neurovégétatif, une aire précise du cerveau est touchée et c'est cette perturbation cérébrale qui, en modifiant les informations émises par le cerveau, va entraîner la maladie dans l'organe dont le bon fonctionnement dépend de ces informations. C'est le ressenti subjectif, la coloration du conflit qui va déterminer l'aire précise au cerveau et donc l'organe malade. Cette coloration se ramène à des émotions fondamentales, au-delà du contenu anecdotique de l'événement : peur, dégoût, rejet, souillure, combat, rivalité, dépossession, dévalorisation etc. On peut déjà dire ici que dans l'interrogation (l’anamnèse dans le jargon médical) du patient, s'il est nécessaire de retrouver l'événement initial qui a déterminé le choc, c'est seulement pour situer dans le temps l'origine du conflit. Il faut ensuite en saisir l'importance, cette coloration, puis l'évolution jusqu'au jour de la consultation. Prenons deux exemples pour bien faire comprendre ce point capital de la première loi biologique.

Un individu a dû essuyer une réflexion très vexatoire à laquelle il n'a pu faire face et qu'il va ressasser quelques jours, semaines ou mois. Parmi tous les ressentis possibles, prenons en trois. Cela peut être un sentiment de rejet par l'autre - ce que nous pouvons appeler une forme de conflit de séparation - et dans ce cas la région touchée au cerveau sera la zone du cortex sensoriel qui gère le bon fonctionnement de la couche superficielle de la peau : c'est donc cet organe qui sera malade. Mais l'individu pourrait en quelque sorte reprendre à son compte cette vexation et entamer un processus de dévalorisation de lui-même. La région cérébrale est alors la moelle cérébrale et l'organe malade sera le système osseux. Il pourrait enfin vivre cela comme une chose inacceptable et en faire un conflit de type indigeste avec répercussion sur la zone cérébrale et organique correspondante : atteinte de la gorge, de l'estomac, du colon etc. (suivant les multiples nuances propres à ce genre de conflit).

Une femme apprenant son infortune conjugale peut être blessée dans son espoir du foyer et ce conflit du nid touchera la partie latérale du cervelet d'où résultera une atteinte au sein. La blessure peut être une frustration sexuelle et la partie temporale de l'hémisphère cérébral gauche entraînera une lésion du col utérin. Elle peut être ressentie comme une dévalorisation d'elle-même ("Je vaux moins que l'autre puisque mon mari va vers elle") avec répercussion osseuse. Ou encore cette femme, par suite des conséquences sociales et matérielles, peut se sentir plongée dans une situation insupportable dont elle ne peut s'enfuir ; et la maladie, via le cortex cérébral péri-rolandique, sera une sclérose en plaques. La liste complète des éventualités serait bien plus longue. La femme peut n'avoir aucune atteinte organique si d'emblée elle surmonte le choc. Elle peut avoir aussi plusieurs impacts du même choc dont certains plus faibles se marqueront peu tandis que l'un ou l'autre amènera une pathologie lourde qui pourra être étiquetée de cancer. SEULE COMPTE LA COLORATION SUBJECTIVE DU CONFLIT POUR COMPRENDRE L'ATTEINTE CEREBRALE ET ORGANIQUE.

Cette loi biologique est la première qu'a énoncée son auteur, en la baptisant de "loi d'airain du cancer". Loi parce qu'il s'agit bien de constatations de rapports nécessaires et constants entre des faits (cf. dictionnaire). Airain par allusion à la solidité de sa vérification jamais mise en défaut... si on l'utilise. Et cancer pour des raisons historiques car c'est par ce type de maladie qu'il a commencé ses recherches. Elle est le pivot de tout le système explicatif : en reliant le vécu psychique et les multiples symptômes du corps, elle fait de la maladie non pas le fruit du hasard et des agressions externes mais une histoire personnelle avec une chronologie et un sens à l'échelle humaine. Cette approche exclut bien sûr les cas où notre organisme a subi une agression externe évidente (traumatismes, intoxications, radiations,..), un vice de fabrication (maladies génétiques) ou une carence nutritionnelle grave. Mais même dans le cas d'une cause manifestement extérieure, elle n'empêche pas de considérer comment l'individu va ressentir cette agression et donc les conséquences propres à ce ressenti.

" Une science qui ne se préoccupe que de quantité et se fonde exclusivement sur la prise de mesures est intrinsèquement incapable de traiter de l'expérience, de la qualité et des valeurs".

Fritjof Capra

DEUXIEME LOI : LES DEUX PHASES DE LA MALADIE


 

La première loi biologique nous a enseigné que la maladie est une perturbation simultanée des trois niveaux - le psychisme, le cerveau et les organes - mais dont l'origine réside dans un choc émotif. La "loi des deux phases de la maladie" va introduire la notion de réversibilité dans cette triple perturbation : dès que le conflit est résolu, la zone du cerveau qui était touchée va se réparer et cette reprise d'activité cérébrale normale va entraîner la restauration de l'organe malade. C'est donc ici la deuxième partie de la maladie, celle qui est en fait la phase de guérison. Nous verrons dans le paragraphe suivant comment la troisième loi explique les grandes différences de symptômes que nous rencontrons dans chacune des deux phases mais arrêtons-nous d'abord sur les implications de cette deuxième loi.

 

La solution du conflit est donc l'élément charnière qui fait basculer naturellement dans un mode de guérison l'ensemble de la triade. Comme dans la première phase qui suit la naissance et l'évolution du conflit, cette solution est d'abord un changement d'ordre psychique et sa coloration subjective revêt tout autant d'importance. Sur un plan concret, elle peut être amenée de multiples façons, du moment qu'elle mette fin à l'état de ressassement qui entretenait le conflit. Si l'on prend par exemple un conflit de devoir se battre, la solution peut être dans la victoire, l'abdication, la fuite, la négociation, la relativisation ou la disparition de fait de l'enjeu etc. ; l'important est que l'individu ne ressente plus le conflit de devoir se battre.

On peut maintenant dépeindre le canevas général de toute affection. La première phase conflictuelle commence dès le début du conflit. Sur le plan psychique, le malade témoigne de son conflit par ses pensées, ses sentiments, ses comportements ; en un mot par son ressenti douloureux et persistant. Son système nerveux est globalement modifié (phase d'orthosympathicotonie) et montre les signes de ce qu'on appelle l'état de stress : il en perdra plus ou moins fort le sommeil, l'appétit, la joie de vivre etc. et aura des symptômes généraux de nervosité. En outre la perturbation d'une zone précise du cerveau provoquera la détérioration de l'organe correspondant à cette zone. LA SOLUTION DU CONFLIT STOPPE L'EVOLUTION DES PERTURBATIONS AUX TROIS NIVEAUX MAIS LA MALADIE COMPLETE NE S'ARRETE PAS POUR AUTANT. A ce stade l'organisme se retrouve avec diverses dégradations et c'est tout aussi spontanément que vont se mettre en route les processus de réparation prévus par la nature bien avant l'avènement de la médecine. Le système nerveux se branche sur un rythme de récupération (phase de vagosympathicotonie, encore appelée vagotonie): sensation de fatigue et besoin de se reposer ; reprise du sommeil et de l'appétit s'ils étaient perturbés, d'une meilleure circulation sanguine etc. Au niveau cérébral, le foyer préalablement atteint va se congestionner et cet œdème peut déjà expliquer plusieurs symptômes propres à cette deuxième phase mais toutes ces modifications cérébrales sont temporaires et le tissu nerveux non seulement reste fonctionnel mais redevient performant : il gère à nouveau l'intégrité des organes correspondants qui vont se réparer. Enfin sur le plan organique, cette autoguérison se traduira par un cortège de symptômes qu'il faut bien savoir décoder.

Cette notion d'autoguérison spontanée après la solution du conflit remet en question la portée réelle d'un traitement médical : le traitement ne vise plus à guérir une maladie mais à accompagner, favoriser, moduler, soulager cette deuxième phase souvent plus inconfortable que la première. Il est donc essentiel de savoir dans laquelle des deux phases de la maladie complète on se trouve pour choisir adéquatement les mesures thérapeutiques. Nous reparlerons plus loin de ces aspects bien pragmatiques de I'"art de guérir".

Insistons encore sur le fait que le passage d'une phase à l'autre ne se réalise uniquement qu'en cas de solution du conflit et ici tous les scénarios sont possibles, Un conflit court et clairement résolu se soldera par une maladie dite aiguë. Mais la solution peut être progressive ou retardée par des restimulations du conflit et ce sera alors des affections fluctuantes ou récidivantes. Ou même chroniques si la reprise du conflit a lieu chaque fois avant la fin de la phase de guérison ; et dans ce cas, les divers symptômes seront fluctuants comme la vie psychique elle-même. Le conflit peut être en balance ou latent, c. à d. peu ou pas actif mais pas vraiment résolu et l'état psychique sera encore toujours l'arbitre de la reprise des dégâts ou de l'amorce de la guérison. Enfin le conflit peut durer de longues années, à condition bien sûr qu'il n'y ait pas une accumulation de plus en plus grave des lésions. Une paralysie par exemple peut persister une dizaine d'années et disparaître progressivement après la solution du conflit. Mais ces récupérations très tardives concernent surtout les pannes fonctionnelles (cf. 3ème loi) des organes. La complexité d'une pathologie sera aussi souvent liée au fait qu'un individu aura fréquemment plus d'un conflit dont l'un peut être encore actif tandis qu'un autre est déjà en solution. La démarche à suivre est toujours la même : prendre en considération les trois niveaux concernés, y opérer des recoupements pour être sûr du stade atteint dans l'ensemble du processus biphasique et prendre des mesures cohérentes avec cette connaissance globale de la maladie.

Si la première phase a été constante (c.à d. sans mise en balance ou en latence) et que la deuxième n'a pas été compliquée de restimulation(s), les durées des deux phases sont équivalentes : par exemple, un conflit de séparation de quelques semaines ou quelques mois sera suivi d'un eczéma persistant respectivement quelques semaines ou mois. Mais n'oublions pas que l'ampleur de la phase conflictuelle n'est pas seulement déterminée par sa durée mais aussi par son intensité : deux paramètres que l'on peut intégrer en parlant de "masse conflictuelle". Pour une période même courte, si l'intensité du conflit a été très forte, la deuxième phase peut se maintenir plus longtemps. Tout se passe comme si le cerveau programmait l'"amortissement"d'ine réparation qui sinon pourrait être trop violente.

Nous terminerons cette deuxième loi en reprenant l'allusion aux limites de notre capacité à vivre un conflit et en l'étendant également à la deuxième phase. Ceci débouche sur une réalité parfois dramatique mais dont la compréhension est capitale. Il s'agit de l'ampleur des lésions accumulées pendant la phase conflictuelle et qui déterminera bien logiquement l'ampleur du travail naturel de réparation. Ce travail peut ne pas aboutir à terme pour diverses raisons : la restimulation du conflit, le "surdosage" dû à l'apparition de nouveaux conflits et surtout l'impuissance éventuelle de l'organisme à restaurer des lésions trop avancées. Cette impuissance peut provenir des trois niveaux de la triade psychisme-cerveau-organes : "disjonction" du psychisme qui cessera de maintenir la deuxième phase ; congestion trop forte du cerveau (cf. début de la 3° loi) ; insuffisance "matérielle" du corps à réparer. On comprendra encore mieux en étudiant la troisième loi sur la nature des symptômes en fonction des deux phases. Mais déjà on peut éviter un malentendu sur les termes de "phase de guérison". Au-delà de l'usage des mots, que l'on peut parfois critiquer, la guérison au sens courant - ou la guérison tout court - est bien sûr l'aboutissement heureux de la deuxième phase quand celle-ci est complètement terminée.

Cette précision d'importance est aussi une réponse à une des méconnaissances principales de l'œuvre dans son ensemble. Indépendamment de toute action extérieure, la plupart des décès ont lieu en phase de réparation mais surtout quand le compte à rebours évoqué plus haut a duré trop longtemps et face à une dégradation trop lourde en première phase. Elle permet aussi de saisir l'enjeu du "tact" dans toute communication d'ordre diagnostique et l’intérêt des diverses techniques thérapeutiques pour aider le patient dans chaque phase de sa maladie. Nous reviendrons encore sur cet aspect de la pratique médicale.

TROISIEME LOI : LA NATURE DES SYMPTOMES EN FONCTION DES DEUX PHASES


Cette troisième loi biologique a été appelée par son auteur le "système ontogénétique des tumeurs et équivalents". Ontogénétique car les critères de compréhension s'appuient sur le développement embryonnaire de l'organisme (ce qu'on appelle l'ontogenèse); tumeurs et équivalents par allusion aux diverses pathologies que l'on rencontre au niveau des organes.

Mais avant d'aborder ces pathologies, nous reviendrons d'abord sur la nature des modifications qui se déroulent au niveau du cerveau car les symptômes qui peuvent en découler font partie intégrante des "maladies" et varient tout autant en fonction des deux phases. Pendant la première phase conflictuelle, on observe les manifestations liées à l'orthosympathicotonie mais la perturbation du foyer cérébral correspondant au conflit se traduit essentiellement dans les organes périphériques : au niveau du foyer lui-même, il s'agit seulement d'un dysfonctionnement. Par contre dans la deuxième phase, outre les manifestations liées à la vagotomie, la réparation du foyer cérébral y entraîne des conséquences qui justifient quelques développements.

 

Concrètement, dans le foyer cérébral en restauration, il se forme un œdème transitoire ainsi qu'une prolifération de la glie. Cette glie est un autre tissu du cerveau ; elle n'a pas les propriétés d'emmagasiner et de véhiculer l'information comme les cellules nerveuses (neurones) mais possède un rôle de soutien, de nutrition, d'isolement et de réparation du tissu nerveux proprement dit. La "congestion" du foyer en phase de solution est liée à l'importance du conflit et peut donc aller jusqu'à présenter l'apparence d'une "tumeur cérébrale", bien visible à un examen d'imagerie médicale comme le scanner ou la résonance magnétique nucléaire. Mais outre l'œdème qui en compose la majeure partie, les proliférations diagnostiquées ne concernent que les différents types de cellules gliales puisqu'un neurone ne peut plus se reproduire. Ces "tumeurs" témoignent de la deuxième phase réparatrice de la maladie complète, et plus précisément de la réparation au niveau cérébral ; elles suivent le cycle de cette deuxième phase au terme de laquelle elles peuvent laisser des cicatrices gliales inoffensives. Pendant leur développement par contre, elles peuvent entraîner diverses complications.

Vu les limites spatiales imposées au cerveau par la structure du crâne, l'œdème du foyer peut donner lieu à des phénomènes de compression du foyer lui-même et du tissu nerveux environnant ; cette dernière éventualité expliquant la possibilité de troubles fonctionnels dans des organes qui n'ont pas de lien direct avec le conflit initial. Cette compression est à l'origine de toute une série de symptômes que l'on observe dans toutes les affections mais qui peuvent énormément varier suivant la localisation et l'ampleur du phénomène : maux de tête vertiges, fièvre, troubles de la vue et d'autres sens, sensations étranges dans la tête etc... Dans les cas plus importants : syncopes, comas, crises épileptiques, "thromboses" etc... C'est ici par exemple l'origine de la mort dans l'infarctus du cœur ou l'arrêt cardiaque est dû à une compression trop forte dans la zone cérébrale touchée par un conflit de devoir se battre. Mais insistons sur le fait que l'œdème et ses complications sont proportionnels à l'ampleur du conflit. Et pour garder l'exemple de l'infarctus, celui-ci peut être minime voire même passer inaperçu si le conflit a été peu important.

Malgré le grand nombre d'organes de notre corps, les tissus qui les composent se ramènent seulement à quelques grands types ayant chacun son mode de détérioration pendant la phase conflictuelle et son mode de réparation pendant la phase de guérison. En simplifiant quelque peu, une maladie complète peut présenter trois cas de figure : la première phase verra un tissu proliférer, se détruire ou se mettre en panne et la deuxième phase verra respectivement ce tissu être détruit ou enkysté, se reconstruire ou se remettre en fonction.

DANS LE 1er CAS, la phase conflictuelle amène une prolifération des cellules. L'organe atteint développe donc une tumeur dont l'évolution est proportionnelle à l'intensité et à la durée du conflit. La distinction classique entre tumeur bénigne et maligne ("cancer") est seulement descriptive. Rappelons que la première serait plus modérée tout en restant toujours sur son site d'origine tandis que la seconde serait plus rapide et avec une tendance à se généraliser par essaimage. En réalité la tumeur se développe plus ou moins vite suivant l'intensité du conflit et aussi longtemps que celui-ci n'est pas résolu. Cette tumeur concerne seulement l'organe dont la zone directrice du cerveau est perturbée et la notion classique de "métastase" n'est qu'une des nombreuses hypothèses destinées à combler l'incompréhension dans l'origine de ce qu'on appelle cancer : si un patient présente plusieurs localisations tumorales, cela signifie qu'il a eu plusieurs conflits et donc plusieurs atteintes cérébrales. Nous reviendrons d'ailleurs sur la notion de cancer au paragraphe qui lui est consacré dans la deuxième partie.

Après la solution du conflit, il y a deux possibilités. Comme nous le verrons dans la quatrième loi, si l'organisme dispose des microbes adéquats, il y aura réduction de la tumeur avec tous les signes d'inflammation et d'infection que cela comporte, y compris les nombreuses modifications sanguines qui témoignent simplement de cette destruction. Sinon la partie saine de l'organe procédera à un enkystement de la tumeur qui restera à jamais inactive sauf si le conflit est à nouveau restimulé.

Quelques exemples : la plupart des muqueuses digestives, la couche profonde de la peau, les alvéoles pulmonaires, la partie glandulaire du sein etc.

DANS LE 2eme CAS, on se trouve devant un schéma quasiment inversé. Pendant la phase conflictuelle, l'organe subit une destruction (ulcération, nécrose, perte de substance) et ici la guérison va entraîner une prolifération cellulaire destinée à combler les pertes de substance ; cette prolifération peut consister en une simple cicatrisation ou avoir l'aspect d'une véritable <tumeur" parfois très volumineuse. Les microbes (qui sont le sujet de la quatrième loi) interviennent également pour déblayer les lésions préalablement à la reconstruction et accélérer cette reconstruction. Ici la tumeur a donc une signification tout à fait différente puisqu'elle témoigne d'une réparation et ne se développe qu'après la solution du conflit. Elle peut être tout aussi rapide et importante que dans le premier cas de figure et dans une conception médicale selon laquelle toutes les tumeurs sont pathologiques, le phénomène de guérison sera alors apprécié comme peu grave si la tumeur est jugée bénigne ou très grave si son ampleur amène le diagnostic de cancer. La tumeur de réparation dépasse souvent en proportion la destruction préalable de l'organe mais elle est toujours à terme, c. à d. que sans récidive du conflit, elle est toujours destinée à s'arrêter. Elle s'accompagne également de phénomènes inflammatoires (et notamment d'adhérences aux tissus voisins) qui s'estompent complètement quand le processus est terminé.

Quelques exemples : l'os et la moelle osseuse, la couche superficielle de la peau, les muscles, les ganglions, les conduits excréteurs des glandes (y compris le sein où il est donc important de savoir à quel type de tumeur on a affaire), les bronches etc...

Au vu de ces deux premiers cas de figure, on peut déjà saisir les tragiques conséquences que peut avoir la prise en considération des seuls symptômes organiques : annoncer au patient qu’il est envahi par un cancer dans le cas où il serait en fait dans la phase, souvent pénible, de réparation et encore moralement fragile après la solution de son conflit, c'est risquer de le voir plonger dans un vécu encore bien plus dramatique que celui qui était à l'origine de l'atteinte initiale.

DANS LE 3" CAS, il n'y a ni prolifération ni destruction pendant la phase conflictuelle mais seulement diminution ou arrêt de fonctionnement, réversible après la solution du conflit. Ce mode concerne surtout les tissus ayant une activité nerveuse : dans les organes des sens, dans les tissus corticaux responsables de la sensibilité et de la motricité etc...

Ces trois premières lois donnent une toute autre dimension au concept de maladie. Jusqu'à présent on entendait par ce terme un ensemble de symptômes concomitants et qui étaient toujours jugés défavorablement. En d'autres mots, être malade, c'était présenter des anomalies objectives (gonflements, nécroses, inflammations... ) et/ou subjectives (douleurs, sensations inhabituelles, malaises divers... ) ; anomalies qui n'avaient que des origines inconnues, hasardeuses ou statistiques et qu'il fallait combattre pour guérir. Il s'agit maintenant d'interpréter correctement le sens de tous les symptômes en les rattachant à l'une des deux phases de la maladie complète, en fonction du tissu atteint. L'inconfort proprement dit peut accompagner la première phase (par exemple l'estomac qui nous fait souffrir pendant la phase conflictuelle) mais c'est plus souvent dans la deuxième phase réparatrice que le patient consultera et que son vécu sera "complété" par un diagnostic du mal dont il est victime.

Cet inconfort plus fréquent dans l'autoguérison s'explique physiologiquement par tous les processus d'inflammation (gonflements, œdèmes, tumeurs de réparation... ), de nettoyage microbien, de compression du tissu cérébral, de lassitude etc... Ce "décalage" entre conflit et inconfort est même un "atout" dans le mécanisme de la maladie. Car le déclenchement d'un conflit majeur est en somme celui d'un sursis et d'un compte à rebours : l'individu doit résoudre son conflit pour survivre. S'il avait toujours la perception de la souffrance physique de ses organes en plus de la douleur psychique de son ressassement (où il cherche la solution), il aurait beaucoup moins de chance de s'en sortir. Quand il est par contre soulagé de son conflit, il peut alors mieux se consacrer à la réparation laborieuse.

QUATRIEME LOI : LE ROLE DES MICROBES


Les hypothèses relatives à l'aspect infectieux de nombreuses maladies se sont tellement bien établies dans la pensée courante qu'elles sont devenues des dogmes tout aussi inviolables que ceux du cancer. Il peut donc être utile de rappeler les grandes étapes qui ont permis d'ancrer cette théorie de l'infection et de constater qu'ici aussi, le malade est étudié et abordé comme une machine sans âme.

Les microbes furent "scientifiquement" découverts dans la seconde moitié du siècle dernier et décrits comme des êtres vivants de taille microscopique mais doués de la plupart des propriétés de la vie : mobilité, nutrition, respiration, excrétion, reproduction etc. On les reconnut vite comme responsables de phénomènes banals tels que fermentations et putréfactions mais c'est l'aspect médical qui nous intéressera ici. On les voyait en effet pulluler chez de nombreux malades présentant entre autre de la fièvre et des sécrétions purulentes. Divers tableaux pathologiques furent ainsi reliés à l'infestation de microbes spécifiques. Plus tard, le perfectionnement de la microscopie électronique permit d'observer des micro-organismes encore plus petits qu'on appela virus. Ceux-ci, contrairement aux autres microbes (champignons, bactéries), sont considérés à la frontière du règne vivant dans la mesure où ils possèdent bien un matériel génétique mais sont incapables de se reproduire sans utiliser le système de reproduction d'une autre cellule dans laquelle ils s'introduisent.

 

Entretemps le progrès incessant de la biochimie apporta des renseignements de plus en plus complexes sur les réactions de nos cellules, et particulièrement les globules blancs, face à ces microbes : quand ceux-ci pullulaient chez des malades, on assistait à un énorme remue-ménage dans ces globules blancs, accompagné de la synthèse de nombreuses substances et de phénomènes de destruction des microbes. Il en résulta la conception du système immunitaire qui est notre défense naturelle contre des ennemis invisibles et d'autant plus dangereux qu'ils se transmettent d'un malade à un bien portant qu'ils risquent de contaminer.

La dernière étape qui viendra "confirmer" la théorie infectieuse est l'avènement des médicaments destinés à épauler notre système immunitaire jugé quand même trop souvent défaillant : les antibiotiques et produits assimilés. Ces médicaments tuaient les microbes ou empêchaient leur multiplication in vitro, c. à d. dans les cultures de laboratoire et soulageaient souvent des symptômes in vivo c. à d. chez les malades infectés. Les développements du catalogue des micro-organismes, de la biologie moléculaire et de la médiatisation du savoir médical ont fait le reste : aujourd'hui, la culture de l'homme civilisé est complètement imprégnée de celle des microbes... pour sa plus grande peur.

Cette vision du phénomène infectieux peut sembler très logique mais de nombreux chercheurs y ont pourtant relevé des incohérences, des lacunes et des questions troublantes. Résumons-les très brièvement. Si beaucoup de microbes sont responsables de nos maux, infiniment plus nombreux sont ceux inoffensifs et même indispensables à la vie comme les milliards de germes qui peuplent en permanence notre corps : il y a donc des bons et des mauvais microbes. Dans beaucoup de maladies infectieuses, ce sont nos propres microbes habituels qui se mettent à proliférer : des bons microbes peuvent donc devenir méchants. Il y en a même qui deviennent "résistants" aux antibiotiques. Beaucoup de bactéries et surtout de virus changent de conformation et de propriétés : pourquoi ces mutations, dont le HIV notamment est un champion ? La contagion obéit plus au hasard des statistiques qu'à des règles constantes et la présence dans le corps de germes réputés dangereux ne conduit pas nécessairement à la maladie : pourquoi une telle différence de "sensibilité" et de "virulence" d'un individu à l'autre ? Quelques audacieux au début de ce siècle ont même ingéré des cultures de germes prélevés sur des patients morts de choléra sans pour cela être malades eux-mêmes.

La tendance générale à laquelle aboutissent ces considérations critiques rejoint la célèbre (?) citation de Claude Bernard : "Pasteur s'est trompé. Le microbe n'est rien. C'est le terrain qui est tout". Et de discourir sur l'équilibre des forces entre le microbe et son hôte et tous les facteurs susceptibles de perturber cet équilibre. Face à ces constatations "sur le terrain", la science revient en force en décrivant toujours plus à fond les heurts et malheurs d'un système immunitaire censé avoir le monopole de la défense et donc du fameux équilibre. Mais tout ceci ne consiste qu'à déplacer le problème : pourquoi la faiblesse ou la force de notre immunité ?

C'est la quatrième loi biologique qui va nous permettre de sortir de ce labyrinthe théorique. Ceci en intégrant toujours ce chaînon manquant qu'est le psychisme - ou plus exactement la triade psychisme, corps, cerveau - et en se basant uniquement sur des faits d'observation vérifiables. "Le système ontogénétique des microbes" nous montre deux réalités : les microbes n'interviennent qu'en deuxième phase et se répartissent suivant l'origine embryonnaire des tissus (l'ontogenèse).

Les microbes ne se mettent à proliférer qu'après la solution du conflit et donc sur ordre du cerveau qui a dès lors inversé son mode de fonctionnement désormais orienté vers la réparation. Ils participent donc à la guérison des organes préalablement atteints pendant la phase conflictuelle. Leur "travail" consiste à détruire, nettoyer ou colmater les lésions ; ceci bien sûr dans un climat inflammatoire dont l'inconfort sera proportionnel au travail à réaliser. A défaut de ces collaborateurs, la guérison sera seulement plus lente et/ou incomplète. Si on les neutralise artificiellement par des médicaments, ils reprendront par après leur activité ("récidive... "), éventuellement par le biais de leur mutation ("résistance... " ). La contagion pure n'est qu'une expérience limitée de laboratoire : un individu ne peut être contaminé tout en développant une infection qu'en deuxième phase de sa maladie et l'ampleur de son infection sera déterminée par l'ampleur des dégâts acquis au terme de sa phase conflictuelle et non par la virulence du germe en soi ou de l'infection observée chez le "contaminateur". Il faut encore que le micro-organisme convienne au tissu en réparation chez le "contaminé". Le plus souvent ce sont nos propres microbes qui vont proliférer à l'endroit et pour le temps déterminés par notre ordinateur cérébral. Mais de nombreux germes sont latents à l'état endémique, prêts à nous "envahir" dès que nous en avons besoin.

L'épidémie quant à elle est encore une réalité qu'on peut comprendre à la lumière des lois biologiques. L'infection atteint ici un grand nombre d'individus et le microbe "semble" donc se propager fortement et confirmer le mythe de la contagion. Mais le conflit peut concerner plus d'une personne et nous prendrons trois exemples schématiques pour l'illustrer. Un patient peut déclencher une hépatite quelque temps après son conjoint parce qu'il a résolu plus tard le même conflit qui tracassait le couple. Une armée entière peut mettre fin à l'envahissement de son pays et, après la résolution de ce conflit, la grippe espagnole, asiatique ou celle du dernier millésime en décimera une grande partie (mais pas tous!). Le choléra fait effectivement des ravages dans les populations qui savent ce qu'est ressentir le manque de pouvoir ingérer de la nourriture et qui traquent le moindre espoir d'une action humanitaire... Et n'oublions pas que la famine des guerres et des pays en voie de surexploitation ne favorise guère les énormes réparations qui suivent les solutions, complètes ou temporaires, des conflits.

Chacun de nos tissus dérive d'un des grands feuillets embryonnaires et c'est cette origine qui est le critère de choix des différents types de microbes. Sans entrer ici dans les détails, précisons quand même que les champignons et mycobactéries détruisent les proliférations qui ont lieu en phase conflictuelle ; c'est par exemple le rôle du bacille tuberculeux qui élimine les tumeurs intestinales, pulmonaires ou hépatiques. Les bactéries assument, suivant les tissus, un rôle analogue de destruction en cas de prolifération pendant le conflit ou un rôle de déblaiement préalable à la reconstruction dans des cas de nécrose pendant le conflit. Enfin les virus contribuent à combler les pertes de substances dans les tissus ulcérés pendant la phase conflictuelle.

Si l'infection participe à la phase difficile de restauration, elle aussi, comme tout symptôme de souffrance, peut nécessiter une intervention thérapeutique. Mais ce sera essentiellement dans deux éventualités bien précises. D'abord quand son ampleur (explicable, répétons-le, par la première phase) présente un risque vital pour le patient ; et notamment dans les deux âges extrêmes de la vie et chez les gens trop affaiblis. Concrètement, on peut alors être amené à la freiner plus ou moins fort, y compris par des médicaments chimiques. Ensuite, I'"infestation" par des microbes non prévus dans notre écosystème, comme le cas des maladies tropicales : le plasmodium de la malaria n'est pas prévu pour les "visiteurs" occidentaux ; pas plus que le paramyxovirus de la rougeole pour les Indiens d'Amérique (adultes car la rougeole fait partie des conflits de la petite enfance). Le déplacement en quelques heures à l'autre bout de la planète est certes une prouesse technique intéressante mais l'import-export microbien qui en résulte n'est pas (encore) programmé par la nature...

Avec cette quatrième loi, que reste-t-il du système immunitaire ? Seulement les faits incontestables que sont les nombreuses modifications biologiques observées mais qu'il faut recadrer dans une vue plus globale : le système immunitaire est un mécanisme de modulation du travail microbien. Pendant la phase conflictuelle, il est au repos, quels que soient les dégâts et l'affaiblissement de nos organes. Dès la solution du conflit, il laisse proliférer et oeuvrer les microbes pendant la phase réparatrice pour les "congédier" quand celle-ci est terminée.

Un tel système de modulation est nécessaire car les microbes sont des organismes vivants autonomes et prolifèrent donc naturellement. L'équilibre hôte-microbe, c'est la convivialité entre les grands organismes et les micro-organismes, qui date de l'émergence du monde vivant et ne peut se maintenir qu'en fonction des lois biologiques qui règlent le fonctionnement des ensembles vivants. Cette convivialité n'est qu'un cas particulier de l'équilibre existant dès qu'il est question d'une population de cellules: sans même parler de microbes, les cellules de nos tissus sont déjà soumises à des règles ancestrales de reproduction. Pendant notre développement embryonnaire, nous passons de la taille microscopique d'une seule cellule à trois ou quatre kilos et cela en neuf mois : pourquoi à cinquante ans, n'atteignons-nous pas la taille d'une maison ? Au lieu d'un tel prolongement, notre courbe de croissance s'infléchit jusqu'au sortir de la puberté pour ne permettre finalement que le remplacement des cellules mortes par leur cycle propre de vieillissement ou la destinée de leur fonction. Or ces ordres de régulation (y compris ceux de la maturation pubertaire) émanent des cellules du système nerveux (qui sont d'autre part les seules à ne plus pouvoir se reproduire !). Comment peut-on alors encore ignorer le rôle du cerveau dans cette "reprise" de multiplication qu'est le phénomène tumoral ? C'est en observant la constante relation entre le fonctionnement des microbes, des organes, du cerveau et du psychisme que le Dr Hamer a pu retrouver les grandes lois biologiques qui montrent toute la cohérence de la santé, de la maladie et du passage réversible de l'une à l'autre.

Le schéma ci-après reprend synthétiquement les quatre lois. A la page suivante, le lecteur trouvera le tableau beaucoup plus complet tiré du "FONDEMENT DE LA MEDECINE NOUVELLE" (page 246 de l'édition française) mais qui parle surtout du phénomène cancéreux (C'est en 1987 par exemple qu'il systématise la 4°loi).

AUTRES DECOUVERTES


Dans ce chapitre nous passerons en revue, mais beaucoup plus rapidement, d'autres observations également importantes pour compléter l'abord pratique de toute pathologie.

LE STATUT HORMONAL: Les différences biologiques entre l'homme et la femme se répercutent aussi sur la triade psychisme-cerveau-organes. Du point de vue psychique, c'est une "sensibilité" différente pour beaucoup de conflits et essentiellement les conflits de territoire qui se marquent dans les hémisphères cérébraux. Déjà dans le règne animal - où nous pouvons par ailleurs trouver beaucoup de parallèles avec l'humain et en tirer beaucoup d'enseignements et de leçons - le mâle et la femelle signent et vivent chacun à leur façon ce territoire. Concrètement, une femme (droitière, hétérosexuelle et lors de son premier conflit ; cf. les § suivants) ciblera son hémisphère gauche tandis que l'homme (dans les mêmes conditions) ciblera l'hémisphère droit. Or c'est par exemple l'hémisphère gauche qui gère le larynx, la thyroïde, la plus grande partie du rectum, l'hémicoeur droit ; d'où la fréquence bien plus élevée de ces pathologies chez elle. Alors que l'homme fera beaucoup plus souvent des atteintes bronchiques, gastriques, vésiculaires ou des infarctus de l'hémicoeur gauche, tous organes sous la dépendance de l'hémisphère droit. Au-delà des réalités anatomiques, on peut parler de statut hormonal (ce que le Dr Hamer appelle "pat" hormonal) car c'est en fait la balance entre les polarités sexuelles qui sera déterminante. Ainsi une femme homosexuelle, ménopausée ou sous traitement hormonal, fera très souvent une réaction cérébrale - et donc organique - masculine ; idem pour l'homme dans les mêmes conditions.

 

LA POLARITE DROITIER-GAUCHER (LA LATERALITE). Les gauchers, aussi bien pour les hommes que pour les femmes, développeront les troubles cérébraux et organiques correspondant à l'"autre côté" ; ceci pour les conflits et les zones cérébrales liés aux hémisphères, à la moelle du cerveau et au cervelet. D'où la présence de pathologies en principe masculines chez la gauchère et de pathologies en principe féminines chez le gaucher. D'où également une inversion du côté corporel atteint : la femme gauchère fera un cancer du sein droit là où la droitière ferait un cancer du sein gauche et vice-versa. Cette latéralité se combine avec le statut hormonal: là où un hétérosexuel gaucher fera une laryngite, un homosexuel gaucher ciblera son hémisphère droit et développera une bronchite (comme un droitier hétérosexuel). Les évidences anatomiques ne sont bien sûr pas en cause mais ces critères de statut et de polarité ont des conséquences importantes. Prenons pour seul exemple une femme gauchère ou homosexuelle qui fait un conflit sexuel de territoire, elle n'aura - indépendamment des troubles psychiques et comportementaux - ni arrêt de règles ni lésions du col de l'utérus ; elle aura par contre les atteintes correspondantes de l'hémisphère droit, c. à d. surtout les artères coronaires (et bien sûr pas les vésicules séminales... qu'elle n'a pas !)

LA CHRONOLOGIE DES CONFLITS est un troisième paramètre réglant la relation entre le ressenti et un foyer cérébral situé dans un hémisphère (la règle n'est donc pas valable ici pour le cervelet). Le premier conflit ciblera l'hémisphère défini par le statut hormonal et la polarité. Mais tant qu'il est actif, il "bloque" en quelque sorte cet hémisphère et si un deuxième conflit apparaît, celui-ci perturbera l'autre hémisphère. Ce troisième paramètre se combinant également aux deux premiers, on peut déjà saisir toute la complexité d'une anamnèse fouillée devant un patient présentant plusieurs affections.

LA CRISE EPILEPTOIDE. Si la vagotonie de la deuxième phase ne diminuait pas à un certain stade, elle plongerait l'individu dans un état progressivement léthargique qui lui serait fatal en cas de conflit majeur. C'est ici l'occasion de préciser que cette deuxième phase se divise elle-même en deux parties : la première est inflammatoire et la restauration s'y produit en milieu liquide (qui constitue les trois quarts de notre organisme et où se développe la vie !) tandis que la deuxième est la cicatrisation qui voit l'élimination de l'excédent aqueux. Le passage d'une sous-phase à l'autre correspond à l'inversion de la courbe vagotonique qui s'infléchit maintenant vers l'équilibre neurovégétatif d'avant le début de la maladie complète. Mais elle correspond aussi au maximum de l'œdème cérébral et à un "sursaut" du système nerveux vers l'orthosympathicotonie : c'est le moment de la crise épileptoïde dont l'ampleur est toujours proportionnelle à l'œdème cérébral et donc à celle du conflit. Sa gravité potentielle tient au fait qu'elle détermine des troubles fonctionnels temporaires dans l'organe dépendant du foyer, et très variables suivant la localisation de ce foyer. Un exemple typique est l'infarctus cardiaque... qui peut passer inaperçu ou être mortel. Ce qu'on appelle crise d'épilepsie n'est qu'un cas particulier de cette crise épileptoïde quand celle-ci concerne la zone corticale péri-rolandique qui gère la sensibilité et la motricité du corps. Il y aurait beaucoup à dire sur cette crise mais il faut que le lecteur sache que cette "complication obligée" de la phase de récupération en est un passage critique et est même une des causes de décès les plus fréquentes quand le conflit a été très important.

LA COMPREHENSION DU SENS BIOLOGIQUE des symptômes constitue en fait la cinquième loi biologique. La loi d'airain du cancer donnait déjà un sens humain historique à la maladie en reliant chronologiquement celle-ci au vécu de l'individu. Cette 5ème loi s'attache à comprendre les significations cellulaires des "pathologies" par les potentialités inscrites dans la nature depuis des millions d'années. Ces pathologies sont en réalité des programmes spéciaux codés et engrammés génétiquement dans le cerveau ; programmes qui sont toutes les roues de secours que la nature a retenues en tant que "deuxième chance" lors d'un conflit vital. En d'autres termes : ce que notre mental n'a pu gérer lors du DHS, le corps lui-même en conditionnera la gestion selon un processus aux racines phylogénétiques lointaines ; et cela aussi bien après le DHS qu'après la solution du conflit. Mais si les modifications entraînées par ces programmes ont un sens, leurs ampleurs ont forcément une limite matérielle pour notre organisme ; d'où la nécessité de résoudre un conflit d'autant plus vite qu'il est important... et de voir un jour l'homme "civilisé" vivre plus conformément à ses codes génétiques de fonctionnement. Nous prendrons trois exemples pour illustrer cette nouvelle dimension dans l'étude des maladies.

Que se passerait-il si vous marchiez toujours pieds nus en toutes circonstances ? La plante des pieds s'épaissirait en cals, durillons etc. pour s'adapter aux agressions des sols ; comme un karatéka qui durcit volontairement ses extrémités pour pouvoir casser la planche plutôt que ses membres. C'est exactement ce qui se passe si, "symboliquement" bien sûr, on éprouve un ressenti d'atteinte à son intégrité : prolifération du tissu en phase conflictuelle. D'où l'acné juvénile, les chéloïdes... et les mélanomes. Ou encore la tumeur du péritoine (peau interne de l'abdomen) après le choc vécu quand le doigt du chirurgien pointait sur la radio le terrible cancer du côlon ou du foie. Dans ce genre de tissu répandu sur l'ensemble du corps, la localisation désigne l'impact de la flèche : "affront en pleine figure", "bâtons dans les roues" ou "accroche-pied", "coup de couteau dans le dos"... et situation de la tumeur péritonéale à droite dans le ventre même si la tumeur abdominale est à gauche quand le patient, au moment précis du DHS, n'a pas réalisé que la radio sur le négatoscope inversait le sens des côtés !

Si un animal se retrouve avec un morceau d'os coincé dans son intestin, il est en danger de mort. Sa seule chance est de voir proliférer sa paroi intestinale à l'endroit du blocage ; ceci pour en augmenter la résistance et les sécrétions, de façon à pouvoir faire passer le morceau. Or un conflit indigeste touchant l'intestin suit le premier cas de figure. Par après, cette prolifération devenue inutile est déblayée par les microbes fidèles au rendez-vous programmé par la nature. Mais la diarrhée glaireuse et sanguinolente qui en résulte, sera elle considérée comme la maladie intestinale !

Le chef de meute a repéré le rival et monte sur le ring, bien décidé à rester le maître : conflit de devoir se battre pour protéger son territoire. Le processus obéit au deuxième cas de figure : ulcération des coronaires en phase conflictuelle. "Comprenons" le sens biologique profond de cette modification : ces vaisseaux élargis par l'ulcération pourront amener plus de sang au cœur qui sera davantage sollicité au prorata des rounds qui se succèdent. Mais un match est limité dans le temps et dans la nature, c'est vaincre ou mourir. L’humain fait de même quand il se bat pour son territoire et s'il n'a pas dépassé le point de non-retour, après la solution du conflit, le cholestérol assurera la réparation vitale des vaisseaux pour éviter leur fissuration, dilatation (anévrisme) ou déchirement fatal avec l'hémorragie consécutive. Peut-on encore s'étonner que l'autopsie de "jeunes boys" du Vietnam révéla un système cardiovasculaire comparable à celui d’individus de 60 ou 70 ans ? Les combats livrés là-bas n'étaient pas que l'épanouissement harmonieux de convictions militaro-politiques... dans l'intimité profonde du psychisme de ces hommes !

 

L'IMPACT DES SYMPTOMES ET DES CONCEPTIONS MEDICALES


Si les manifestations physiques de la maladie ont comme origine le vécu psychique et si la guérison commence après cette modification du vécu qu’est la solution du conflit, il n'en reste pas moins que la vie psychique ne s'arrête pas et que le "ressenti" du patient demeure sensible à tout nouveau choc éventuel. Il s'agit donc de porter attention à la façon dont le patient va vivre sa maladie et notamment sa phase de réparation souvent plus pénible que la phase conflictuelle.

Une première possibilité concerne l'impact sur le malade de ses propres symptômes qu'il vivrait donc sur un plan conflictuel. Si le vécu subjectif de ces symptômes est de même nature que le conflit initial, il peut y avoir un cercle vicieux plus difficile à résoudre. Exemples: l'impotence d'une affection articulaire qui ravive le conflit de manque d'agilité ; les paralysies qui ravivent le conflit de ne pas pouvoir fuir sa situation ; l'apparition d'une lésion cutanée qui ravive le conflit de souillure etc. Et si le vécu amène des chocs d'une autre nature, cela rajoutera alors à la complexité du tableau clinique. Ce risque de cercle vicieux n'a guère de rapport direct avec l'impact médical proprement dit mais il peut être influencé par les croyances du patient en la matière. Le bagage de ces croyances commence dès l'enfance ("Habille-toi bien pour ne pas attraper un refroidissement" ; "N'embrasse pas untel qui a un rhume" ; "Ton oncle est mort d'une grave maladie, un cancer"). Il s'enracine surtout par l'inondation des médias écrits et audiovisuels où l'on montre toujours plus de maladies graves mais sans jamais d'allusion au vécu des patients.

 

Bien plus fréquent et important est l'impact des conceptions médicales sur le psychisme de l'individu, ce que nous appelons l'impact iatrogène (du grec iatros signifiant le médecin). Les populations dites civilisées qui héritent des connaissances scientifiques couvent déjà toute une série de hantises médicales : artériosclérose, accidents vasculaires, dégénérescence cérébrale, microbes divers avec le HIV en tête de liste etc. Et surtout le cancer : cette tumeur envahissante, d'origine inconnue, qui fait des petits partout et qui justifie les thérapeutiques les plus incisives. Toutes ces craintes constituent une toile de fond sur laquelle prendront naissance les pires conflits à la suite de certains diagnostics.

Il faut bien se rendre compte que des mots comme "cancer" n'ont pas du tout la même coloration subjective pour le médecin et le patient. Pour le médecin dans l'exercice de sa profession, c'est un diagnostic parmi d'autres dans le catalogue descriptif des pathologies. Mais sa bonne foi dans I'"objectivité" de ce diagnostic et son désir d'aider le patient à l'assumer n'empêche pas que pour le patient, le cancer est synonyme de menace grave, de souffrance, de mutilation, de mort.

Prenons comme premier exemple l'itinéraire aussi triste que fréquent, d'une femme ayant une tumeur mammaire suite à un drame sentimental. Si cette tumeur a entraîné l'ablation du sein et que la femme ne surmonte pas le choc de cette amputation, le conflit de dévalorisation dans sa féminité se traduira par un cancer osseux. Celui-ci n'a donc rien à voir avec la lésion du sein mais procède d'un nouveau conflit d'une tout autre nature. Vu le suivi intensif dont bénéficie cette patiente, ces lésions osseuses seront souvent découvertes avant même que la solution de ce deuxième conflit ne provoque les douleurs caractéristiques de l'os qui se répare. On lui justifie un traitement complémentaire pour cette malheureuse extension de son cancer que sont ces "métastases osseuses". C'est alors un troisième choc encore différent : la peur de mourir devant la progression d'un mal pour lequel tout ce qu'elle a déjà enduré se révèle inutile. Ce conflit de peur induit des proliférations dans les alvéoles pulmonaires. Si elle n'a pas la chance de (ou plus exactement les ressources pour) faire rapidement une pneumonie qui témoignerait du nettoyage microbien de ses lésions après la solution de ce dernier conflit, le diagnostic de nouvelles métastases, à présent pulmonaires, sonnera le commencement de la fin : c'est ici une réactivation du troisième conflit qui verra flamber les lésions correspondantes aux poumons.

La fin de ce premier exemple introduit à une règle simple que le lecteur aura sans doute déjà déduite : si l'impact psychique du diagnostic est de même nature que le conflit initial à l'origine de la maladie diagnostiquée, ce diagnostic aggrave la maladie en question ; sinon il provoquera d'autres conflits et donc d'autres affections. Prenons ici un deuxième exemple très typique : la sclérose en plaques. A l'origine de cette pathologie, il y a un conflit de ne pas pouvoir supporter une situation et surtout de ne pas pouvoir y échapper. La fréquence et l'intensité des accès dépendent des aléas du conflit et le patient récupère en général totalement. Comme le diagnostic échappe souvent à la sagacité médicale, cette première période peut durer des années. Mais un jour, le couperet du verdict tombe et au-delà des grands discours, le vécu du patient peut se résumer en quelques mots: "Je suis atteint d'une dégénérescence progressive de mon système nerveux. On ne sait pas d'où ça vient. C'est incurable. " Et c'est bien ici un conflit de même nature: comment supporter le spectre de la chaise roulante et comment y échapper puisque la science est unanime ?

Nous avons surtout évoqué l'impact iatrogène à propos des pathologies graves mais il doit être pris en considération dans tous les cas : sentiment d'amoindrissement de se voir étiqueté "arthrosique" alors qu'on a seulement résolu des conflits de dévalorisation ; crainte pour son cœur parce qu'on a fait un infarctus qui n'est qu'un passage obligé après un conflit de devoir se battre ; inquiétudes morbides à propos de son immunité parce qu'on a passé une période de conflits chaque fois résolus et ayant fait appel à l'aide microbienne etc.

Ceci nous amène à réfléchir sur le "sens" et le danger d'un diagnostic purement descriptif. Des diagnostics comme infarctus, cancer, accident vasculaire cérébral, sclérose en plaques, sida, nous font automatiquement plonger dans notre mémoire pour en repêcher les cas les plus terrifiants que l'on aura vus ou entendus ; ce qui ne fera qu'amplifier toujours la crainte de la maladie. Avec un bon sens élémentaire, on devrait au moins compléter un diagnostic classique avec une cotation de gravité suffisamment précise. Et dans ce cas, on préférerait de loin avoir une sclérose en plaques ou un "cancer" dont le conflit n'a duré qu’une semaine plutôt qu'une crise d'arthrose ou une bronchite dont le conflit a duré six mois... et à la condition d'avoir compris le processus de la maladie en général.

Une remarque encore sur le dépistage dont les campagnes de publicité augmentent dans le corps médical, ce qui amène le public à y recourir de plus en plus fréquemment. Cette pratique est logique quand on considère que la majorité des tumeurs restent longtemps sans manifestations cliniques et qu'une tumeur jugée cancéreuse - et dès lors ne pouvant s'arrêter d'elle-même - doit être extirpée du corps pour avoir une chance de guérir. Mais les lois biologiques nous font comprendre d'autres réalités : les "cancers" sont parfaitement réversibles dès que le conflit est résolu et se transforment alors souvent en tumeurs bien enkystées, inoffensives et inactives. De même, la présence d'anticorps témoigne bien du contact avec un micro-organisme mais ce contact, qu'il ait donné lieu à un travail infectieux ou qu'il n'ait été qu'un simple passage sans conséquence n'est le plus souvent qu'une mémoire de notre organisme qui identifie tous les visiteurs. D'autre part, parmi les gens qui ont déjà vécu quelques dizaines d'années, qui n'a pas vécu l'un ou l'autre conflit important de quelques semaines ou quelques mois et passé à l'époque plus ou moins inaperçu ? Et qui ne possède donc pas quelque part dans son corps un polype, un kyste ou une tumeur quelconque qui a la même signification... qu'un cratère de bombe cinq mois ou dix ans après l'explosion qui eu lieu pendant une guerre? Pour ces patients qui ont souffert à une époque de leur vie mais qui ont retrouvé leur rythme de croisière, le dépistage (de plus en plus performant dans la détection des "anomalies") les plonge brutalement dans un cauchemar d'anxiété et souvent de mutilation et de traitement astreignant. Concrètement, les tumeurs qui évoluent en phase conflictuelle active finiront par se manifester cliniquement et dans ce cas le geste essentiel est d'aider le patient à résoudre son conflit. Et la majorité des tumeurs se manifestent surtout en phase de solution par suite des phénomènes inflammatoires et/ou infectieux qui accompagnent cette réparation. Si l'on tient à se faire dépister, autant le faire lucidement en cherchant d'abord à savoir si l'anomalie éventuellement détectée est vraiment évolutive ou s'il s'agit seulement d'une simple séquelle résiduelle. Le meilleur dépistage est encore de faire un tour d'horizon de l'existence actuelle du patient et d'explorer son état psychique, nerveux et général.

LES CHANGEMENTS DANS LE DIAGNOSTIC ET LA THEPAPEUTIQUE


La médecine s'exerce concrètement sous ses deux facettes que sont le diagnostic et la thérapeutique et les deux aspects sont reliés : quelles que soient les méthodes employées, on traite une maladie suivant la conception qu'on en a. Et sous cet angle, toute approche médicale est logique et cohérente. Ainsi il est logique de suivre un régime ou de prendre des médicaments pour faire baisser le cholestérol à partir du moment où l'augmentation de cette graisse dans le sang est vue comme un facteur de risque de l'infarctus cardiaque. Il est logique de proposer un traitement complémentaire de chimiothérapie après l'ablation d'un cancer dans la mesure ou celui-ci est considéré comme pouvant essaimer partout dans l'organisme. Il est logique aussi de faire subir au patient des examens de contrôle pendant les années qui suivent cette ablation puisque ne sachant d'où vient ce cancer ni où il en est (Est-il en évolution ? Y a t-il des métastases en route ? ... ), on ne peut que traquer une récidive tout aussi inexpliquée. Il est logique enfin de dépister les séropositifs censés être en danger de mort et surtout vecteurs de mort pour les autres.

 

Mais ces thérapeutiques apparaissent comme totalement inadaptées dès le moment où les postulats sur lesquels elles s'appuient s'avèrent inexacts. La compréhension des lois biologiques et leur maniement amènent à une toute autre attitude. Le cholestérol est un mécanisme de réparation de fissures vasculaires qui apparaissent en phase conflictuelle et il ne monte qu'en deuxième phase. Un "cancer" est, soit une tumeur en phase conflictuelle et l'essentiel est alors d'aider le patient à résoudre son conflit, soit une tumeur de réparation qui finira d'évoluer s'il n'y a pas de restimulation du conflit. Et on peut savoir avant même d'opérer si le patient récidivera en examinant l'état de son conflit. Enfin dépister un séropositif, c'est surtout risquer de provoquer un Syndrome Iatrogène de Dévalorisation et d'Angoisse.

Le diagnostic classique est comme l'examen de la partie surnageante d'un iceberg : l'examen - essentiellement descriptif - de tous les symptômes apparents mais sans tenir compte de leur origine, de leurs liens dans l'histoire du patient et de la globalité de l'être souffrant. Le changement consisterait à investiguer les trois niveaux de la triade pour bien comprendre toutes les manifestations et voir dans quelle phase de la maladie on se trouve. Précisons ici que dans l'examen du cerveau, le scanner est un élément très utile car les foyers perturbés y sont marqués et avec des images différentes suivant le stade du conflit.

Dans l'établissement du diagnostic plus complet, l'anamnèse est un élément prépondérant mais combien laborieux : dans le cas d'une maladie ancienne, complexe ou grave, il faudra souvent des heures de conversation où la confiance et le respect mutuels sont indispensables. Le médecin ne connaît que les lois et son expérience mais c'est le patient seul qui sait ce qu'il a vécu. Et il ne le dira qu'à son propre rythme et suivant ses propres croyances. Deux exemples parmi tant d'autres : il est bien plus facile de trouver l'origine d'un cancer bronchique que celle d'un rhume car si on n'a pas une demi-douzaine de chocs dramatiques, on peut avoir vécu de multiples petits conflits et quel est celui qui a déclenché le rhume ? Le patient peut avoir expliqué longuement tous ses problèmes mais c'est seulement avant de quitter le cabinet qu'il fera une petite allusion rapide et parfois hésitante à ce qui se révélera l'essentiel : le praticien comprendra-t-il que là où s'exprime l'émotion, là est la piste où il se doit d'être détective avant d'être médecin?

La thérapeutique découle de la compréhension complète du cas, ce qui permet de mieux savoir ce que l'on fait exactement. Notre propos n'est pas de discuter sur la valeur intrinsèque de telle ou telle technique et à priori tous les moyens thérapeutiques sont envisageables. Il s'agit d'abord de savoir dans quelle phase de sa maladie se situe le patient et ensuite de le "traiter" aux trois niveaux psychique, cérébral et organique.

Sur le plan psychique, c'est l'aider à résoudre son conflit si cela n'est pas déjà fait. Et ici, il n'y a pas de "recettes" toutes faites face à la situation psychique unique et personnelle du patient. C'est aussi en tant que simple être humain que le praticien interviendra. Au lieu de technique, on pourrait plutôt parler de relation humaine avec tout ce que cela implique de bon sens, d'explication, d'information, de conseil ou suggestion, de discussion mutuelle pour trouver une solution pratique, de disponibilité etc. Mais dans la scène spontanée de la vie, la plupart des conflits se résolvent et cela par suite de plusieurs facteurs entremêlés : l'individu a trouvé en lui les ressources nécessaires ; il a bénéficié d'une aide dans son entourage ; les circonstances ont changé en sa faveur etc... Et vu l'inconfort plus fréquent en phase d'autoguérison, ce sera plus souvent à ce stade qu'il consultera. L'attitude sera alors de lui faire comprendre, de le rassurer et de l'aider à assumer son nouveau vécu.

Sur le plan cérébral, on veillera aux complications éventuelles dues aux phénomènes de compression du tissu nerveux par suite de l'œdème transitoire dans le foyer qui se répare.

Sur le plan organique, il peut être nécessaire de recourir à divers médicaments ou méthodes pour soulager mais en évitant de trop contrarier des processus réparateurs : c’est par exemple les douleurs, les infections trop importantes ou inopportunes (cf. 4ème loi) et tous les troubles fonctionnels qui présenteraient un risque pour le patient. L’indication opératoire est un choix particulièrement délicat. Les urgences éventuelles ne sont guère à discuter : une tumeur provoquant une occlusion des voies intestinales, aériennes, urinaires etc... ou mettant la vie en danger à court terme, sera bien sûr opérée quelque soit le stade de la maladie complète. Mais la "coutume" d'intervenir endéans les quelques semaines après la découverte d'un "cancer qui peut se généraliser si on attend" est plus que discutable.

Hormis l'urgence vitale, et aussi bien dans les deux phases, l'extirpation chirurgicale est le plus souvent contre-indiquée voire dangereuse par l'affaiblissement organique et les conflits de mutilation qu'elle provoque. Le plus haut risque est après la solution d'un conflit majeur car l'anesthésie générale peut gravement compromettre les capacités de récupération cérébrale (en aggravant l'intense vagotomie, normale dans cette situation). Ce n'est qu'après l'achèvement complet de la guérison qu'une opération, pour des raisons d'esthétique ou de confort, peut être effectuée sans risque.

DEUXIEME PARTIE : MALADIES ET CONFLITS


GENERALITES

Développer les relations entre maladies et conflits nécessite un critère de présentation. Dans ses tableaux successifs, le Dr Hamer a très vite opté pour celui de l'origine embryologique, fil conducteur important de ses recherches. Il distingue ainsi les pathologies dépendant des différents cerveaux, c. à d. des parties correspondant au degré d'évolution des espèces. Le tronc cérébral gère les conflits les plus archaïques, à caractère foncièrement "viscéral" sinon vital : attraper, avaler, faire passer le morceau, le digérer et l'éliminer ; ce morceau devant être conçu de façon large : la nourriture, l'air, le signal etc. Et les pathologies suivent le premier cas de figure : prolifération en phase de conflit du tissu qui est relié à ce cerveau ancien : l'endoderme. Le mésoderme est sous la dépendance de deux structures cérébrales : le cervelet et la moelle du cerveau (ainsi que la zone mésencéphalique sous-jacente). Le cervelet gère les conflits du nid et d'atteinte à l'intégrité de l'individu en soi. Les tissus correspondants réagissent comme l'endoderme. La moelle cérébrale concerne les conflits à teneur déjà plus relationnelle : dévalorisation, manque de dynamisme, certains aspects de la sexualité etc. Et les tissus correspondants obéissent au deuxième cas de figure : perte de substance en phase conflictuelle. Les hémisphères cérébraux et leur cortex sont principalement en rapport avec les conflits de territoire et donc l'extension de l'individu et ses délimitations par rapport aux autres. L'ectoderme en est le tissu et subit des pertes de substance en phase conflictuelle. C'est ici qu'on trouve aussi ce que le Dr Hamer a nommé les équivalents du cancer, à savoir les pannes fonctionnelles.

 

Cette présentation, très brièvement résumée ci-dessus, a le grand avantage de la cohérence entre parties cérébrales, types de modification cellulaire et grands thèmes conflictuels. Mais j'ai préféré choisir une classification simplifiée et plus habituelle par rapport au déroulement des consultations et des questions qui y sont posées : partir des affections sur lesquelles on s'interroge, c. à d. des organes qui ont été diagnostiqués malades. Ceci dit, cette deuxième partie ne prétend nullement être exhaustive mais reprend l'essentiel des relations maladies-conflits. Pour chaque organe évoqué, le cas de figure (précisant les modifications dans les deux phases, cf. 3ème loi) sera indiqué entre parenthèses à côté de l'organe. Si celui-ci contient des tissus d'origines embryonnaires différentes, les cas de figure accompagneront chaque tissu. Exemples : prostate (CF1) signifie la prolifération en première phase ; épiderme (CF2 et CF3) signifie perte de substance et panne fonctionnelle en première phase.

La plupart des chapitres traiteront d'un ensemble d'organes ou "système" (respiratoire, digestif, cardiovasculaire etc.). Certains reprendront des sujets volontairement ciblés pour leur connotation comme le cancer, la sclérose en plaques ou le sida. Mais dans tous, on trouvera en plus des échos à la première partie, des précisions complémentaires. Parmi celles-ci, deux méritent une introduction préalable : la question des localisations et la notion de territoire.

La LOCALISATION d'une lésion doit s'expliquer en plus du tissu atteint et ne concerne donc que les tissus répandus dans l'ensemble du corps : la peau, le squelette, les muscles et tendons, les vaisseaux etc. La question, très pertinente, se pose en ces termes : pourquoi un eczéma au bras ou à la cuisse ? Pourquoi une douleur à la nuque ou aux lombes ? Pourquoi un zona au visage ou au torse ? Pourquoi un mélanome au ventre ou au pied ? Ou si l'on veut reprendre les dogmes classiques : pourquoi une "allergie", une "métastase" ou une "crise de spasmophilie" à tel endroit plutôt qu'un autre ? La réalité est simple et se retrouve dans toute anamnèse suffisamment poussée : c'est au moment précis du DHS que nous faisons une association émotionnelle, spontanée et immédiate, entre la localisation et la signification personnelle du ressenti. En termes plus imagés, ce n'est pas la même chose de ressentir un affront en pleine figure ou un coup de pied au derrière. Ce n'est pas le même conflit de devoir courber la nuque ou maintenir sa position en résistant sur ses hanches. Ou encore s'il s'agit d'un conflit de séparation, comment l'a t-on vécu : "Je ne peux plus le toucher de mes mains ; je ne sens plus ses bras entourer ma poitrine ; je me sens repoussé dans le dos ; nos cœurs ne vibrent plus ensemble" etc.? C'est là où le tissu est modifié que cela s'est passé !

Le TERRITOIRE fait allusion à cet "espace" où nous prétendons vivre, créer, être maître, être libre, être reconnu, être en sécurité, posséder etc. Il concerne les limites que nous nous reconnaissons et qui s'arrêtent là où commencent celles de l'autre. L’animal gère son territoire, le signe par ses déjections et n'y tolère pas d'intrusions étrangères (ou de contestation de son statut s’il est chef de meute). L’humain a aussi son territoire dont le raffinement de la conception fait suite à l'évolution de sa conscience et de ses moyens d'expression. Ce sera sa maison, sa famille, son travail, sa voiture, ses électeurs, clients, patients etc. Et il le signera de manière plus civilisée, par un mélange d'affirmations personnelles et de recours socio-juridiques. Mais l'archétype du conflit est le même et si l'homme ou l'animal se retrouve menacé ou vaincu lors d'un conflit de territoire, la suite cérébrale et organique obéit aux mêmes lois. Ce sont toutes les nuances de ce type de conflit qui déterminent l'aire cérébrale hémisphérique et son organe : menace du territoire, son marquage, son intrusion, les querelles frontalières, le combat pour le préserver etc.

Terminons ces généralités par une remarque qui peut aider le lecteur à mieux assimiler les relations conflits-maladies. Il s'agit de ce qu'on pourrait appeler une "perception intuitive" : essayer de faire le lien - quand c'est possible bien sûr - dans sa conscience entre un ressenti et la fonction d'un organe. Deux exemples pour illustrer ceci : l'épiderme est atteint par un conflit de séparation, c. à d. une perte de contact. Ce contact est assuré par la peau mais il n'est physique au sens strict que dans certaines situations : l'intimité amoureuse, les rapports entre parents et bébés etc. La plupart du temps il s'agit d'un contact de communication, de relations humaines. On peut donc "comprendre" le lien entre peau et conflit de séparation. Quant au système osseux, que ressentiriez vous si brusquement vous vous retrouviez avec des os mous, inconsistants ? Très probablement un sentiment d'impuissance profonde, de ne plus valoir grand chose ! Et ainsi de pouvoir saisir la relation entre un conflit profond de dévalorisation et une atteinte osseuse. Pensons aussi à la richesse de toutes ces expressions si utilisées : en avoir plein le dos, ne pouvoir sentir ou digérer, sortir de "quelque part", pomper l'air, etc. Enfin, la 5ème loi biologique nous permet aussi de refaire les relations mais son application systématique dans chaque conflit serait trop longue car elle demanderait un développement sur le rôle physiologique de chaque organe.

 

LE CANCER


Ce premier chapitre reprendra de façon synthétique les multiples notions déjà vues dans la première partie. Il se justifie par deux raisons intimement liées : le concept même de cancer dérive d'un abus langagier et de spéculations purement intellectuelles ; il répand une inquiétude aux fondements erronés mais qui en font un des grands "démons" de la mythologie médicale. Les lois biologiques permettent de remettre de l'ordre dans tout le fatras diagnostique en usage et de faire renaître l'espoir là où règnent la panique et l'aveuglement.

Reconsidérons d'abord les grands thèmes de la cancérologie officielle. Le critère ultime de distinction entre les tumeurs dites bénignes et celles dites malignes (les cancers) ne repose pas sur l'observation simple des organes, que celle-ci soit faite à l'œil nu ou par des examens d'imagerie, ou la palpation. Cette observation servira à la rigueur à parler de métastases quand on verra des images anormales à la scintigraphie osseuse, aux radiographies, scanners etc. Le critère réside dans l'étude anatomopathologique, c. à d. dans l'observation au microscope des anomalies cellulaires du tissu prélevé par biopsie et plus encore sur la pièce opératoire enlevée. Or cet examen est centré sur les organites internes de reproduction de ces cellules ; le fameux verdict entre bénin et malin tient au degré d'activité de ce système reproducteur et se veut binaire c'est blanc ou noir, mais sans toutes les nuances de gris ! Pour prendre une métaphore, c'est comme si l'on changeait complètement d'identité suivant que l'on se promène ou que l'on court parce qu'on ne prend en considération que les paramètres d'activité musculaire, de sueur, de rythme cardiaque et de tension artérielle dans ces deux cas extrêmes ; et cela sans tenir compte de toutes les variations possibles dans la vitesse du déplacement... et de la motivation de cette vitesse. La barre est fixée suivant des choix statistiques et les inévitables cas ne pouvant être rangés dans un des deux camps seront récupérés par des concepts de "dysplasie", de lésions "précancéreuses" etc.

 

Mais les faits démentent le discours prédictif d'après lequel ces cellules, simplement en plus grande activité de reproduction, ne peuvent que "concourir" au développement continuel de la tumeur… à moins d'un exorcisme thérapeutique par opération, radiothérapie ou chimiothérapie. Ainsi les tumeurs qui cessent de croître et deviennent stables ; celles qui régressent en durcissant et se délimitant davantage ; ou même celles qui disparaissent, souvent par infection. Le parcours dans le labyrinthe de la cancérologie expérimentale réserve aussi des surprises, comme la greffe de cellules microscopiquement cancéreuses qui redeviennent normales après leur injection à un animal au stade embryonnaire ; expérience aussi cruciale que méconnue, qui démontre l'influence de l'environnement sur ces cellules considérées comme incontrôlables et anarchiques.

Le concept de métastase est aussi plutôt littéraire que vraiment scientifique (c. à d. basé sur l'observation complète et répétitive des faits) : comment une seule cellule cancéreuse peut-elle jouer au saumon dans la circulation (ce qui n'a jamais été découvert), échapper aux armées d'anticorps, d'interférons, de macrophages et autres cellules tueuses (dixit le discours de l'immunologie) pour finir par imposer sa loi dans un organe sain et y fonder famille ? Naissance qui ne sera parfois tragiquement célébrée que cinq ou dix ans après. Mais plus magique encore : comment peut-elle changer de nature suivant l'organe qu'elle envahit quand on sait que chaque tissu fait toujours sa propre métamorphose ? Ici le critère anatomopathologique se met en contradiction : quand on prétend que les cellules d'un adénocarcinome du sein a essaimé dans une vertèbre, on ne trouve pas d'adénocarcinome dans l'os mais seulement une destruction (lyse osseuse). De même, les taches rondes au poumon sont toujours de la nature d'un adénocarcinome ; comment peuvent-elles être les métastases d'une tumeur qui a la nature d'un épithélioma ?

Les commentaires qui précèdent apparaîtront peut-être revêches à plus d'un lecteur mais il faut bien que tout patient, potentiel ou déjà pris en charge, puisse garder son esprit critique devant des affirmations dogmatiques et truffées d'exceptions et d'incohérences. A défaut de savoir débusquer les contradictions et l'inefficacité de certains discours "professionnels", on peut au moins voir des réalités bien plus évidentes. Ainsi un diagnostic de métastase osseuse d'un cancer du sein repose essentiellement sur la constatation que beaucoup de femmes, après l'ablation du sein, développent des lésions osseuses ; d'où la conclusion que ce cancer métastase avec prédilection dans les os. Mais au-delà de cette assertion prématurée et gratuite, la prise en compte de l'ensemble des faits est autrement concluante : toutes les femmes - et loin de là - ne font pas d'atteinte osseuse, alors pourquoi l'une et pas l'autre ? Pourquoi les mêmes atteintes osseuses sans cancer du sein ou sans aucun autre cancer ? Pourquoi parfois des métastases dans d'autres organes que les os ?

Ces questions nous ramènent aux lois biologiques et en premier lieu à la loi d'airain du cancer. Quel est le ressenti d'une femme qui n'a plus son sein, ou chez qui on l'a déformé ? Ou qui a été dramatiquement perturbée d'apprendre qu'elle a un cancer à cet endroit de son corps, avec tout ce que cela implique pour elle ? Quel genre de conflit trouve-t-on toujours à l'origine des atteintes osseuses ? Les réponses ici ne s'appuient pas sur des "statistiques à exceptions" mais sur des relations constantes entre maladies et conflits.

La description tissulaire des tumeurs est d'une très grande complexité mais le phénomène de prolifération est d'une grande simplicité : il correspond à l'un des deux cas de figure énoncés dans la troisième loi biologique. Rappelons encore une fois qu'une tumeur est, soit une prolifération en première phase (conflictuelle) d'un tissu dérivant de l'endoderme ou d'une partie du mésoderme soit une prolifération à visée réparatrice en deuxième phase, d'un tissu dérivant de l'ectoderme ou de l'autre partie du mésoderme. Ajoutons en passant que ce qu'on appelle kyste est une prolifération de deuxième phase dans les organes qui n'ont pas de capsule propre. La différence fondamentale entre les tumeurs n'est donc pas d'ordre microscopique et ne se ramène pas à la classification binaire entre bénin et malin (et toutes les sous-classes de chaque catégorie, comme par exemple kyste bénin ou kyste malin). Les différences à considérer sont autres : la différence de nature et de signification tient à la présence de la tumeur dans une des deux phases (en même temps que son appartenance embryologique et sa liaison avec une partie du cerveau). La différence du point de vue importance et gravité éventuelle est d'ORDRE QUANTITATIF ET NON QUALITATIF. LA SEULE CHOSE A BIEN COMPRENDRE EST LE SENS DE LA PROLIFERATION ET SON AMPLEUR EN FONCTION DE L'INTENSITE/DUREE DU CONFLIT.

Prenons deux exemples pour illustrer l'universalité de cette réalité. Un petit conflit touchant notre intégrité donnera une petite prolifération sous-cutanée qui sera déblayée en deuxième phase par le travail microbien : diagnostic bénin, et même anodin, de furoncle. Le même conflit mais infiniment plus dramatique donnera le même processus de prolifération mais beaucoup plus rapide et important : diagnostic malin de mélanome et qui peut effectivement avoir une taille imposante comme celle d'une orange ou d'une tête humaine! Entre les deux : toutes les nuances sont possibles, tel l'acné où les petits conflits se répètent pendant souvent des années jusqu'à l'époque où l'adolescent aura trouvé les ressources nécessaires pour mettre un terme à son ressenti douloureux.

Un petit conflit de dévalorisation mais touchant des cordes plus profondes provoquera une petite décalcification osseuse qui sera réparée par une prolifération appelée exostose, ostéophyte ou plus communément bec de perroquet : diagnostic bénin d'arthrose, avec déjà tant de variations d'une personne à l'autre. Le même conflit beaucoup plus intense et la tumeur de réparation sera diagnostiquée d'ostéosarcome : un grave cancer de l'os et métastasant.

La vie d'un organisme et la multitude de ses mouvements (intracellulaires, cellulaires, organiques etc.) ne sont pas réductibles par des catégories simplistes destinées à combler les carences dans la compréhension de leurs diversités et à créer statistiquement des solutions de continuité qui n'existent pas. Le seul hiatus existant réellement est le dérapage du psychisme lors du DHS et qui déclenche la mise en route du programme de modification cellulaire ; programme réversible si le conflit se résoud. Et l'échelle énorme de variations que l'on constate dans les pathologies - en l'occurrence tumorales puisque l'on parle de cancers, mais valables pour toutes les affections - peut s'expliquer et se vérifier en gardant toujours à l'esprit l'interrelation constante de la triade psychisme-cerveau-organes.

LA PEAU


Lépiderme (CF2 + CF3) est la couche la plus superficielle de la peau et la plus innervée. Le conflit est la séparation, la perte du contact. La 1ère phase passe en général inaperçue mais comporte une diminution de la sensibilité, de la circulation et de la souplesse ainsi que des ulcérations. La 2ème phase comprend une grande part des "maladies dermatologiques" : phénomènes d'irritation, d'inflammation, de rougeur, de gonflement, d'hypersensibilité, de prolifération etc. donnant des diagnostics d'eczémas, urticaires, exanthèmes, dermites, verrues etc. La localisation est celle où la perte de contact est ressentie. La chute des cheveux (en 1ère phase) est la perte de contact ressentie à ce niveau. Sans oublier que le conflit peut toujours être par association : par exemple, on ne peut plus caresser son animal. La dépigmentation (vitiligo) est aussi une manifestation de 1ère phase : séparation à caractère brutal ou laid.

Le derme (CF1) sous-jacent est plus épais et moins innervé. Il assume un rôle de protection et le conflit est l'atteinte à l'intégrité, c. à d. des vécus d'attaque, de vexation, de souillure, de mutilation etc. Comme toujours, toutes les nuances dans la coloration personnelle du conflit se répercutent sur l'apparence des lésions dans les deux phases. Vu cette diversité, citons ici quelques exemples.

 

Si l'abcès classique est la 2ème phase d'un petit conflit, le zona répond à une souillure plus importante ; et dans les deux cas, l'atteinte de l'épiderme est une conséquence mécanique : l'ouverture par déchirement pour permettre l'écoulement dû au nettoyage microbien. Entre le petit grain de beauté et le mélanome, la différence est dans l'intensité de la flèche qui nous a blessé. Les métastases ou récidives tumorales cutanées sur les cicatrices opératoires traduisent la mutilation à cet endroit. Quant aux cicatrices dites vicieuses (les chéloïdes), elles font suite à un conflit sur la blessure originelle qui sans lui, se réparerait plus normalement. Les kystes graisseux ou lipomes (CF2) correspondent à un conflit de dévalorisation à nuance esthétique.

Terminons en introduisant une nouvelle notion : les lésions reposant sur deux conflits. C'est le cas du psoriasis où l'on trouve deux conflits de séparation, en phases différentes, dont l'un est actif (desquamation) et l'autre résolu (rougeur). Ces lésions sont souvent plus "chroniques" car leur guérison complète nécessite la solution définitive (c. à d. sans récidive de l'un d'eux) des deux conflits. Nous reparlerons des doubles conflits à propos de l'asthme et des troubles mentaux.

LE SYSTEME ARTICULAIRE


Nous traiterons ici de l'ensemble du squelette et de tous les tissus mous qui permettent les mouvements : d'une part les os avec leur moelle osseuse, d'autre part les muscles, tendons, ligaments, capsules... qui les articulent. Avant de préciser la teneur conflictuelle de ces deux grands types de tissu, reprenons la question des localisations vu l'ubiquité de ces organes dans notre corps. En gros, on peut utiliser la "clef" suivante (valable pour d'autres tissus répandus) : on se déplace avec les membres inférieurs, d'où les conflits de choix, démarche, décision qui y sont liés. On est en contact avec l'autre par les membres supérieurs, d'où la coloration relationnelle de ces atteintes. Quant à la colonne vertébrale, elle est le tuteur de notre stature avec toutes les nuances que l'on peut deviner : courber la tête ou ressentir l'impact de façon cérébrale (problèmes d'opinion, d'affirmation, de justice etc.) ou dans son "centre de gravité" qui repose sur le bassin ; celui-ci protégeant notre bas-ventre et notamment nos organes sexuels.

 

Les os (CF2) sont les garants matériels de base de notre capacité d'action et le conflit est la dévalorisation profonde. Si le conflit se situe dans un domaine limité, la cible sera seulement l'os correspondant : conflit de devoir résister touchant la hanche, d'injustice touchant la colonne cervicale, à coloration sexuelle touchant le bassin etc. Mais le ressenti peut être plus général et provoquer alors des "cancers osseux disséminés" comme le myélome de Kahler. La douleur de l'os en réparation est due au gonflement de sa partie périphérique très innervée (le périoste) et le risque de fracture est bien plus grand pendant cette 2ème phase.

La moelle osseuse (CF2) est automatiquement concernée par les lésions osseuses mais cela n'aura de retentissement clinique que si une partie suffisante du squelette est détruite en 1ère phase. La nuance conflictuelle de la dévalorisation est dans la valeur affective et la sécurité par rapport à l'os qui exprime plus l'aspect force et puissance. D'où la plus grande fréquence des atteintes médullaires aux deux âges extrêmes de la vie et dans ce qu'on appelle sida. En 2ème phase, la reprise, d'autant plus exubérante que le conflit aura été important, de la multiplication cellulaire (globules rouges, plaquettes et surtout globules blancs qui sont plus fragiles et donc plus détruits en 1ère phase) donne le diagnostic malin de leucémie : un grave cancer du sang justifiant de détruire la moelle par des moyens chimiques ou physiques, à chaque fois que celle-ci tente naturellement de revivre ! L'alarme est déjà au rouge quand le taux de globules blancs est à 50 ou 100.000 (norme : entre 4 et 10.000) alors que la norme de variation des globules rouges est entre 4 et 5,8... millions !

Remarquons que si la lésion n'est pas conflictuelle mais due à une cause extérieure, les processus de réparation sont toujours les mêmes : cal (surcroît de prolifération) osseux après une fracture traumatique, "leucémie" après une irradiation nucléaire.

Les tendons, muscles, ligaments (CF2). Le conflit est l'entrave, le manque de liberté. Exemples : tendinite du coude après un "bras de fer", inflammation ligamentaire du pied après avoir pu le poser là où on le voulait. Ou encore : beaucoup de personnes passent des heures de travail avec la tête baissée mais on trouvera beaucoup moins de douleurs à la nuque chez les écrivains ou les pianistes qui s'épanouissent dans leur création artistique que chez les secrétaires qui ne peuvent relever la tête car la porte n'est pas loin...

Les muscles peuvent être atteints en eux-mêmes (CF2) mais la pathologie peut être dans leur commande nerveuse : le conflit de se sentir paralysé sera vu dans la sclérose en plaques. Enfin, dévalorisation et entrave ne s'excluent pas et dans ce qu'on appelle le rhumatisme articulaire, les déformations articulaires sont les séquelles handicapantes d'une reconstruction osseuse après un conflit intriqué et souvent restimulé.

LE SYSTEME CARDIOVASCULAIRE


Le COEUR comprend plusieurs tissus et doit être étudié suivant son origine embryologique complexe. Une première division est importante : la partie droite (en rapport avec la circulation pulmonaire, d'où les complications à ce niveau) avec les veines coronaires sont sous la dépendance de l'hémisphère gauche tandis que la partie gauche (en rapport avec la grande circulation et donc plus vitale) avec ses artères coronaires sont gérées par l'hémisphère droit.

Les veines et artères coronaires (CF2) sont ciblées par un conflit de devoir se battre pour le territoire. La douleur des ulcérations est ce qu'on appelle l'angine de poitrine (ou angor). Ces douleurs sont peu marquées au niveau des veines mais peuvent être très fortes pour les artères; avec toujours toutes les variations possibles en fonction de l'intensité du conflit et de ses restimulations lors de chaque "crise d'angine de poitrine". L'infarctus est la crise épileptoïde en 2ème phase et n'a rien à voir avec le cliché de l'obstruction par le cholestérol. Celui-ci, à côté de son rôle de bouc émissaire très médiatique, assume au contraire une fonction essentielle dans la 2ème phase réparatrice des ulcérations vasculaires. La gravité de cette complication obligée de l'œdème cérébral est au prorata du conflit et l'atteinte de la partie gauche est en principe masculine (cf. le statut hormonal et la latéralité).

 

 

Le péricarde (CF1) est la membrane externe du cœur. Le conflit est l'attaque contre l'organe, soit réelle, soit plus souvent diagnostique ("Vous êtes cardiaque dorénavant, après votre infarctus"). Les proliférations (appelées mésothéliomes) sont enkystées ou détruites en 2ème phase, avec production d'un oedème : c'est l'épanchement péricardique qui, en comprimant le cœur, est une des causes de ce qu'on appelle l'insuffisance cardiaque ; et problématique vu les risques de récidives par cercle vicieux ou iatrogène.

L'endocarde (CF2) est la membrane interne du coeur. Le conflit est une dévalorisation quant à l'efficience du coeur. En 2ème phase, il y a formation de callosités sur les parois cardiaques et altérations des valves.

Les vaisseaux (CF2) sont au nombre de trois : veines, artères et lymphatiques. Tous s'ulcèrent en 1ère phase (avec une éventuelle dilatation) et sont "colmatés" en 2ème phase. Le conflit est de dévalorisation et la localisation se décode avec la même clef que pour le squelette ou la peau. La nuance pour les artères est le "manque de punch" et celle pour les veines, le fait de "traîner son boulet" ; un vécu qui permet déjà de comprendre les prédominances suivant le sexe de l'individu.

Les ganglions (CF2) peuvent être gonflés simplement de par leur fonction naturelle de drainage lymphatique dans le phénomène inflammatoire ; par exemple au cou lors d'une angine ou à l'aine pendant un abcès au membre inférieur. Et dans ce cas, leur gonflement n'implique pas de prolifération cellulaire. Leur pathologie propre correspond à un conflit de dévalorisation plus faible que celui de l'os et avec une nuance d'insécurité ; et elle obéit aux mêmes règles de localisation que lui. Ici encore, selon le degré d'activité reproductrice en 2ème phase (le critère anatomopathologique!), on aura un diagnostic bénin ou cancéreux dans les diverses atteintes de ce tissu : mononucléose infectieuse, lymphome, lymphosarcome, lymphogranulomatose, maladie de Hodgkin etc.

Quelques mots quand même sur le diagnostic de ganglions métastatiques, qui provient de la constatation courante de gonflements ganglionnaires à proximité d'un "cancer". Cette constatation entérine le concept de dissémination cancéreuse et autorise les évidements ganglionnaires d'office et les compléments thérapeutiques de radiothérapie et/ou de chimiothérapie si l'exploration se révèle positive. Outre la possibilité d'un gonflement physiologique au cours de l'inflammation de cette tumeur - ce qui augure de sa phase de réparation - l'observation de ganglions ayant proliféré est effective. Mais d'abord cette éventualité est curieusement sans rapport systématique avec la présence de la tumeur et encore moins avec la taille de cette tumeur (comme d'ailleurs pour toutes les "métastases"..). En réalité, cette pathologie ganglionnaire est la 2ème phase d'une "facette" du conflit, facette traduisant le côté dévalorisation-insécurité dans le ressenti principal du conflit ayant produit la tumeur. Et plutôt qu'un évidement ganglionnaire et ses conséquences (mécaniques déjà avec une circulation lymphatique perturbée, mais surtout risque de grave conflit de mutilation par l'opération et d'anxiété par le diagnostic), on pourrait se contenter d'enlever seulement ceux qui provoquent une gêne physique et s'abstenir d'annoncer que la tumeur en est déjà à son premier stade d'essaimage dans l'organisme !

La rate (CF2) est apparentée aux ganglions lymphatiques et le conflit de dévalorisation/insécurité est lié à la notion du sang : conflit d'affaiblissement et/ou de crainte par suite d'une blessure, surtout s'il y a hémorragie; également un diagnostic : "Vous avez une grave maladie du sang".

LE SYSTEME RESPIRATOIRE


Les organes respiratoires consistent en un ensemble de "voies aériennes" partant du nez jusqu'aux plus petites ramifications bronchiques et le tissu pulmonaire des alvéoles où se produisent les échanges gazeux.

Les voies aériennes (CF2) sont en rapport avec un conflit de menace du territoire. Ce seront les diverses nuances dans la coloration subjective ainsi que l'ampleur et la durée du conflit qui détermineront la multiplicité des tableaux cliniques. En 2ème phase, l'infection sera par exemple un rhume ou une sinusite après avoir "flairé" une menace ("Je ne peux pas le piffer" ; "Ça sent mauvais"... ) tandis qu'une bronchite fera suite à un conflit plus conséquent. Dans les cas graves, ce qu'on appelle le "cancer bronchique" ne se manifestera par la toux, les crachats et l'image radiologique caractéristiques (image qui n'est pas celle de la tumeur mais bien de la zone pulmonaire aplatie à cause du bouchage réparateur des bronches qui la ventilaient) qu'après la solution d'un conflit majeur.

 

 

Si les voies aériennes, y compris la trachée et le larynx, font l'objet d'infections en 2ème phase, l'asthme est un cas particulier. Cette affection repose sur une configuration de deux conflits dont l'un des deux touche, soit les muscles du larynx (asthme laryngé, inspiratoire), soit les muscles des bronches (asthme bronchique, expiratoire) et l'autre concerne l'hémisphère controlatéral. Si les deux conflits touchent le larynx et les bronches, l'oppression est alors aussi bien à l'inspiration qu'à l'expiration. Les variations dans le tableau clinique de l'asthme (crise courte, dyspnée prolongée, présence d'autres symptômes... ) dépendent des états respectifs des deux conflits (activité, solution, crise épileptoïde etc.).

Les alvéoles pulmonaires (CF1) correspondent à un conflit bien plus archaïque que la notion de territoire : c'est un ressenti de danger intense, de peur de mourir et notamment d'étouffer. Suivant toujours l'importance du conflit, cela peut varier d'une petite tache jusqu'à un envahissement massif du poumon, donnant respectivement une banale pneumonie ou une longue et pénible tuberculose ou autre réduction microbienne. Quant aux métastases pulmonaires, appelées poétiquement en lâcher de ballonnets, elles guettent surtout le patient cancéreux dans son parcours du combattant... au hasard du tournant des mots.

La plèvre (CF1) : conflit d'attaque contre la cavité thoracique. Il peut s'agir d'un traumatisme réel, mais très souvent diagnostique : le choc d'apprendre qu'on a un "cancer" du poumon, du sein, etc. Les proliférations (appelées mésothéliomes) sont enkystées ou détruites en 2ème phase, avec production d'un oedème : c'est l'épanchement pleural qui peut entraîner une oppression respiratoire.

LE SYSTEME DIGESTIF


La complexité de ce système est telle qu'il faudra se limiter à ces principaux composants. Quelques remarques permettront de mieux en brosser le tableau. Il s'agit d'un long conduit s'étendant de la bouche à l'anus et auquel s'ajoutent diverses glandes comme le foie et le pancréas. Il peut grosso modo se diviser en trois : la partie supérieure pour absorber, la partie moyenne pour digérer, la partie inférieure pour éliminer ; ce qui permet d'envisager les grands thèmes conflictuels tournant autour du "morceau" qui doit parcourir ces diverses étapes. Un morceau au sens strict (la nourriture) mais surtout au sens figuré, humain : l'objet désiré, la maison, la voiture, l'argent, la réputation, le travail, le contrat, le jouet, l'héritage etc.

La bouche sert à prendre le morceau mais aussi à s'exprimer, embrasser, téter un mamelon, mordre... ou souffler dans un alcootest ; d'où la diversité des conflits. La couche superficielle (CF2) concerne des conflits plutôt relationnels tandis que la sous-muqueuse (CF1) exprime le conflit d'absorption au sens nutritionnel ou d'agression à l'intégrité de cet endroit. Les dents (CF2) servent à mordre (que ce soit pour attaquer ou se défendre) et les caries de la 1ère phase ne deviennent douloureuses que pendant leur réparation, tout comme l'os.

 

Les palais, pharynx et amygdales (CF1) concernent tous la prise du morceau. Exemples: les végétations en 1ère phase, l'angine en 2ème phase.

L'oesophage est fait de deux tiers supérieurs d'origine ectodermique (CF2) et d'un tiers inférieur l'origine endodermique (CF1). Le conflit est de devoir avaler le morceau (partie supérieure) ou de ne pas pouvoir l'avaler (partie inférieure).

L’estomac comprend la petite courbure et le bulbe (CF2 : exemple : l'ulcère bulbaire en 1ère phase) : intrusions et contrariétés territoriales, et la grande courbure (CF1) : impossibilité de "digérer" le morceau.

Les intestins (CF1) expriment également des contrariétés indigestes mais avec la nuance de peur de manquer pour les deux premières parties du grêle (duodénum et jéjunum) et celle de saturation, d'affaire malpropre, moche, vile ou abjecte pour la troisième partie du grêle (iléon) et le côlon (y compris le sigmoïde et l'appendice). Diarrhée et coliques intestinales sont des manifestations de 2ème phase. Les coliques simples sont la reprise fonctionnelle en cas d'atteinte de la seule musculature : le conflit typique du colon est ici de moindre importance. Les hémorroïdes peuvent être CF1 (conflit du type côlon) ou CF2 car la muqueuse rectale proche de l'anus (CF2) contient deux tissus. L'atteinte de type CF2 est un conflit féminin de ne pouvoir trouver sa place dans le territoire ; idem pour l'essentiel du rectum.

Le foie comprend deux tissus : le parenchyme (c. à d. le tissu principal d'un organe) et les voies bilaires. La prolifération du parenchyme (CF1) en 1ère phase peut consister d'emblée en de multiples taches (par exemple quand a peur de mourir de faim à cause d'un cancer abdominal...) et traduit un conflit de manque, au sens propre ou matériel (moyens d'existence). Les canaux biliaires intrahépatiques (CF2) font en 2ème phase la congestion inflammatoire qu'est l'hépatite (avec ou sans virus accélérateurs). Le conflit est la rivalité territoriale : querelles frontalières avec un parent, collègue, conjoint, voisin etc.; idem pour la vésicule biliaire et les voies biliaires extra-hépatiques, avec formation de calculs en amont des spasmes douloureux dus aux ulcérations.

Le pancréas contient aussi deux tissus comme le foie avec mêmes cas de figure et conflits apparentés. Le troisième tissu regroupe des îlots de cellules spécialisées dans la fabrication des hormones réglant le taux de sucre dans le sang (CF3). Ses pathologies d'hyper ou d'hypoglycémie, les diabètes font suite à des conflits de dégoût/répugnance associés à une résistance (atteinte des cellules bêta) ou d'une peur (atteinte des cellules alpha) : souvent des agressions ou des spectacles horribles.

Le péritoine (CF1) : conflit d'attaque contre la cavité abdominale. Ce peut être un coup réel, mais très souvent les suites d'un diagnostic : le choc d'apprendre qu'on a une tumeur maligne dans le ventre ("cancer" du foie, de l'estomac, des intestins, de l'ovaire, etc.). Les proliférations (appelées mésothéliomes) sont enkystées ou détruites en 2ème phase, avec production d'un oedème : c'est l'ascite qui évite les adhérences pendant la réparation.

 

LE SYSTEME URINAIRE


Le REIN comprend trois tissus. Le parenchyme (CF2) est atteint par un conflit dont le DHS est en rapport avec la notion de liquide : noyade, inondation, alcoolisme etc. L'insuffisance rénale de la 1ère phase est compensée par un kyste en 2ème phase ; kyste qui sera fonctionnel mais considéré comme une des formes de tumeurs rénales. Les tubes collecteurs (CF1) correspondent à un conflit de dépossession, celui-ci devant bien sûr être conçu au sens large : les moyens d'existence et notamment les biens matériels mais aussi le "sabotage de son œuvre". Les calices et bassinet (CF2) répondent à un conflit de marquage du territoire.

L’uretère (CF2) s'apparente aux calices du point de vue conflictuel. Les spasmes douloureux dus aux ulcérations des voies urinaires provoquent des calculs en amont et dont la libération est encore plus douloureuse mais ne se fait qu'après la solution du conflit. La colique néphrétique en est la complication obligée et qui peut nécessiter une aide thérapeutique chirurgicale.

 

La VESSIE comprend deux tissus. La muqueuse (CF2) est aussi touchée par un conflit de marquage du territoire, avec une nuance pour la femme, qui est de ne pas trouver sa place dans le territoire ; d'où la bien plus grande fréquence des cystites en 2ème phase chez elle. La sous-muqueuse (CF1) produit des polypes (bénins ou cancéreux... ) en 1ère phase et qui sont liés à un conflit de choses malpropres. Exemples : l'ouvrier travaillant dans une usine de colorants et qui se ressent souillé par l'odeur et la couleur de ses urines ; l'individu qui se sent sali par le comportement jugé immoral de son conjoint.

LE SYSTEME GENITAL


LA FEMME

L’UTERUS possède trois tissus. Le col utérin (CF2) s'ulcère pendant la 1ère phase d'un conflit de frustration sexuelle ; et on ne trouvera d'éventuels "virus cancérigènes" que dans la prolifération réparatrice de la 2ème phase. La muqueuse du corps utérin (CF1) répond soit à un conflit sexuel pas propre, soit à un conflit de perte/séparation d'avec ses descendants. Quant au fibrome de l'utérus, il s'agit de la 2ème phase dans l'atteinte du muscle lisse de l'utérus (CF2); et il exprime un conflit de fertilité et donc du côté mère de la femme (par rapport au côté amante pour le col).

Le vagin (CF2) s'apparente au col et ici avec un risque de cercle vicieux car l'inflammation de la 2ème phase empêche encore de s'unir au partenaire.

L’OVAIRE contient deux tissus. Le tissu germinatif (CF1) produisant les gamètes correspond à un grave conflit de perte affective. Le tissu interstitiel (CF2) est touché aussi par un conflit de perte ou un conflit "semi-sexuel" (c.-à-d. où la question sexuelle n'est pas l'essentiel) à nuance malpropre, avec production d'un kyste en 2ème phase.

 

Les trompes utérines (CF1) sont liées à un conflit sexuel de coloration malpropre. La prolifération en 1ème phase est une des causes principales d'obstruction tubaire.

L'HOMME

La prostate (CF1) est touchée soit, par un conflit sexuel ressenti comme malpropre ou dévalorisant, soit par un conflit concernant ses descendants et assimilés (enfants, petits-enfants, élèves, protégés etc.). Et toujours, suivant l'intensité/durée du conflit, on aura le "verdict" binaire d'adénome prostatique ou de cancer de la prostate.

Le TESTICULE est analogue à l'ovaire - du point de vue lésionnel et conflictuel - avec ses deux tissus : le tissu germinatif (CF1) et le tissu interstitiel (CF2).

Citons encore ici les condylomes génitaux que sont ces petites tumeurs charnues à la vulve ou au pénis. Nullement contagieux ou précancéreux, ils sont l'équivalent sur les muqueuses, des verrues que l'on voit sur l'épiderme : 2ème phase d'un conflit de perte de contact intime, ressenti à cet endroit du corps.

LE SYSTEME GLANDULAIRE


Dans ce chapitre, nous verrons quelques glandes considérées comme périphériques par rapport à leur "chef d'orchestre" qu'est l'hypophyse : une glande logée dans la boîte crânienne et qui stimule ces glandes périphériques selon un processus de feed-back ; elle est elle-même sous la dépendance de l'hypothalamus qui est un centre nerveux. Tout ceci est un des exemples dans toutes les relations biologiques existant entre nos fonctions et s'exerçant par le rôle des hormones, médiateurs chimiques, circuits nerveux etc. avec l'ordinateur central qu'est le cerveau. Nous placerons également ici les glandes mammaires.

L'hypophyse (CF1) stimule la thyroïde, les surrénales et les gonades. Elle fabrique aussi une hormone à tropisme rénal pour y diminuer la diurèse et une qui augmente la production de lait dans les glandes mammaires. On peut donc y constater divers troubles de fonctionnement mais qui ne sont pas nécessairement pathologiques : il s'agit d'adaptations de son activité via le feed-back hormonal. La lésion spécifique est la prolifération (adénome hypophysaire) et correspond surtout à un conflit de se sentir trop petit pour atteindre le morceau. Dans ce cas, c'est la partie stimulant la thyroïde qui est touchée. Mais d'autres situations plus complexes sont possibles notamment dans des conflits intriqués ou à multiples facettes.

 

La THYROÎDE comporte - comme beaucoup d'organes sécréteurs - deux tissus. Les acini (CF1) prolifèrent lors d'un conflit de manque de rapidité pour atteindre un morceau qui sans cesse nous échappe. Exemples : rencontrer à chaque fois des obstacles et s'agiter de plus en plus pour gagner son procès, obtenir son prêt, faire éclater un scandale etc. Le taux hormonal est en excès. Les anciens canaux intraglandulaires (CF2) s'ulcèrent pendant un conflit d'impuissance à agir devant un danger. Le taux hormonal est en insuffisance et les nodules froids sont des cicatrices inoffensives en elles-mêmes.

Les surrénales (CF2) : conflit de prendre le mauvais chemin ou de manque de dynamisme pour réagir.

Les GONADES ont été vues au chapitre sur le système génital.

Le SEIN. Vu la fréquence des conflits à l'origine de ses lésions, il est important d'y distinguer les deux cas de figure. Pour le tissu glandulaire, c- à d. essentiellement les acini (CF1), le conflit est relationnel, le plus souvent affectif mais non sexuel. Pour les canaux intraglandulaires (CF2), le conflit est plus précisément une séparation affective. Dans les deux cas, la latéralité est significative : le sein droit est celui du partenaire et le gauche celui de l'enfant, de la mère et du "nid" (le territoire primaire de la femme, y compris tout ce qu'elle peut y associer dans ce ressenti comme par exemple son logement). Enfin, n'oublions pas que le sein est aussi recouvert de peau avec les conflits et atteintes correspondants.

LES ORGANES DES SENS


C'est par facilité que nous regrouperons des organes comprenant plusieurs tissus et les fonctions nerveuses qui en dépendent ; dans celles-ci surtout, nous trouverons le troisième cas de figure qu'est la panne fonctionnelle et dont nous reparlerons plus loin dans le chapitre sur la sclérose en plaques.

L’OEIL ET LA VUE. Il faut y distinguer les tissus antérieurs (cutanés et muqueux), internes (cristallin et vitré) et postérieurs (rétine prolongée par le nerf optique). La conjonctive et les paupières (CF2) font suite à un conflit de séparation visuelle (avoir perdu quelqu'un de vue), avec conjonctivite et blépharite en 2ème phase. Les glandes lacrymales (CF1) ont la nuance conflictuelle de ne pas être vu et d'être ainsi ignoré. La cornée et le cristallin (CF2) correspondent à des conflits plus profonds de séparation visuelle ; avec kératite et cataracte en 2ème phase. Le vitré (CF3, mais plus complexe) qui est la substance intraoculaire se trouble en 1ère phase d'un conflit de "peur par l'arrière" : un danger qui nous menace et que nous ne pouvons voir. La rétine (CF2) correspond au même type de conflit mais l'œdème en 2ème phase avec décollement transitoire entre rétine et sclérotique aggrave la baisse visuelle. L'œil est donc un organe complexe au prorata de son embryologie et de son importance pour l'orientation et la prise de conscience. Ajoutons que les restimulations fréquentes du conflit de peur laissent des séquelles d'épaississement qui déforment le globe oculaire et finissent par imposer le port de lunettes (correction technique de myopie et d'hypermétropie).

 

L’OREILLE ET L'AUDITION. L’oreille est anatomiquement divisée en trois : externe, moyenne et interne. La partie externe ou pavillon est à rattacher à la peau en tenant compte du ressenti qui amène cette localisation. L'oreille moyenne (CF1) est touchée par un conflit de ne pas pouvoir attraper ou encaisser le morceau mais avec une coloration auditive prédominante : des refus, des ordres ou des disputes entendus et mal vécus. L’otite de la 2ème phase provoque une baisse d'audition par l'obstruction inflammatoire de la cavité. L’oreille interne (CF3) est l'organe sensoriel de l'ouïe et de l'équilibre. Le conflit est de ne pouvoir supporter un message. ("Je n'en crois pas mes oreilles"). Le sifflement (acouphène) est une manifestation de 1ère phase.

Le NEZ ET L'OLFACTION. Le nez et le sinus ont été abordés dans le système respiratoire et les catarrhes de la 2ème phase perturbent déjà l'olfaction. Les filets olfactifs (CF3) correspondent à un conflit plus spécifique de puanteur, au sens large du terme.

La PEAU ET LA SENSIBILITE TACTILE. Indépendamment de la peau déjà étudiée, c'est de la sensibilité (CF3) qu'il s'agira ici. Celle-ci est bien sûr présente en maints endroits du corps et la localisation de sa perte doit être trouvée dans le DHS : où a-t-on ressenti la perte du toucher ? En préambule au chapitre suivant, ajoutons que la perte de sensibilité fait souvent partie d'un conflit dont l'autre facette est l'impossibilité de réagir. Par exemple la paralysie faciale après avoir "perdu la face" : injure en public, gifle bien concrète ou situation dans laquelle on aurait voulu se voiler le visage. En 2ème phase, nous aurons l'hypersensibilité qui peut aller jusqu'aux douleurs; celles-ci étant inexplicables sans la prise en considération de la maladie complète.

Citons encore ici les névralgies si facilement reliées à des refroidissements ou autres causes hasardeuses. Elles sont en fait la 2ème phase (hypersensibilité) d'un conflit de séparation mais à prédominance d'agressivité et concernent une innervation archaïque du périoste et non de la peau. La douleur se manifeste au niveau de la zone agressée et cela peut être aussi bien chez la "victime" que chez I'"agresseur" (pour qui son acte, voire seulement l'intention, est conflictuel). En reprenant le cas de la gifle, la douleur peut être donc au visage d'un des deux protagonistes et pour celui qui a posé le geste, à sa propre main si c'est là qu'il a ressassé son regret. Cette question des névralgies est également la réponse à cette troisième forme de "rhumatisme" où l'on ne trouve ni atteinte osseuse ni atteinte des tissus articulaires : douleur au pied si on y a "marché" dessus, douleurs intercostales après une dispute qui a "fait mal" à la poitrine ou au cœur etc.

LA SCLEROSE EN PLAQUES


Ce diagnostic a une réputation tout aussi épouvantable que celui de cancer ou de sida, d'où sa relecture indispensable à la lumière des lois biologiques. A l'origine de la sclérose en plaques (CF3), le conflit de se sentir entravé, emprisonné, comporte deux facettes : l'incapacité de subir une situation et l'impuissance à s'en dépêtrer par un comportement approprié, que ce soit dans un sens d'arrangement, de combat ou de fuite. Ces deux aspects (sensitif et moteur) se répercutent sur les aires corticales de la sensibilité et de la musculature volontaire (muscles striés). Les proportions des troubles moteurs et sensitifs varient en fonction de la facette prédominante mais en général, les troubles sensitifs sont moins spectaculaires que les parésies et paralysies de la maladie. Comme pour toute affection, l'histoire est personnelle : être coincé par des dettes insurmontables ou spolié par suite de manœuvres indélicates, se retrouver seule avec un bébé sur les bras et sans guère de moyens d'existence, se sentir contraint de subir une habitation, une relation familiale ou une situation professionnelle vécues comme opprimantes etc. Mais le conflit est toujours le ressenti douloureux typique : "Je ne peux supporter cela et je ne peux y échapper". La localisation des muscles touchés exprime les nuances dans l'impossibilité de réagir : fuir avec les membres inférieurs, repousser avec les membres supérieurs, éviter avec le dos etc.

 

Dès la solution du conflit, sensibilité et motricité se restaurent mais après une période d'aggravation due à l'œdème cérébral. Cette période est souvent l'occasion du diagnostic et explique le succès thérapeutique de la cortisone. Mais celui-ci n'est possible qu'en 2ème phase et on peut alors comprendre les résultats divers de ce traitement : appliqué en 1ère phase, il provoquera une augmentation des symptômes et si le conflit est en balance, il n'aura pas d'action nette. Plutôt qu'une prescription de routine - et présentée comme la thérapeutique principale dans les seules "poussées" d'une maladie par ailleurs inexorable - cette cortisone peut être utile pour soulager la période d'aggravation ainsi que les symptômes d'hyperfonctionnement de la 2ème phase : démangeaisons, sensations de brûlure et hyperesthésie pour la sensibilité ; tiraillements et spasmes douloureux pour la motricité.

Le problème de la S.E.P. n'est pas seulement dans son conflit initial qui peut présenter tous les degrés d'intensité et de fréquence de restimulations qui sont à l'origine des rechutes. Il se complique d'abord par le risque de cercle vicieux : quand le patient se sentira handicapé par l'augmentation temporaire de ses paralysies, il peut replonger dans son conflit. Mais le plus grave est dans l'impact iatrogène. Dans la réalité des symptomatologies initiales, la différence est énorme entre une très légère boiterie et l'usage de deux béquilles ; mais cette différence tient dans celle des conflits. Par contre le discours neurologique est littéralement insoutenable : une destruction du système nerveux par notre immunité ; une origine inconnue avec une hypothèse combinant des facteurs lointains - et d'autant plus insécurisants - comme l'hérédité et des infections de jeunesse ; l'imprévisibilité dans son évolution et le caprice dans ses manifestations ; l'imprécision dans les rapports entre lésions objectives (les taches à la résonance magnétique qui sont en fait les cicatrices de conflits secondaires de dévalorisation) et les symptômes ; et enfin l'incurabilité à long terme. Un pessimisme encore renforcé par un "soutien" psychologique qui s'articule autour de la nécessité de s'adapter, soi et son entourage, à une invalidité attendue. Tout cela est bien suffisant pour enraciner et amplifier un conflit qui devient alors insoluble car la garantie (même lointaine si on a la chance d'être classé dans une forme lente de la maladie) de la chaise roulante ravive le ressenti d'une situation insupportable et qu'on ne peut désormais plus fuir

LE SIDA


Avec le syndrome d'immunodéficience acquise, on confine aux sommets de la fantasmagorie médico-scientifique. Sommets dans l'incohérence d'une théorie bien obligée de se greffer toujours des amendements (mutations du virus, cofacteurs flous, co-serrures... ), sommets dans la course aux publications dont la masse n'a d'égal que la stérilité, sommets dans l'art d'entretenir l'angoisse dont l'écho résonne dans une médiatisation tous azimuts. L’information préventive a même des relents de propagande, bien dans l'esprit de cette nouvelle étoile jaune de fin de siècle. Reste heureusement le témoignage interpellant de tous les survivants à long terme (et dont le terme s'allonge parallèlement à la persistance du dogme !), les chercheurs de plus en plus nombreux qui remettent en cause la théorie... et l'espoir d'une démystification qui serait-elle aussi médiatisée.

Le lecteur désirant approfondir ce sujet peut lire la brochure qui lui est consacrée (n° 92 de novembre-décembre 92. Voir la rubrique LIENS, Sida et Santé) car nous n'en reprendrons ici que les grandes lignes. Ce qu'on appelle sida n'est pas une maladie précise mais un cocktail d'affections qui lui préexistaient et dont l'explication serait dans la déficience de notre défense immunitaire. Un système que nous avons déjà abordé dans la 4ème loi biologique et qui reviendra dans le chapitre suivant. Au regard des lois biologiques, il faut d'abord distinguer un conflit de base de tous les autres subséquents.

 

Le conflit de base se trouve dans les réponses à ces questions : quel est l'impact sur le psychisme d'un individu quand il apprend qu'il est séropositif ? Qui se croit soudainement condamné à mort tout en ignorant le terme exact ? Qui en plus peut en entraîner d'autres vers le même sort ? Qui doit renoncer à la pratique naturelle et spontanée des rapports intimes ? Qui est sans cesse médicalisé et mis à l'écart par la société ? Lui seul peut répondre à ces questions mais l'écoute des séropositifs révèle toujours une détresse, peu ou fortement exprimée. Une détresse qui oscille, avec la diversité des réactions propres à chaque cas, entre un repliement sur soi désespéré et une résignation assumée mais avec le sentiment d'une épée de Damoclès suspendue au-dessus d'eux (ce que nous appellerions un conflit en balance et prêt à se réactiver à la moindre occasion). Plutôt que d'un conflit spécifique, on devrait parler d'un ressenti qui peut prendre plusieurs colorations : vécu de se sentir amoindri, limité, handicapé, déstructuré (conflit de dévalorisation) ; vécu de se sentir contaminé, souillé, sali (conflit d'atteinte à son intégrité) ; vécu de peur, d'insécurité, de menace (conflit de peur) ; vécu de rejet, d'isolement (conflit de séparation)...

La suite obéit tout autant à la loi d'airain pour comprendre l'apparition des affections et aux autres pour en décoder les symptômes. Le cercle vicieux et surtout l'impact iatrogène sont plus que jamais au rendez-vous car si un séropositif ne fera jamais que les maladies consécutives à ses conflits (tout comme un séronégatif), ces maladies sont ici potentiellement l'occasion de nouveaux conflits. Et le toujours inexplicable passage de la simple séropositivité à la "maladie installée" repose le plus souvent sur le vécu du diagnostic : après des mois ou des années de séropositivité assumée sans trop de difficulté, on peut vivre un conflit quelconque qui se répercutera sur le corps, conformément aux lois biologiques. Si le lien avec la séropositivité est établi par l'homme de science et pris pour argent comptant par le patient, l'épée jusqu'alors suspendue le transperce et c'est le commencement d'une fin qui peut survenir en très peu de temps.

Cet "engrenage" est analogue à celui du cancer. La présence d'une nouvelle tumeur s'explique très bien en tant que métastase de la tumeur mère (qui elle car contre n'est pas expliquée... ) et ce diagnostic d'extension du cancer provoque un nouveau conflit. De même, une pneumonie chez un séropositif qui a surmonté un ressenti de mort suite au décès d'un ami ne sera pas seulement une pneumonie mais la manifestation d'une aggravation de sa maladie ; d'où rechute conflictuelle. Bref, deux poids et deux mesures - dans le diagnostic, le pronostic et le traitement - suivant que l'on ait déjà eu ou non une tumeur ou des anticorps préalables...

Dans l'évolution malheureuse des patients séropositifs, beaucoup de leurs histoires sont comme des spirales infernales dont il n'est pas facile de sortir. Sans compter avec les conflits qui ont pu précéder le lourd diagnostic, celui-ci suffit souvent pour amorcer cette spirale ; commencent alors les conflits de dévalorisation, de peur, de séparation etc. Et si un conflit se résoud, c'est le risque de voir les symptômes de guérison interprétés comme un signe du mal et d'engendrer le cercle vicieux par une réactivation du conflit. Il y a ensuite tous les conflits que peut vivre dans notre société actuelle, un individu muni d'une telle carte d'identité médicale : avec toujours le même danger de cercle vicieux chaque fois qu'un de ces conflits se résoud. Et entre-temps la vie continue aussi indépendamment du sida, c. à d. avec les conflits de tout un chacun ; mais ici encore, les conséquences organiques de ces conflits ou de leur résolution peuvent être dramatiquement interprétés et accentuer la spirale. En fin de compte, c'est l'accumulation, la persistance et l'enchevêtrement de tous ces conflits à divers stades (c. à d. conflits actifs déjà difficiles à vivre + phases de réparation souvent pénibles à endurer et risquant de maintenir le cercle vicieux) qui acheminent progressivement l'individu vers ses limites personnelles de survie...

 

ALLERGIES ET MALADIES IMMUNITAIRES


Ce chapitre traitera plusieurs sujets qui ont un point commun avec un domaine de la nosologie (classification des maladies) : les maladies immunitaires. Ce sera l'occasion de revenir sur ce concept d'immunité qui est mis à toutes les sauces faute d'en avoir une signification exacte.

L'ALLERGIE fait partie des tiroirs fourre-tout du diagnostic. Chacun sait qu'on peut en effet être allergique quasiment à n'importe quoi et que cette affection revêt les tableaux cliniques les plus divers : respiratoires, cutanés, digestifs etc. Pour la comprendre, il faut tenir compte de l'ensemble des circonstances enregistrées par le psychisme au moment du DHS : même après la solution du conflit, l'individu ne garde pas seulement en mémoire les événements et son ressenti présents à l'instauration du conflit (ce qui par ailleurs reste comme un "rail" facilitant les récidives ultérieures) mais aussi d'autres informations contemporaines et issues de l'environnement. L’association entre tous ces éléments reste mémorisée et le retour des perceptions secondaires entourant le DHS peut restimuler celui-ci. Voici deux exemples assez simples pour illustrer cet "ancrage".

 

Une histoire amoureuse estivale se termine mal mais cela se passait dans les prés ou aux premiers jours de beau soleil. Par la suite, l'odeur des foins ou de tel végétal, les premiers rayons chaleureux du soleil "rappellent" le conflit ancien et le restimulent mais seulement de façon passagère. Et les symptômes de la maladie ancienne (1ère mais plus souvent 2ème phase) réapparaîtront. La localisation, par exemple au niveau des muqueuses respiratoires ou de l'épiderme, sera en relation avec le conflit initial.

Le barbecue augurait d'une agréable soirée mais celle-ci fut hélas gâchée par une remarque humiliante sur la cuisson des aliments ou la tentative de vol par la façade pendant que tout le monde était au jardin. Le conflit par exemple indigeste, d'audition ou de peur sera réactivé par l'odeur du barbecue, voire les crépitements d'une viande qui grille. Dans la même lignée, pour comprendre les aversions ou intolérances alimentaires, il est plus utile de se pencher sur les circonstances du premier repas "mal passé" que sur son contenu...

L'exemple qui suit est encore un cas de réaction qui serait qualifiée d'allergique mais qui ne l'est pas car elle suit un scénario différent. Ici, ce sont des symptômes de solution (2° phase) qui amorcent un autre conflit. Une personne qui possède - et donc qui aime particulièrement - un animal vit un conflit de séparation. Elle apaise son chagrin par une relation plus grande avec son chat ou son chien ("les animaux au moins sont fidèles") et surgissent alors les irritations cutanées caractéristiques de la 2ème phase d'un conflit de séparation. Cercle vicieux et impact iatrogène feront le reste : elle s'aperçoit de sa réaction irritative avec son animal et les analyses médicales confirmeront la présence d'anticorps responsables... même si elle possédait cet animal depuis des années ! Et bien après la solution du conflit de séparation d'avec un partenaire, la voilà à présent avec un nouveau conflit de séparation d'avec son animal ; preuve en est que si elle le câline un peu trop...

Avec les MALADIES AUTO-IMMUNES, on monte encore d'un sérieux cran : ce n'est plus seulement le petit excès de vitesse de notre système immunitaire à l'origine d'éternuements ou de gonflements aussi intempestifs qu'inexpliqués, mais bien la lente destruction de nos organes. Au départ de ce concept qui étend progressivement son champ d'application, se trouve l'observation d'anticorps qui ne sont plus dirigés vers nos ennemis microbiens de toujours mais contre nos propres tissus. La compréhension de ce phénomène (descriptif et non causal) passe encore par les lois biologiques : les anticorps participent bien au mécanisme complexe des destructions tissulaires mais seulement en 1ère phase des maladies se déroulant selon le deuxième cas de figure. Et on ne trouvera pas d'ulcérations, lyses ou autres suppressions cellulaires sans un conflit préalable et ciblant l'organe malade.

Le concept de DEFICIENCE IMMUNITAIRE dont le sida détient actuellement le record, est tout à fait logique si l'on considère cette fonction comme étant exclusivement un système de défense antimicrobien. Ayant déjà abordé ce système avec la 4ème loi biologique, nous répéterons simplement qu'il s'agit en réalité d'un système de modulation du travail de ces microbes. On pourrait le comparer à une porte : celle-ci restera fermée en 1ère phase d'un conflit et ne s'ouvrira qu'après la solution du conflit... pour se refermer quand la réparation est terminée. Pour assurer ce rôle, son bon état de fonctionnement est bien sûr nécessaire et toute atteinte iatrogène aura des répercussions qui amèneront le renfort d'antibiotiques et autres médicaments car l'organisme ne saura plus régler correctement sa phase infectieuse.

Terminons par la question si souvent posée des VACCINS. Au vu de ce chapitre et de la 4ème loi biologique, la réponse sur leur efficacité se déduit facilement. Et le lecteur ne s'étonnera plus des faits suivants : les courbes officielles de décroissance (et aussi de croissance comme par exemple pendant et après les guerres ou famines) des grandes maladies ne sont pas modifiées par l'application des vaccins, on observe même souvent un ralentissement de cette décroissance à partir des vaccinations ; il n'y a pas de modification significative de la morbidité entre pays vaccinés et non vaccinés ; on peut faire plusieurs fois la même maladie infectieuse et pour prendre une affection réputée grave, le Dr M.H. Erickson a eu deux atteintes de poliomyélite (à 17 et 49 ans) : un microbe "atténué" ou incomplet peut-il être plus efficace que l'immunité classiquement conférée par la maladie elle-même ?

LES TROUBLES MENTAUX


Si la spécialisation en médecine veut se justifier par la trop grande quantité de connaissances et par le savoir-faire indispensable pour utiliser les multiples appareillages, le développement de la technologie ne devrait pas être au détriment d'une prise en compte globale de la santé d'une personne. Sur le seul plan des organes, la spécialisation impose déjà au patient un recours à des investigations volontairement limitées. Mais avec la spécialisation destinée aux maladies mentales qu'est la psychiatrie, on éloigne et on "parque" un aspect de l'individu constamment en jeu dans toutes ses affections et même à leur origine. Le seul lien entre psychisme et maladies que la science officielle a concédé est le concept d'affections psychosomatiques. Mais ce concept enracine encore la séparation entre vécu et maladie car le message sous-jacent ne peut échapper à notre entendement : si certaines affections sont psychosomatiques, cela signifie que toutes les autres ne le sont pas ; qu'elles n'ont rien à voir avec le psychisme ; qu'elles sont purement physiques et relèvent d'une médecine organique et technique qui s'en trouve dès lors renforcée.

 

Nous avons vu que toutes les maladies concernent la triade psychisme-cerveau-organes, et développer les pathologies du psychisme revient à approfondir ce qui se passe à ce niveau de la triade ; et sans oublier ses rapports avec les deux autres. Mais la fréquence et la variété des "symptômes" psychiques méritent un chapitre sur ce sujet. Comprenant forcément quelques redites, il sera un peu moins succinct que les autres.

Commençons par rappeler que la souffrance morale ne veut pas dire trouble mental : elle correspond à l'état naturel de notre psychisme quand nous vivons une contrariété ou une frustration mais qui font partie de l'existence de tout un chacun. Cette souffrance peut être très grande comme dans le cas d'un deuil mais elle n'entraînera aucun trouble mental ni organique s'il n'y a pas eu un conflit biologique comme défini dans la loi d'airain. Et si le terme de conflit est souvent utilisé dans le langage commun pour exprimer ces contrariétés, il serait plus adéquat de parler de conflit psychologique : tensions inévitables entre les individus et qui ne sont pas source de maladie. Mais le conflit biologique faisant suite à un DHS va modifier la triade et dans la facette psychique de ce changement, nous pouvons faire une première distinction selon la configuration conflictuelle d'origine.

Le scénario le plus simple est un conflit unique en activité. Le psychisme est alors déjà différent de son "rythme de croisière". A la recherche d'une solution à son conflit, l'individu va y penser - et en rêver - de façon obsédante, éprouvant un ressassement douloureux mais nécessaire, comme les autres caractéristiques du stress, pour trouver cette solution. Et il aura le trouble fonctionnel cérébral et la pathologie organique correspondant à la teneur subjective de son conflit.

La dépression et son contraire qu'est la manie, reposent sur une configuration conflictuelle plus complexe. Elles accompagnent un conflit de territoire mais avec une de ces trois éventualités : un statut hormonal inversé, une polarité de gaucher ou un autre conflit de territoire actif mais situé dans l'autre hémisphère cérébral (cf. 3ème scénario au § suivant). La dépression est liée à l'hémisphère droit et la manie à l'hémisphère gauche. Ainsi la dépression ne touchera par exemple que les femmes gauchères, les hommes efféminés ou les individus ayant plusieurs conflits actifs de territoire et dans ce dernier cas, il n'y aura pas que de la dépression. La classique dépression endogène de la ménopause fait partie des clichés peu propices à rassurer les femmes ménopausées : la dépression ne les guette qu'en cas de conflit biologique de territoire !

Les pathologies considérées classiquement comme graves à cause d'une perte de la communication et du sens de la réalité obéissent à un type de configuration conflictuelle que le Dr Hamer a nommé constellation : la présence d' au moins deux conflits actifs se situant respectivement dans chaque moitié du cerveau. Vu le nombre des relais cérébraux et donc des combinaisons possibles, ce domaine de recherche doit être encore largement exploré mais l'essentiel des relations conflits-troubles mentaux est déjà bien défini dans ses divers paramètres. D'abord, l'instauration successive de chaque conflit sera élucidée par les DHS et tenant compte du statut hormonal, de la polarité et de la chronologie. Ensuite, le niveau cérébral (tronc cérébral, cervelet, moelle du cerveau, cortex... ) de la constellation déterminera le genre de trouble mental : consternation, désorientation, mort émotionnelle, délires etc. Enfin, la diversité des localisations cérébrales précisera les grands thèmes retrouvés dans ces troubles : autisme, délire de persécution, délire des grandeurs, agitation violente, supériorité "planante" etc. Prenons quelques exemples de constellation en rapport avec ce qu'on appelle des psychoses. Ce sera l'occasion de reparler de la 5ème loi biologique à propos des troubles mentaux. Ces exemples concernent également les deux sexes ; la seule différence étant généralement dans l'ordre d'apparition des conflits.

Un individu a déjà un conflit actif de dépossession. Sur le plan organique, la prolifération des tubes collecteurs d'un seul rein n'est pas suffisante pour se manifester cliniquement. Si son placement dans un home provoque un nouveau conflit de dépossession (de ses biens, de ses "racines"), il rentre dans une constellation dont les deux relais sont à la partie antérieure du tronc cérébral et qui se manifestera par une désorientation spatiale. Sur le plan psychique, il ne "localisera" plus les gens que pourtant il connaît y compris lui-même. Et sur le plan organique, la rétention urinaire deviendra évidente par l'atteinte des deux reins.

Un homme vit un conflit de dévalorisation avec sa partenaire. S'il survient un autre conflit de dévalorisation, par exemple avec son enfant (et non une restimulation du même conflit), la constellation ne s'exprimera pas psychiquement par un surcroît de dévalorisation. Au contraire, un état de survalorisation, de mégalomanie le mettra à l'abri d'un effondrement psychique.

Une paranoïa de persécution fait suite à deux conflits successifs et non résolus de peur bien particulière : celle que l'on ressent quand un danger invisible nous menace par l'arrière. La paranoïa, avec son comportement caractéristique, nous protège contre tout nouveau danger potentiel qui pourrait réactiver un de ces conflits.

La coloration subjective des deux conflits peut bien sûr être différente ; par exemple conflit de dévalorisation et conflit de perte, conflit de peur et conflit de séparation etc. Et dans ces cas, le thème psychique de la constellation aura les deux facettes correspondantes. Le sens psychique est de mettre l'individu dans une position de refuge, de protection, de recul suffisants pour éviter des récidives et même d'autres conflits. Dans l'autisme, un des conflits au moins est la séparation, ce qui explique les quelques succès thérapeutiques par la relation persévérante et impliquante du thérapeute, relation qui peut aboutir à baisser suffisamment le conflit de séparation et voir réapparaître des signes de communication. La "zoothérapie" (présence continuelle d'un animal avec lequel l'autiste va nouer un contact privilégié) va dans la même direction.

En plus du sens psychique de la constellation ("la raison de la folie"), le sens biologique est vital dans les constellations situées dans les hémisphères : en stoppant l'évolution des lésions organiques, elle permet d'attendre, même à longue échéance, des jours meilleurs où l'individu pourra résoudre un de ses conflits ou les deux. Mais ce qui est rendu possible par la nature, n'est guère réalisable dans le cadre d'un internement. On ne peut donc s'étonner de la connotation chronique voire incurable des troubles mentaux majeurs. Alors qu'on est fou que pendant le temps de sa constellation et qu'on peut en sortir dès la solution d'un de ses deux conflits.

Une dernière remarque est d'importance capitale et reprendra la réalité - universelle pour toutes les maladies - de la "variation de masse" du conflit, c. à d. dans son intensité et sa durée. Comme dans les autres spécialisations de la médecine, la psychiatrie distingue des affections mineures (névroses) et majeures (psychoses) et n'en explique aucune d'après l'histoire des patients. Dans le domaine des troubles mentaux, le véritable critère concret de gravité est dans l'ampleur du ou des conflits en cause ; comme pour toute affection qui est diagnostiquée comme uniquement organique. On peut ainsi être en constellation quelques heures ou quelques jours seulement... ou interné le reste de sa vie. Qui ne s'est pas senti, une fois ou pendant quelque temps, "bizarre", "pas comme d'habitude" ? Qui n'a pas un jour pensé : "Je ne comprends pas comment j'ai pu faire ou dire cela" ; "Ça n'est pas moi" ; "Je ne devais pas être dans mon état normal" ? La constellation ou la dépression/manie sont des phénomènes aussi naturels que la prolifération cellulaire, l'ulcération ou la panne fonctionnelle. Ce n'est pas l'étiquette en soi qui compte mais l'ampleur des modifications, que ces modifications soient cellulaires ou psychiques. Et les troubles sont toujours proportionnels, dans leur degré et leur durée, aux conflits qui en sont à la base.

Ainsi, dans une constellation de dévalorisation, la marche est grande entre une compensation qui consiste à vouloir être le meilleur dans un domaine ou à vouloir ressembler à une star et le fait de s'afficher réellement comme le nouveau messie ou la réincarnation d'un grand personnage. De même dans une constellation de séparation, c'est très différent de se cantonner dans une attitude solitaire ou d'évoluer dans le monde tout à fait à part de la schizophrénie. Ou encore, dans une constellation associant deux conflits de territoire portant sur la place dans ce territoire et sur des rivalités, quelle commune mesure entre l'engouement particulier pour des sports violents ou des occupations dangereuses et le dramatique "passage à l'acte" des grands déséquilibrés ? Pourtant ici aussi - comme pour les modifications et les diagnostics organiques - LA DIFFERENCE EST D'ORDRE QUANTITATIF ET NON QUALITATIF - avec toute l'échelle des degrés entre des situations extrêmes, oscillant de la banalité jusqu'à l'urgence.

L'application des lois biologiques bouleverserait bien des dogmes et affirmations sur des concepts trop simplement définis en psychologie, y compris des concepts aussi fondamentaux que le caractère, la masculinité, la féminité et la "norme". Le bon sens populaire évoque la frontière incertaine entre le génie et la folie. Beaucoup de grandes découvertes et de grandes réalisations dans l'histoire humaine ont bénéficié de l'absence de postes douaniers sur cette frontière. Mais la médecine vient combler ce creux de la caverne magique...

EPILOGUE


Nous voici au terme de ce petit tour d'horizon sur une approche qui est encore loin d'être dans nos habitudes de penser et d'agir en matière de santé et de maladie. Mais les perspectives sont tellement importantes que je voudrais reprendre quelques réflexions exprimées dans l'introduction.

Malgré ses performances technologiques, la médecine moderne ne peut résoudre le problème croissant de la maladie. Elle a au contraire abouti à le compliquer et à le mener vers une impasse où les "patients" n'ont plu guère de choix que la résignation. Analyser le comment et le pourquoi de l'errance médicale nécessiterait un ouvrage entier ; mais il y a quelques jalons essentiels sur lesquels se fonde toute la différence de ce que le Dr Hamer a appelé la MEDECINE NOUVELLE.

L’INFORMATION est devenue un outil très puissant mais qui n'a pas de sens en lui-même : il n'en a que par l'usage que l'on en fait. En médecine cette information est limitée à ce qui est mesurable et digéré par des machines de plus en plus perfectionnées. Mais il en sort des étiquettes de plus en plus grandes et nombreuses ; et surtout plus froides et plus inquiétantes pour les yeux et les oreilles non préparés. Dans la nouvelle approche, l’information vient tout autant du malade. C'est lui qui la donne au praticien dont les connaissances propres l'aideront à comprendre sa maladie.

 

La COMPREHENSION d'un problème est souvent indispensable à sa solution. Dans le discours scientifique, l'explication de la maladie est évacuée au profit d'une description dont la complexité exclut le profane. Il en subit par contre les retombées hypermédiatisées, avec comme conséquence, la multiplication des conflits, par cercle vicieux et impact iatrogène. Dans la nouvelle approche, la compréhension est primordiale : elle se construit par l'échange mutuel et renoue le patient avec son instinct naturel de survie.

La RELATION HUMAINE fait en principe partie de l'art de guérir. Mais peut-on encore parler de vocation dans l'ordonnance des examens, la lecture synthétique de leurs résultats et la prescription consécutive de médicaments ? La culture est si bien ancrée que c'est le patient lui-même qui demande diagnostic et traitement. Mais avec quel espoir de guérir si cette demande - et la réponse empressée de la médecine - implique l'aveuglement sur l'origine de sa souffrance ? Dans la nouvelle approche, l'individu qui aura compris que la maladie est due à un conflit, demandera de l'aide non pas aux machines mais d'abord à un autre être humain.

La technique au service de l'homme, la démystification d'un savoir caché, le partage respectueux des connaissances mutuelles, la relation pour aider à se guérir, l'absence de panique inutile, la liberté de réflexion et de choix... il y a de quoi craindre l'effondrement d'une tour de Babel. Reste la question pour tous les malades : cela en vaut-il la peine si c'est pour assister à la réappropriation de la santé ?

BIBLIOGRAPHIE


La plupart des ouvrages du Dr Hamer ont été traduits en français ou sont en cours de traduction.

GENESE DU CANCER est une brochure de 80 pages résumant ses découvertes mais qui porte surtout sur le phénomène cancéreux.

L'INFARCTUS, MALADIE DE L'AME est une brochure de 40 pages expliquant l'infarctus cardiaque.

FONDEMENT D'UNE MEDECINE NOUVELLE est un ouvrage de référence de 700 pages. Il est abondamment illustré de cas cliniques et de photographies de scanners ainsi que de multiples schémas et tableaux qui en font aussi un guide pratique.

LE SIDA est une brochure de 63 pages traitant principalement de cette affection. On y trouvera aussi un résumé de sa pensée ainsi que le témoignage d'un virologue américain.

INTERVIEW DU DR HAMER est une brochure de 38 pages dans laquelle il répond à 28 questions précisant sa conception de la Médecine Nouvelle.

 

 

LE TABLEAU SYNOPTIQUE de la MEDECINE NOUVELLE présente de façon systématique toutes les pathologies. Il met en évidence les relations entre chaque tissu organique, l'origine embryologique, le conflit, la localisation cérébrale, les manifestations cliniques en 1°et 2° phases, le sens biologique en fonction des phases.

KURZFASSUNG DER NEUEN MEDIZIN est un ouvrage de grand format de 218 pages. Comprenant beaucoup d'illustrations, il reprend l'ensemble de ses travaux. L’édition française est prévue pour 97.

CELLER DOKUMENTATION est aussi un livre au grand format de 332 pages. Il contient une étude très approfondie de huit cas cliniques suivant les lois biologiques. La traduction est en cours.

TABLE DES MATIERES


INTRODUCTION: POURQUOI L'IMPORTANCE DE CES DECOUVERTES ?

LE DOCTEUR RYKE GEERD HAMER

PREMIERE PARTIE : LES LOIS BIOLOGIQUES

Première loi. Les relations entre le psychisme, le Cerveau et les Organes ; Origine psychique de la maladie

Deuxième loi. Les deux phases de la maladie.

Troisième loi. La nature des symptômes en fonction des deux phases

Quatrième loi. Le rôle des microbes

Autres découvertes

L’impact des symptômes et des conceptions médicales

Les changements dans le diagnostic et la thérapeutique

 

            DEUXIEME PARTIE : MALADIES ET CONFLITS

Généralités

Le cancer

La peau

Le système articulaire

Le système cardiovasculaire

Le système respiratoire

Le système digestif

Le système urinaire

Le système génital

Le système glandulaire

Les organes des sens

La sclérose en plaques

Le sida

Allergies et maladies immunitaires

Les troubles mentaux

EPILOGUE

BIBLIOGRAPHIE

ORIGINE ET MECANISME DES CANCERS ET AUTRES MALADIES :

LES DECOUVERTES DU DOCTEUR R. G. HAMER

Conférence par le Dr. M.Henrard / 16 septembre 1994 à Bruxelles

NOTE EXPLICATIVE : Cette conférence avait été entièrement improvisée sur base d’un petit canevas d’une feuille, et sa transcription littérale à partir des cassettes, se révélait illisible. J’y ai donc apporté quelques modifications : améliorer surtout le style pour le rendre plus présentable, supprimer les redites trop fréquentes, compléter plusieurs explications, combler quelques oublis (notamment sous forme de notes entre parenthèses). J’en ai gardé la longueur d’origine (une cinquantaine de pages), d’où l’ajoute d’une une mini table des matières qui permet de retrouver plus vite les grandes divisions, et d’aller directement aux exemples.

Introduction

1ère loi : l’origine des maladies

2ème loi : les deux phases de la maladie

3ème loi : la nature des symptômes dans les deux phases

4ème loi : le rôle des microbes

Conséquences sur le diagnostic et le traitement

Exemples

BROCHURE

 Introduction

       Il y a beaucoup à dire à propos des découvertes du Dr. Hamer et je voudrais faire passer le plus possible de notions en une soirée. Cette conférence sera donc forcément vulgarisée. Je l’ai structurée en supposant que les gens ne connaissaient pas son œuvre, de façon à la rendre compréhensible par tous.

       Je commencerai d’abord par les 4 principales lois biologiques qu’il a mises en évidence, ce qui suffit amplement pour juger de l’importance de ses découvertes. Mais l’ensemble de son œuvre, qui ne cesse d’augmenter, en explique 5 ainsi que différentes règles mais qui ne sont ni indispensables, ni même possibles d’aborder dans le cadre d’un exposé succinct. Ensuite, je résumerai brièvement les conséquences que ces lois apportent du point de vue diagnostic et du point de vue thérapeutique. Dans la troisième partie, je vous raconterai des cas vécus dans ma clientèle. Je déformerai légèrement ces cas, mais pas sur l’essentiel, parce qu’il y a peut-être dans la salle des personnes dont je parlerai ou qui les connaîtraient. Nous ferons alors un break, puis j’essayerai de répondre à toutes les questions.

       Avant de rentrer dans le vif du sujet, je voudrais prendre deux précautions oratoires. La première est pour éviter un malentendu, car si les travaux du Dr.Hamer sont peu connus, ils commencent quand même à se répandre, et au prorata de cette progression, des malentendus s’installent. C’est pourquoi je tiens à préciser que son œuvre et ses découvertes ne sont pas à proprement parler une méthode de soins, une méthode thérapeutique à opposer à d’autres thérapies ; même si elle a des conséquences importantes et incalculables sur la thérapeutique. L’œuvre du Dr. Hamer est en fait un système explicatif de la maladie , de toutes les maladies quelles qu’elles soient, de la plus bénigne aux plus graves. Bien sûr, ce n’est pas une explication du phénomène de la vie et de la mort, parce cela dépasse de loin la médecine pour déboucher sur la philosophie et la métaphysique, mais c’est une explication qui traite de tout ce qui peut se passer dans le corps humain au cours de la maladie. Et si je vous dis cela, c’est pour éviter des fréquentes questions du genre : quel résultat obtient-on avec la méthode Hamer ? Quel pourcentage de guérison obtenez-vous avec cette méthode par rapport à telle autre méthode de médecine alternative etc.? Ces questions n’ont aucun sens et vous allez le comprendre au fur et à mesure de la soirée.

       La deuxième précaution oratoire est la suivante : le contenu de cette œuvre peut être, d’une part très facilement compréhensible d’un point de vue intellectuel, mais par contre très difficilement assimilable et praticable aussi bien chez le patient qu’au niveau du médecin. Et je voudrais m’expliquer en deux ou trois minutes sur cet apparent paradoxe. Pourquoi très facilement compréhensible au niveau intellectuel ? Parce que ces lois sont simples, logiques, cohérentes et qu’un résumé serait aisément abordable pour un adolescent. Par contre, cette découverte est très difficilement assimilable pour deux motifs.

       Le premier est que dans cette approche de la maladie, on ne tient pas seulement compte de symptômes des organes, mais également de la vie psychique, émotionnelle, de tout le vécu du malade. Dans l’interrogatoire d’un patient, dans la relation qu’on aura avec lui, on va entrer dans sa vie, dans l’intimité de son histoire et parfois même dans son jardin secret. Il y a une implication dans cette approche médicale, qu’il n’y a pas dans l’approche classique, laquelle ne s’occupe en général que du corps. C’est absolument essentiel et ce côté impliquant, tous les patients ne peuvent pas l’accepter. Il est plus facile de dire : " Docteur, j’ai une sciatique ou je ne digère pas bien ; j’ai un cancer à tel organe". Mais la démarche qu’a mise au point le Dr. Hamer est de découvrir les causes et le processus qui mènent à cela et donc d’investiguer dans la vie plus personnelle des gens. Et ce n’est pas toujours évident non plus pour le médecin de leur poser les questions indispensables et de les secouer, émotionnellement parlant.

       Le deuxième motif, tout aussi important, est que les conclusions auxquelles nous aboutirons en suivant ces découvertes des lois biologiques qu’il a mises en évidence, sont très différentes des conclusions de la médecine classique, souvent à 180 degrés. Et cela va bousculer très fortement toutes les idées reçues, toute notre culture médicale, tous les dogmes que l’on croyait acquis et créer souvent une confusion importante chez les patients. Et je ne jetterais la pierre à aucun médecin qui, ayant pris connaissance de ces travaux, ne veut absolument pas s’engager dans cette voie parce que cela lui ferait remettre en cause la plupart de ses croyances. Ici, je voudrais déjà vous donner un tout petit aperçu de ces différences avec trois exemples choisis à dessein.

      - On peut très bien accueillir en consultation quelqu’un chez qui on vient de trouver un cancer et à qui on propose une opération, de la radiothérapie et peut-être même de la chimiothérapie ; donc un cas considéré comme grave. On applique les lois biologiques et après avoir fait ce travail, comme je vais vous l’expliquer, on peut aboutir à la conclusion que ce qu’il y a à faire pour traiter cette personne c’est … ne rien faire du tout ! Ni opérer, ni irradier, ni chimiothérapie. Cela parce qu’il n’y a pas de cancer évolutif et qu’il n’y a pas à s’inquiéter. La seule chose à faire sera de bien tout expliquer à la personne et de la rassurer. Il est évident qu’entre ce rien faire et ce que cette personne était destinée à vivre comme thérapeutique, c’est plus qu’une nuance ; ce sont deux chemins radicalement opposés. Or ce scénario n’est pas rare du tout.

      - Autre exemple : la médecine classique enseigne que la leucémie est un cancer du sang, un cancer particulièrement grave et dont la thérapeutique classique est par conséquent incisive : la chimiothérapie à répétition et qui va souvent aboutir à une greffe de moelle osseuse. Or, quand on suit les lois biologiques, on comprend très bien que la leucémie est au contraire un remarquable mécanisme biologique prévu par la nature : un mécanisme de guérison d’une maladie du sang qui était antérieure à la leucémie. Si on s’acharne alors avec des moyens thérapeutiques très puissants, à lutter contre la guérison qui est vitale pour l’individu, quelles vont être les conséquences ? Je vous laisse tirer des conclusions. Encore une fois ici, nous nous trouvons en désaccord complet avec les dogmes et avec les attitudes thérapeutiques classiques de la médecine.

       - Dernier exemple encore plus fort pour vous montrer la différence de longueur d’onde entre les deux conceptions : les symptômes et les maladies, les pathologies que peut présenter quelqu’un qui est séropositif ou étiqueté comme sidéen. Ces symptômes n’ont rien à voir avec le virus HIV et avec une déficience immunitaire. Voilà un discours inacceptable : allez dire cela à un médecin ! On planche depuis plus de dix ans aux quatre coins de la planète, pour essayer de comprendre le rôle de ce virus HIV et son aboutissement final au sida. Le résultat pratique est égal à zéro, mais en suivant les lois biologiques, les symptômes d’un sidéen sont explicables au même titre qu’un rhume, un eczéma, une hémorroïde, un cancer ou une sclérose en plaques.

       Toutes les pathologies sont expliquées et comprises avec les mêmes lois, avec le même raisonnement, et avec la même approche. C’est une simplification considérable de toute la médecine mais une conception qui renverse absolument tous les dogmes, tous les tabous qu’on a au niveau du cancer, des métastases, le dogme au sujet des maladies évolutives, les dogmes de la contagion, des vaccins etc. Je vous dirai que presque tout est remis en cause. C’est pour cela que ce message est aussi très difficile à faire passer et que beaucoup de patients ne peuvent pas l’accepter. Tout le monde peut accepter qu’il y a une relation entre le moral et la maladie. On le dira d’ailleurs : quelqu’un qui a meilleur moral a plus de chance de s’en sortir dans telle maladie. Et puis il y a les expressions populaires: je me suis fait de la bile, du mauvais sang etc. Mais la démarche du Dr.Hamer va beaucoup plus loin. Elle va recréer tous les liens qui existent entre le vécu précis et personnel d’un patient et les symptômes qu’il présente, et cela dans tous les cas de pathologies. Hormis bien sûr les maladies génétiques qui sont un vice de fabrication, et celles manifestement dues à des agressions externes : les traumatismes physiques par accident, les intoxications, les irradiations comme le phénomène à Tchernobyl etc. Mais à part ces affections provoquées par des agents externes, toutes les maladies sont dues à notre histoire, à notre vécu. Le paradoxe valait la peine d’être précisé car le patient peut se retrouver assis entre deux chaises, avec deux discours tout à fait différents. En pensant à vous-même, que feriez-vous si l’on vous diagnostiquait un cancer ou une leucémie chez votre enfant ? Mon but est de faire connaître des découvertes permettant de choisir en essayant de recueillir le maximum d’informations, et pas seulement celles dont les médias nous inondent.

1ère loi

       La première loi a été baptisée par le Dr. Hamer LA loi d’airain du cancer. Je tiens à garder une bonne partie de son jargon et garder l’appellation qu’il a donnée à ses lois. Pourquoi Loi d’abord ? Parce que son œuvre est entièrement empirique. Ce ne sont pas des théories, ni des hypothèses. Il a tiré ses conclusions de l’observation rigoureuse de faits qui se répétaient constamment. Vu l’une des précautions oratoires prise au début, je ne vous demande pas de me croire ce soir, mais de vérifier par vous-même, ce qui est d’ailleurs une des conditions qui permet d’assimiler ses travaux. Pourquoi airain ? Parce que l’airain est un alliage particulièrement puissant et que cette loi étant la première qu’il a découverte, et le pivot de toute son œuvre, elle fut particulièrement vérifiée. Pourquoi cancer ? Parce qu’il a commencé ses recherches avec le cancer mais il a continué avec toutes les autres affections. On pourrait très bien dire : Loi d’airain de toutes les maladies.

       Que nous enseigne cette loi d’airain ? Que dans tout processus pathologique entre en considération une triade d’éléments que sont : le psychisme, le cerveau et l’ensemble des autres organes ; trois éléments qui fonctionnent toujours en synchronisation. Mais la naissance d’une maladie commence dans l’élément psychique. C’est-à-dire qu’il y a un problème au niveau du psychisme et qui va avoir une répercussion sur le cerveau. Celui-ci étant l'ordinateur qui gère l’ensemble des organes, la perturbation au cerveau va provoquer un dérèglement quelque part dans notre corps. Donc cela commence dans le psychisme mais comme les trois éléments travaillent en synchronisation, c’est dès que le psychisme est atteint, à la seconde même, si on a subi un drame ou un choc émotif, que dans le cerveau, il y a une perturbation et immédiatement, en même temps, répercussion dans nos organes. N’oubliez pas cette notion de synchronisation : elle est importante et nous y reviendrons.

       Première précision: qu’est-ce qui se passe exactement dans le psychisme, car on pose souvent la question suivante : qui n’a pas de tracas, de difficultés et pourtant tout le monde n’est pas malade pour autant ? Il est évident que ce ne sont pas les petits soucis de la vie quotidienne qui nous rendent malades. Il faut un scénario psychique bien particulier dont je vais vous expliquer les différents paramètres. Le Dr. Hamer a donné à cet élément déclenchant la maladie le terme de conflit biologique, une expression dont l’importance justifie un développement assez complet.

       Conflit est un terme très générique. Il concerne un problème d’opposition, d’antagonisme, de tension etc. et s’adresse à des éléments aussi variés que des nations, générations, individus, matériels etc. Par contre, l’adjectif " biologique " restreint son impact sur notre état de santé … puisque nous parlons ce soir de maladie. Voyons-en en détails les différentes caractéristiques.

       - Disons d’abord ce qu’il n’est pas, c.-à-d. ces multiples désaccords, tensions, disputes qui font partie du quotidien de tout un chacun et qui sont inévitables dans nos différences de caractère. Parlons plutôt ici de conflit " psychologique " et nous n’avons pas besoin de la psychologie et de ses règles pour comprendre les conflits biologiques. Mais d’autre part, on ne peut pas se passer de ce qui est perturbé au niveau psychique.

       - Ce n’est pas non plus le résultat d’une accumulation de problèmes ou difficultés que nous n’arrivons plus finalement à gérer, ou - pour reprendre une expression souvent utilisée - la goutte qui a fait déborder le vase. C’est toute la différence avec une " toile de fond " qui ne nous rend pas malade puisque nous la supportons parfois depuis fort longtemps. Et pour reprendre la métaphore de la goutte, je dirais plutôt que le conflit serait de verser le contenu d’une casserole dans un verre : peu importe que celui soit vide ou plein, dans tous les cas, c’est la submersion ! Voyons maintenant les conditions précises du conflit biologique.

       - Il a débuté bien sûr par un événement péniblement vécu au niveau du psychisme mais il faut en plus que cette expérience revête un aspect de choc, d’imprévu : un côté imparable et déstabilisant que le Dr. Hamer décrit comme un effet de contre-pied devant lequel on ne peut réagir par nos ressources psychiques du moment. (note : Le Dr.Hamer a donné à ce choc le nom de DHS, initiales de Dirk Hamer Syndrome, en souvenir de son fils Dirk dont la mort tragique fut à l’origine de son propre cancer.) En d’autres mots, il consiste en un point de rupture par rapport à notre rythme de vie quotidien, qui va laisser des traces dans notre psychisme comme un problème non résolu et que nous ressasserons par après, à la recherche d’une solution. Je vais prendre une simple image qui peut vous aider à comprendre cette notion de choc. Si je dis à telle personne de l’assistance : quand vous allez sortir d’ici, vous allez rencontrer un grand ami que vous n’avez plus vu depuis six ans et vous aurez tendance à lui sauter dans les bras, plein de joie ; mais je vous préviens, il va vous insulter. Et supposons que je parvienne à convaincre cette personne. Quand elle sortira, elle aura pu anticiper la chose et il n’y aura pas de choc. Par contre, si elle sort et qu’elle ne le sait pas, elle va à la rencontre de cet ami et lui exprime sa joie : " Je suis content de te revoir, cela fait des années.. " Mais elle est interrompue par la réponse : " Fiches le camp, je n’ai pas envie de te voir, je t’ai assez vu ! " La personne peut en faire un conflit de se sentir rejetée parce que c’est quelque chose qui lui arrive de douloureux et de totalement imprévisible. Déstabilisée sur le coup, elle ne peut gérer cette expérience par une réaction et un comportement habituels chez elle.

       - Il faut aussi que ce conflit soit impliquant pour nous-mêmes et donc que le choc ne soit pas vécu seulement comme un coup du sort, auquel de toute façon nous n’aurions rien pu changer. Le meilleur exemple que je pourrais prendre, pour faire comprendre cet aspect, est le deuil : une des souffrances que l’être humain peut vivre parmi les plus importantes. Et qui dans sa vie n’a pas connu ou ne connaîtra un jour le deuil d’un être cher ? Or, la maladie que quelqu’un va développer après un conflit est proportionnelle à l’intensité de ce conflit. Si le deuil était un conflit, tout le monde développerait une maladie grave. Or, c’est une petite minorité de personnes qui en développent une, après le deuil par exemple de leur conjoint. Il faut se sentir en partie ou totalement responsable de la mort d’un autre, pour qu’il y ait conflit, parce que là, on se sent impliqué. C’est cette implication personnelle qui provoque un sentiment de nous sentir déchirés en nous-mêmes et nous pousse par un ressassement continuel à trouver une solution au conflit. Dans ce ressassement, l’isolement est un facteur aggravant. Si on a l’occasion de parler de son problème, de l’exprimer, de vider une grande partie des émotions que l’on a vécues, on a plus de chance d’atténuer le conflit. Mais cela est valable pour n’importe quel état d’âme et le choc à l’origine du conflit est lui-même toujours vécu dans l’isolement.

       - On doit enfin ajouter que la teneur du conflit doit être quelque chose d’important, je dirais même de vital. Mais cette fonction vitale peut n’être que très légèrement touchée, ce qui ne provoquera qu’un tout petit conflit. Ceci permet de comprendre que quand on recherchera le conflit chez quelqu’un, il faut essayer de trouver l’axe vital qui a été touché chez lui. Par exemple : un axe vital, c’est le sentiment de sa valeur. Si un être humain n’a plus aucun sentiment de valeur de lui, il ne pourra plus vivre parce qu’il ne pourra plus agir. Donc, pour faire un conflit de dévalorisation, il faut que cet axe soit touché. Mais je ne vais pas faire un conflit de dévalorisation si on me vole ma montre parce que ce n’est pas vital pour moi. L’enjeu doit être ressenti comme suffisamment important pour qu’on se sente divisé, opposé en soi-même, qu’on le ressasse sans cesse et qu’on cherche à en sortir.

       A partir du moment où le conflit a démarré, qu’est-ce qui se passe de manière synchrone aux trois niveaux de la triade ? Sur le plan psychique, nous en avons déjà parlé : c’est le ressassement douloureux du conflit à la recherche d’une solution. Sur le système nerveux, il y a deux conséquences. La première est ce qu’on appelle en médecine classique, un état de stress. C’est-à-dire que la personne confrontée à son conflit va brancher son système nerveux de façon prépondérante sur ce qu’on nomme l’état orthosympathique. Rappelons ici un rythme fondamental du système nerveux. Il travaille suivant une balance, une sinusoïde qui, à l’état normal, fait que pendant la journée, nous sommes plus actifs et attentifs, et la nuit, nous avons un ensemble de modifications dans notre organisme, qui fait que nous récupérons. Nous passons ainsi d’un état d’activité et parfois même d’une certaine combativité mais qui n’est pas conflictuelle, à un repos bien mérité ! Dès le début du conflit, le système nerveux va rester plus en éveil que d’habitude et ne va plus permettre cette récupération normale, que chacun fait tous les soirs au moment d’aller dormir. Il va donc y avoir toute une série d’altérations comme par exemple, une plus grande nervosité, une plus grande agitation, une tension qui va augmenter. La personne va moins manger, va maigrir si le conflit est important, va avoir une augmentation de certaines sécrétions hormonales, l’adrénaline, la cortisone, etc. Ces troubles physiologiques ne sont pas spécifiques d’un conflit particulier. C’est simplement ce qu’on appelle en médecine l’état de stress. Et ce stress est heureusement prévu par la nature, parce que sinon, la personne ne pourrait pas résoudre son problème. Malgré ses désagréments, cet état n’est pas en soi quelque chose d’absurde. C’est au contraire donner à la personne les moyens physiologiques dans son corps, lui permettant d’agir, de combattre davantage pour trouver une solution.

       La deuxième conséquence au niveau du système nerveux est une atteinte dans une zone précise du cerveau, dont la localisation dépendra du type de conflit. Ne me demandez pas ce qui se passe exactement à cet endroit du cerveau dans les cellules atteintes, je n’en sais rien. Là-dessus, on peut faire des théories, des hypothèses. On le constate simplement et je vous ai dit il n’y a pas de théorie. C’est de l’empirisme pur, mais un empirisme qui n’est jamais pris en défaut. Au départ de toute maladie, on trouve un conflit et une modification cérébrale. (note : une modification qui est notamment repérable au scanner.) Or chaque zone, chaque endroit du cerveau gère un organe particulier et donc, l’organe qui va être touché dépend de la partie du cerveau touchée. Ce qui déterminera l’aire cérébrale perturbée est la coloration subjective du conflit, la façon dont le conflit a été vécu.

       Je prendrai l’exemple très pédagogique que le Dr.Hamer cite souvent : celui de la femme qui apprend, de façon inattendue bien sûr, qu’elle est trompée par son partenaire. Constater son infortune conjugale est seulement l’événement. Si elle rentre en conflit biologique parce que pour elle c’est très important, la question essentielle, la clé pour comprendre quelle va être sa pathologie, est de savoir quel est le ressenti personnel, subjectif du conflit. Comment a t-elle vécu ce choc ? J’évoquerai quelques possibilités. La femme pourrait vivre ce qu’on appelle dans notre jargon, un conflit du nid c.-à-d. la déstabilisation de la famille, du cocon, du foyer et elle voit déjà les enfants ballottés et son foyer qui s’écroule. Ce ressenti-là va toucher la partie latérale du cervelet et elle développera une pathologie au sein éventuellement étiquetée cancer si le conflit est important. Mais elle pourrait avoir un tout autre ressenti. Elle pourrait ne pas voir une destruction de son nid mais avoir un conflit de frustration sexuelle parce que les rapports intimes allaient bien avec son partenaire et éprouver cela comme une frustration essentiellement sexuelle. A ce moment, l’impact au cerveau sera la partie péri-insulaire gauche du cerveau, soit une toute autre région qui régit le bon fonctionnement du col utérin et donc, cette femme fera une pathologie du col utérin. Et les pathologies sont toujours proportionnelles à la durée et à l’intensité du conflit. Si elle a fait un petit conflit du nid qui n’a duré que deux ou trois mois, elle n’aura qu’une toute petite tumeur qui va s’arrêter. Si le conflit se prolonge deux ans, elle aura une tumeur de la taille d’une mandarine. Pareil, si le conflit de frustration sexuelle est très important, on aboutira à un diagnostic de cancer. Mais le ressenti pourrait être encore différent : ne pas voir la destruction de son foyer parce que ce foyer, elle n’y croyait plus beaucoup ; ne pas vivre de frustration sexuelle soit parce que la sexualité s’était déjà éteinte avec son mari ou qu’elle-même ait un amant ou en tout cas, ce n’est pas ça qui était important. Elle pourrait éprouver que c’est quelque chose d’infâme, que c’est un tour de cochon que lui a joué son mari. Cela va cibler une autre partie du cerveau et développer une pathologie au niveau du tube digestif ; elle va faire, par exemple, une colite ou une autre affection du colon. Elle peut encore avoir un autre ressenti : celui d’une dévalorisation. Elle se dit : si mon mari va avec une autre, c’est que moi, je ne vaux pas grand-chose. Le relais au cerveau est ici la moelle cérébrale qui régit les os, et la pathologie sera osseuse. On pourrait donner pour un même événement une vingtaine de conflits possibles avec une vingtaine de pathologies différentes. Sans conflit biologique, il n’y aura pas de maladie mais la femme peut faire plusieurs conflits en même temps avec les affections correspondantes.

       Tout ici est affaire de subjectivité et on ne peut pas prévoir comment la personne va réagir. S’il est important de connaître ce qui s’est passé dans la vie de quelqu’un, parce qu’il s’est bien passé quelque chose pour que la personne fasse un conflit, il est encore plus précieux de comprendre quel était le ressenti du conflit car c’est lui qui va déterminer l’aire du cerveau. Et c’est cela que le Dr.Hamer a mis en évidence. Il a codifié sur plus de 10.000 cas chaque localisation au cerveau en rapport avec chaque type de conflit. Et pas avec des événements ! Il n’a jamais dit que toute femme trompée va faire telle pathologie ; que tout homme qui a perdu son travail va faire telle maladie. Il a mis en évidence un rapport que je n’ai jamais pris en défaut, entre un ressenti qu’il faut aller chercher en discutant avec le patient, ce qui n’est pas toujours évident, une zone du cerveau perturbée et l’atteinte d’un organe. Il a donc établi le circuit dans la triade pour tous les conflits. C’est infiniment plus précis qu’une relation vague comme avoir un bon moral ou pas, s’en faire ou pas…

       Je voudrais aussi insister sur le fait que pour comprendre un conflit et le ressenti du choc qui l’a mis en route, il y a toujours intérêt à rechercher le ressenti le plus fondamental, le plus " tripal " que le patient a vécu. C’est la raison pour laquelle le Dr.Hamer présente souvent le conflit en terme animalier, parce que c’est encore la meilleure façon de le comprendre. Un conflit n’est pas quelque chose d’idéalisé. C’est toujours quelque chose d’émotionnel, mais des émotions fondamentales et vitales pour soi. Par exemple, il n’est pas vital pour quelqu’un de réaliser tel projet professionnel, mais s’il le rate, ce qui peut être vital, c’est qu’il se sente dévalorisé. C’est ce ressenti de dévalorisation qui compte et non un " jugement " à posteriori et plus intellectualisé d’échec. Il faut aller rechercher l’émotion qui l’a vraiment perturbé, au-delà des événements et là, nous allons toujours tomber sur des ressentis psychiques qui sont vraiment de base : peurs, dévalorisation, dégoût, rejet, menace, rivalité, entrave, souillure, dépossession etc. Ces émotions sont finalement les mêmes que pour l’animal dont le cerveau se rapproche du nôtre, et les lois biologiques s’appliquent tout autant au règne animal. Simplement, chez l’être humain, la sphère psychique est beaucoup plus vaste et donc l’occasion de faire des conflits est beaucoup plus fréquente. Mais au niveau du cerveau et du corps, cela se passe de la même façon chez l’homme que chez l’animal.

       Prenons quelqu’un qui fait un conflit de territoire. Le territoire chez l’animal, c’est simple. C’est un espace qu’il va marquer par ses défécations ou ses mictions, et il peut faire un conflit s’il voit un autre animal qui vient sur son territoire ou qui touche à ses femelles s’il est chef de meute. Mais chez l’être humain, le territoire est beaucoup plus vaste. C’est tout son champ d’action, c’est toute sa liberté qui s’arrête là où commence la liberté d’autrui. Dans le territoire d’un être humain, il y a d’une part sa sphère privée, son conjoint, ses enfants, ses objets qui lui appartiennent, jusqu’à sa voiture. Un homme peut faire un conflit de territoire par exemple parce que sa femme l’a quitté - elle a déserté son territoire - et ce sera souvent un cancer du poumon. Tandis qu’une femme fera plus souvent un conflit du nid avec répercussion sur le sein. Et si sa voiture était très importante pour la représentation de son territoire, une griffe à cette voiture peut aussi provoquer un conflit de territoire ! Ensuite, il y a toute l’extension socioprofessionnelle, le métier de quelqu’un. Il peut tout aussi bien faire un conflit de territoire parce qu’on l’a mis à la porte de l’entreprise où il travaillait. Pour un conflit de territoire particulier, il y a des nuances : la menace du territoire, son intrusion, son marquage, les querelles frontalières, le conflit de devoir se battre pour le protéger etc. Chacune de ces nuances, touche un endroit différent au cerveau, avec la pathologie correspondante. A partir du moment où il y a par exemple un conflit de menace ou de déstructuration du territoire, la cible au cerveau est la même pour l’homme et l’animal et la pathologie sera la même : une pathologie bronchique. Si c’est le conflit de devoir se battre pour regagner son territoire ou le protéger, la cible est la même, que ce soit un balayeur, un astrophysicien ou un yogi, peu importe ; que ce soit un cerf, une souris ou un chien, cela ne change pas ; c’est la même cible, le même relais au cerveau : une attaque cardiaque avec un infarctus par après. Ce qui change entre l’homme et l’animal, c’est au niveau psychique. Le psychisme de l’homme, je vous l’ai dit, étant beaucoup plus vaste, il a plus de motifs de faire un conflit que l’animal qui vit beaucoup plus proche de son instinct et là l’enjeu est plus limité : manger, protéger son territoire, sa progéniture. L’animal domestiqué, lui, vit déjà plus de conflits parce qu’il partage la vie de l’individu humain avec les relations que cela entraîne.

2ème loi

       Une fois que le conflit a démarré et que la maladie a commencé, c’est l’histoire du conflit qui sera l’arbitre de l’évolution de la maladie. Cela nous amène à passer à la deuxième loi : la loi des deux phases de la maladie. Ici, pas de jargon particulier à expliciter. Cette deuxième loi nous enseigne que dans toute maladie, de la plus petite à la plus grave, il y a deux phases à considérer. La première commence dès le début du conflit, et nous avons vu dans la première loi, les modifications aux trois niveaux de la triade psychisme-cerveau-organes. La deuxième commence seulement si le conflit est résolu, mais ce qui est tôt ou tard le cas, dans la grande majorité des conflits, d’où l’importance de cette loi des deux phases. Nous verrons dans la troisième loi, la nature des symptômes au niveau des organes dans chacune des phases, mais examinons maintenant la seconde partie de ce qu’on peut déjà appeler une " maladie complète ".

       Quand le conflit se résout, on n’est pas du tout sorti de l’auberge pour autant. On a vécu un conflit pendant lequel un organe s’est abîmé : petits dégâts si le conflit a été léger ou court, gros dégâts si le conflit a été important ou a duré longtemps. Eh bien maintenant, on va réparer ! Tout cela est prévu par la nature, et cette seconde phase qu’est la réparation est aussi implacable, aussi naturelle, aussi spontanée, aussi mathématiquement prévisible que la première. Et elle se fait toujours aux trois niveaux de la triade.

       I ) Au niveau psychique, la personne éprouve un soulagement mais aussi une lassitude, une fatigue proportionnelle à l’intensité du conflit. Si l’on a eu un conflit pendant six mois, on peut avoir une telle lassitude qu’à la limite, on peut parfois mettre une étiquette de dépression. Ce n’est pas une vraie dépression. C’est plus exactement un " laissez-moi tranquille, fichez-moi la paix, j’ai eu tellement de soucis pendant six mois, si je pouvais momentanément aller dans une île déserte.. " Et c’est d’ailleurs souvent ce que fait l’animal. Il va dans son terrier, sa caverne pour réparer tous les dégâts qui se sont accumulés pendant la première phase. L’être humain par contre, est obligé lui, de continuer à rester opérationnel ou de le redevenir le plus vite possible.

       II ) Le système nerveux va se brancher maintenant de façon prépondérante sur le rythme complémentaire à celui de l’éveil et qu’on appelle l’état de vagotonie, d’où ce besoin de repos pour récupérer. Il va avoir besoin de dormir plus, l’appétit va revenir au prorata de la perte d’appétit qu’il avait eue avant, les taux de cortisone et d’adrénaline vont diminuer etc.

       La zone du cerveau qui avait été spécifiquement perturbée dans son fonctionnement, pendant la première phase conflictuelle, va aussi se réparer. Et là, les problèmes peuvent déjà surgir parce que la réparation du foyer cérébral implique un œdème, une congestion qui est une plus grande circulation sanguine, et donc un gonflement de l’endroit qui a été atteint, gonflement qui provoque une compression à l’origine de multiples symptômes. Il y a aussi l’intervention du tissu glial, et ici quelques explications sur la composition du cerveau sont nécessaires.

       Le cerveau ne contient pas seulement les cellules nerveuses proprement dites que sont les neurones. La majeure partie est ce qu’on appelle la glie, un tissu qui se subdivise en différents types cellulaires et qui a pour rôle de nourrir le cerveau, de le réparer, d’en être tout le système logistique. Dans le processus de restauration, il y a une prolifération des cellules gliales à l’endroit où le conflit avait atteint le cerveau. Si le conflit a été très important et très long, cette réparation peut prendre une ampleur spectaculaire. On peut voir des taches énormes, visibles au scanner, avec une masse claire entourée d’anneaux sombres, ou bien simplement une grosse masse sombre. Là peut commencer le drame, parce que cela va être considéré par la médecine comme une tumeur au cerveau. Alors qu’il s’agit d’un processus de réparation, dont il faudrait se réjouir, puisqu’elle témoigne de la solution du conflit. Et si la pathologie en phase de conflit est un cancer, cette " tumeur au cerveau " sera considérée comme une métastase ! La personne qui était en phase de guérison va se retrouver dans un état encore bien plus grave qu’avant. Si on vous dit que vous avez un cancer avec métastase au cerveau, votre cancer n’est donc pas guéri mais au contraire gravement avancé. Résultat : vous entrez dans un état psychique encore bien plus dramatique que quand vous avez consulté au début pour votre premier cancer. J’introduis ici la notion, que j’essaierai de développer tout à l’heure, de ce que j’appelle l’impact iatrogène, c.-à-d. provoqué par la médecine.

       ( L’histoire qui suit peut être passée, mais je voulais quitter un moment l’aspect jusqu’ici théorique de l’exposé en l’illustrant déjà d’un premier exemple vécu qui donnerait un aperçu de la démarche pratique à laquelle aboutissent les lois biologiques.)

       Parmi tous les patients que j'ai vus atteints d'une tumeur au cerveau, je reçois une personne qui avait consulté un premier neurologue avec manifestement une tumeur cérébrale au scanner, du moins tumeur pour la médecine classique. Le neurologue lui dit : " Ce n’est pas tout à fait de mon ressort mais la meilleure chose à faire est d’irradier votre tumeur ". Le patient naturellement inquiet, demande un autre avis chez un deuxième neurologue : " Le meilleur traitement dans ce cas-ci, ce n’est pas d’irradier le cerveau, parce qu’il y aura des effets secondaires. On va faire simplement l’ablation de cette tumeur cérébrale ". Encore moins rassuré, il va voir un troisième : " Aucun problème Monsieur, votre tumeur est bien circonscrite. Le traitement que je vous propose est de faire une irradiation préalable, puis on vous enlève la tumeur et puis on fait une seconde irradiation ". Là, le patient panique de plus en plus, décide d’aller voir - c’est authentique ! - un quatrième médecin. Quelques jours avant de consulter ce quatrième médecin, il vient me voir. Je ne l’ai vu que deux fois et ne sais pas ce qui lui est arrivé par la suite. Je lui demande de raconter son histoire, et l’époque précise où l’on a découvert cette tumeur du cerveau. Il m’explique qu’il y a six mois, il a fait des crises d’épilepsie. A cette occasion-là, on a fait un scanner cérébral qu’il me montre, et on lui avait dit qu’il avait une tumeur au cerveau. J’ai réfléchi et me suis dit : il y a six mois, il fait de l’épilepsie. Or la crise d’épilepsie se situe en général au sommet de l’œdème. Ici, je vous passe les détails mais un tel œdème a du mettre un an à un an et demi pour se former et atteindre ce stade-là. En tous cas au minimum entre six mois et un an. Donc, s’il a mis six mois à un an avant d’arriver au sommet de l’œdème, c’est que son conflit a duré entre un et deux ans. Je fais le calcul et je demande simplement à ce patient : "  Je voudrais juste vous poser une question. Quel est le terrible drame que vous avez vécu il y a environ deux ans ou trois ans d’ici ? ". Le patient me regarde avec des yeux écarquillés : " Mais jamais aucun neurologue que j’ai consulté ne m’a demandé çà ". Je lui dis : " Non, personne ne vous demandera cela, mais je voudrais savoir quel est ce drame que vous avez vécu il y a deux ans et demi, trois ans. " Là, il a tout à fait changé d’aspect. Il était un peu décomposé. Il y a eu un moment de silence puis il me dit : " Docteur, vous ne savez pas ce que cela peut être d’entrer dans la chambre de son fils et de le voir pendu ! ". Je lui réponds que je peux le comprendre en voyant son scanner, et lui demande quand il avait repris une vie normale à la suite de ce drame épouvantable. Je lui ai demandé quand il a recommencé à sortir, à inviter des amis, à aller au cinéma, à sourire etc. Cela pour avoir des paramètres tangibles car le psychisme d’une personne ne se mesure pas et pour en connaître l’état, il faut poser des tas de questions sur son comportement, ses réactions, ce qu’il pense etc. Il m’a confirmé que pendant un an et demi, cela avait été un cauchemar pour lui. Qu’il n’avait pas cessé d’y penser et puis, progressivement, en quelques mois, il avait récupéré une vie normale. D’où la solution du conflit : l’œdème qui commence et atteint le stade critique avec l’épilepsie. Je lui ai expliqué tout cela en lui disant qu’il n’y avait pas de danger, que c’était un processus de récupération. Heureusement, la tumeur - entre guillemets - était bien visible, pas trop mal placée, et le patient n’avait que quelques tremblements dans une jambe ou dans une main, je ne me souviens plus. Et donc je lui dis : " Il n’y a rien à faire qu’à attendre. Endéans six mois ou un an, l’œdème aura suffisamment diminué et vous n’aurez plus de trouble ". Je ne l’ai plus jamais revu. Il a du consulter, je suppose, d’autres neurologues qui ont été plus convaincants. Mais ceci était pour vous donner un exemple de tumeur cérébrale.

       III ) Continuons par le troisième niveau de la triade. L’organe dépendant du foyer cérébral ne va pas rester avec les dégâts qui se sont accumulés pendant la phase conflictuelle et va également se réparer. Nous verrons dans la troisième loi la nature des symptômes qui s’y passent dans les deux phases. Il s’agit ici de préciser que la réparation organique est spontanément, biologiquement prévue par la nature et que la guérison n’est donc pas due à la médecine. Vous allez me dire : " A quoi sert la médecine, alors ? ". Elle sert à soulager, et le plus souvent en deuxième phase, parce celle-ci est en général beaucoup plus inconfortable au niveau des organes que la première. Nous allons le voir tout à l’heure avec la troisième loi. La partie thérapeutique de la médecine est utile pour aider le patient à traverser cette deuxième phase, en calmant des douleurs et différents symptômes qu’il peut présenter, mais elle ne va pas le guérir. La guérison n’est pas l’objet de la médecine parce que l’origine de la maladie est un vécu, et ce n’est pas un médicament, ou une intervention technique, qui va guérir un vécu. Dans cette approche, le médecin perd considérablement de son pouvoir. Ce n’est plus un guérisseur mais quelqu’un qui peut soulager et aider à se guérir en aidant le patient à solutionner son conflit si ce n’est pas déjà fait. Dans cette démarche - et nous en parlerons tout à l’heure au niveau thérapeutique - face à un patient, c’est d’abord savoir s’il est en première phase ou en deuxième. S’il est en deuxième phase, il faut lui expliquer, le rassurer et dans le travail de soulagement, toute thérapeutique est à priori possible. On peut utiliser celle qu’on a l’habitude d’employer. L’allopathe fera de l’allopathie, l’homéopathe de l’homéopathie, l’acupuncteur de l’acupuncture etc. mais ce sera pour aider le patient à traverser cette phase de réparation qui est, dans quatre vingt pour cents des cas environ, bien plus pénible à passer que la première phase. (note : les deux phases sont approximativement équivalentes en terme de durée, sauf bien sûr, s’il y a eu restimulation(s) dans la deuxième.)

       Ce que je voudrais encore vous dire, c’est que dans la solution d’un conflit, il y a beaucoup de scénarios possibles. Vous pouvez avoir un conflit très bien limité dans le temps, qui a duré par exemple quelques jours, une semaine, deux mois non stop, et puis clairement résolu en quelques jours ou une semaine. Dans ce cas, vous aurez deux phases bien nettes. La première avec les symptômes de stress et les dégâts qui s’installent dans l’organe, la deuxième phase bien précise : le patient soulagé est las, fatigué, avec tous les symptômes de la réparation. Ca, c’est le scénario des maladies aiguës : une angine, une bronchite, une cystite ; en général un conflit pas trop long comme la pathologie qui l’accompagne. Mais les choses ne sont pas aussi simples parce que l’on peut très bien avoir des restimulations de son conflit pendant la phase où l’on répare. Alors, on fait trois pas en avant, un pas en arrière et puis on recommence. On peut avoir aussi plusieurs conflits dont l’un est encore en activité et l’autre résolu, et cela devient plus difficile pour évaluer. Il peut y avoir de nouveaux conflits qui apparaissent alors qu’on est en train d’en solutionner un. Tout est alors beaucoup plus complexe au niveau des symptômes. Le conflit peut aussi être ce que l’on appelle en balance, c.-à-d. qu’avec l’usure du temps, ou bien parce que l’individu s’est plus ou moins, mais pas totalement, accommodé avec son conflit, on se retrouve devant un conflit ni franchement en activité ni franchement résolu. L’image de la balance exprime bien cet équilibre qui peut être plus ou moins faible et précaire. Il y a variabilité des symptômes : je sens mon épaule mais de temps en temps, et pas très fort. Tandis qu’une forte crise de périarthrite où on a l’épaule complètement " gelée " et très douloureuse pendant deux ou trois jours, et quinze jours après, on peut à nouveau conduire, ça c’est un conflit qui a bien commencé à un moment précis, résolu complètement, rapidement et qui vous donne une pathologie brutale, courte mais à terme fixe. Enfin, la balance peut être tellement peu évidente, à la limite de l’équilibre, que l’on parle de conflit en latence : ni actif, ni résolu mais comme mis au frigo, aux archives. La personne a évacué le contenu émotionnel du problème qu’elle a eu à l’époque. Par exemple, elle a eu un conflit en briguant une promotion professionnelle, s’est sentie dévalorisée, entravée. Plus tard, elle se dit : " Oh zut, cela n’a plus d’importance ! ". Le conflit devient latent parce qu’elle n’y pense plus mais il pourrait reflamber s’il y a de nouveau moyen d’avoir une promotion et qu’elle remonte sur le ring.

       Comparons deux scénarios très opposés. Un conflit peut être résolu de façon expresse : si c’est la peur de manquer d’argent parce que vous avez beaucoup de dettes, à la seconde même où vous aurez gagné au loto ou que vous recevrez un recommandé vous avertissant que vous avez hérité, le conflit est résolu. Pas besoin de travail personnel de décision ou de changement de point de vue, les événements s’en chargent. Par contre, si c’est une conjugopathie - je veux dire un problème de couple - ce genre de conflit peut mettre parfois des semaines ou des mois à se résoudre, avec des hauts et des bas, des restimulations. Un couple peut résoudre un conflit qu’il a eu pendant un an et mettre des semaines à le résoudre progressivement, et enfin avoir la solution durable. Au prorata du conflit qui se résout, on voit apparaître des symptômes correspondants et quand le conflit sera tout a fait résolu, il y aura une accélération des symptômes de deuxième phase mais qui s’arrêteront, la réparation étant toujours à terme.

3ème loi

       Avec la troisième loi, nous allons comprendre la nature des symptômes dans chacune des deux phases de la maladie complète. Le Dr.Hamer l’a appelée le système ontogénétique des tumeurs et équivalents. Expliquons d’abord ces termes un peu rébarbatifs. Système : car cette loi apporte une première synthèse cohérente et simplificatrice de toutes les maladies. Ontogénétique : l’ontogenèse est le développement des tissus in utero pendant toute l’embryogenèse, et il a fait un lien entre les différentes pathologies que les tissus pouvaient présenter et l’origine embryonnaire de ces tissus. Chacun de nos organes en effet - ou plus exactement chacun de nos tissus, parce qu’un organe peut contenir plusieurs tissus différents - dérive d’un des trois grands feuillets embryonnaires. Tumeur : parce qu’au départ, ses recherches portaient essentiellement sur les tumeurs et les cancers ; mais s’appliquant également aux autres affections, il a complété par : et équivalents. Comme pour la loi d’airain, on pourrait dire système ontogénétique des maladies.

       Que nous enseigne cette troisième loi ? En simplifiant un peu, il y a trois types de modification qui peuvent se passer dans un tissu pendant la phase conflictuelle. Ou le tissu va proliférer, ou il va se détruire, ou il va s’arrêter de fonctionner ; dans ce dernier cas, il y a seulement une panne fonctionnelle sans prolifération ni destruction. Ce sont les trois scénarios possibles de dégâts dans un organe, et le reste est une question de nuances. Donc si l’on veut, un bouton d’acné, c’est une prolifération, une tumeur du sein ou une tumeur de l’intestin également. Par contre, un ulcère d’estomac, c’est une destruction, une déminéralisation osseuse aussi. Le diabète, c’est une panne fonctionnelle. Pareil pour les paralysies dans la sclérose en plaques où il n’y a pas de prolifération ni de destruction, que ce soit au niveau du muscle ou du cerveau. Chaque tissu réagit à sa façon et on peut donc prévoir d’après le tissu atteint le type de pathologie. Par exemple, l’os en phase de conflit, réalise toujours un processus de destruction. Il peut y avoir des variantes suivant les nuances et l’intensité du conflit. Cela peut être une déminéralisation d’un os ou de l’ensemble d’une grande partie du squelette, ce qu’on appelle parfois de l’ostéoporose ; ou bien un endroit plus précis, un os qui se mite, prenant la structure d’une éponge ; ou encore une grosse cavité. Mais c’est toujours un processus de destruction pendant la phase du conflit !

       Pour être plus complet sur ces trois types de modification en phase de conflit, ajoutons une précision technique mais qui n’est pas indispensable à la compréhension de l’exposé. Les tissus qui prolifèrent en première phase, sont régis par la partie la plus archaïque du cerveau, c’est-à-dire le tronc cérébral et le cervelet ainsi que la partie mécencéphalique sous-jacente au diencéphale. Les tissus qui, au contraire, pendant la phase de conflit font une destruction, sont gérés par la partie la plus nouvelle du cerveau : la moelle du cerveau et le télencéphale. On a pu ainsi faire le lien entre les types de tissus, types de modification, relais au cerveau et genre de conflits. Mais rentrer dans les détails de tout cela serait trop long.

       Pendant la phase spontanée de réparation, après la solution du conflit, les modifications des tissus seront grosso modo l’inverse de ce qui s’est passé pendant la première phase. Les tissus qui avaient proliféré seront enkystés ou détruits par les microbes. Ceux qui avaient été détruits seront reconstruits : les ulcères seront comblés et cicatrisés ; les " trous " seront rebouchés par des proliférations qui seront donc des tumeurs. Et l’on voit déjà ici, que le phénomène de la tumeur peut exister dans les deux phases. Ceux qui avaient subi une panne fonctionnelle se remettront à fonctionner. (note : la remise en route se fera souvent après une aggravation momentanée du déficit fonctionnel du à l’œdème dans le foyer cérébral que nous avons évoqué dans la deuxième loi.) Dans les deux premiers modes de réparation, il y aura souvent l’intervention des microbes. Ce sera l’objet de la quatrième loi sur leur rôle dans les maladies. Illustrons l’universalité de ce système naturel par quelques exemples de maladies courantes, ce qui nous donnera l’occasion de mesurer encore toutes les différences d’avec les conceptions classiques.

       1. Dans la pathologie osseuse, la nature va réparer la destruction en opérant une prolifération là où il manquait quelque chose. Ainsi, " les becs de perroquet " qu’on voit dans l’arthrose, appelés ostéophytes, sont la preuve que la personne avait fait auparavant un processus de destruction à cet endroit-là , après avoir vécu et résolu un conflit de dévalorisation. Et suivant la partie du squelette atteinte, on peut savoir dans quel domaine elle s’est dévalorisée. Pendant la déminéralisation osseuse, il n’y a pas de douleur mais la réparation fait se gonfler l’os dont la partie périphérique est richement innervée, ce qui provoque la douleur. Par conséquent, quelqu’un qui souffre d’une crise d’arthrose est en phase de réparation. Il faut lui expliquer cela. Si vous voulez savoir combien de temps durera la crise, voyez la longueur du conflit et vous pourrez dire aux gens combien de temps cela va durer. Sans cette compréhension, le patient qui a eu quelques crises d’arthrose à 35 ou 40 ans,  se dira qu’il se met à suivre les traces de tel oncle ou grands-parents qui furent opérés ou handicapés. Il pensera qu’il commence à être victime de cette maladie évolutive, dite en plus dégénérescente. Mais l’arthrose n’est pas du tout une maladie évolutive.

       Je voudrais faire ici une parenthèse sur un cliché si répandu, et comme tant d’autres, porteur d’inquiétude. Il n’y a aucune maladie évolutive en soi si ce n’est les maladies génétiques. Une maladie évolutive est une maladie où le conflit a commencé un jour et n’a jamais vraiment cessé, ou a souvent récidivé, ou est devenu en balance. On peut faire une ou deux crise d’arthrose dans sa vie .. ou une dizaine. On peut avoir de l’eczéma une semaine .. ou trente ans. On peut être cloué au lit pour une atteinte de sclérose en plaques pendant un an puis remarcher comme tout le monde. On peut mourir d’un seul " cancer " ou en guérir d’une demi-douzaine. L’histoire d’une pathologie suivra toujours celle du conflit. Les maladies génétiques par contre, commencent dès la naissance, puisqu’elles suivent une programmation mise en route dès la fécondation ; ce n’est pas une question de conflit. Mais ne me parlez pas de maladie génétique qui commence à 20 ou 40 ans ! Cela, j’en ai eu plusieurs cas. Il y a peut-être une prédisposition qui consiste à avoir certains gènes qui resteraient longtemps " verrouillés " ; mais si on affirme qu’ils sont déverrouillés à 40 ans, je prétends qu’il y a eu un vécu avant 40 ans. Et à chaque fois, j’ai trouvé dans l’histoire du patient, un ressenti conflictuel bien conforme à ces soi-disant maladies génétiques à retardement.

       Je terminerai avec ce premier exemple en évoquant non plus les inutiles inquiétudes mais les tragiques conséquences que peuvent entraîner l’absence de compréhension du mécanisme et de l’origine des maladies. Si le conflit de dévalorisation a été très important mais résolu, la réparation consécutive à la destruction osseuse beaucoup plus forte, ne prendra plus l’allure d’une simple petite excroissance mais celle d’une véritable tumeur qui risque fort d’être diagnostiquée de cancer osseux. Je reviendrai plus tard sur les incohérences du concept classique de cancer, mais vous pouvez déjà imaginer ici les conséquences. Le patient vivra ses fortes douleurs comme la preuve de son cancer - par définition évolutif - et verra son moral sombrer de plus en plus, alors qu’il pourrait mieux les supporter s’il savait que c’est au contraire le signe de sa guérison. Quant au traitement, il peut s’attendre au pire, c.-à-d. l’amputation d’un os qui se réparait !

       2. Autre exemple, le poumon. Il contient deux tissus essentiels : l’ensemble des bronches et le tissu des alvéoles pulmonaires où se font les échanges gazeux. Ce sont deux tissus différents quant à leur origine embryonnaire et leur conflit. Prenons les bronches, où le conflit est la menace du territoire et le relais au cerveau se trouve au niveau du télencéphale. Pendant la phase de conflit, il y a une destruction bronchique, des ulcérations, et pendant la phase de réparation, ces ulcères sont réparés comme on réparerait un nid de poule dans la rue ou qu’on réparerait une fissure dans le mur avec du plâtre. Mais quand la nature répare, c’est souvent en excès par rapport à ce qui a été détruit - rappelez-vous les excroissances de la réparation osseuse - et si l’ulcération des bronches a été importante, cela peut aboutir à les boucher. Il s’ensuit un resserrement de toute la partie pulmonaire qui dépendait de ces bronches, parce qu’elles ne sont plus aérées, ce qu’on appelle en médecine une atélectasie. C’est cette plage d’atélectasie qui va donner l’image caractéristique à la radiographie. Et le patient tousse, crache et est oppressé à cause de toute cette … réparation. Les médecins ne comprennent pas. Ils voient quelqu’un qui tousse depuis 3 ou 4 semaines ou 2 mois, et ils pensent que cette histoire doit remonter à au moins 1 an, 1 an et demi. Ils ont raison de parler d’un tel délai, mais ils ne peuvent pas expliquer pourquoi le patient ne tousse et ne crache que récemment. La réponse est dans les deux phases de la maladie : ce patient ne pouvait pas tousser ou cracher avant, parce que pendant que se forment les ulcères, il n’y a pas de manifestations cliniques. Celles-ci sont dues à l’élimination des tissus nécrosés et au bouchage des bronches pendant la deuxième phase. Le malade qui a un cancer bronchique, qui tousse et crache du sang, a commencé sa phase de réparation, et le drame, c’est qu’en consultant, il va s’entendre dire qu’il a un cancer bronchique : un discours donc l’impact psychique va diamétralement à l’encontre de ce qu’il faudrait pour qu’il puisse réparer sans angoisse supplémentaire. Je n’insisterai pas sur le traitement : il suivra les mêmes conceptions qui président à l’amputation d’une tumeur osseuse … ou cérébrale. Vous voyez à nouveau les attitudes radicalement différentes. D’une part attendre que la réparation soit terminée, en soulageant le patient. Je ne discute pas de méthodes ici, je suis ouvert à toutes les méthodes pour soulager le patient et le rassurer. D’autre part lui dire qu’il a un cancer, qu’il faut opérer ou faire de la chimiothérapie. La panique et l’amputation peuvent provoquer de nouveaux conflits, à l’origine de nouveaux " cancers " et ainsi de suite. C’est la compréhension de ces lois biologiques qui est capitale et change fortement le comportement thérapeutique, mais elle n’introduit pas de nouvelles thérapeutiques.

       3. Dernier exemple : la muqueuse intestinale. Celle-ci prolifère en première phase et cette prolifération sera suffisamment détruite en deuxième, pour permettre à nouveau le passage du bol alimentaire puis fécal. Cette destruction, ici réparatrice, sera une diarrhée plus ou moins glaireuse et sanguinolente et surtout plus ou moins longue et importante en fonction du conflit. Si la tumeur est trop importante et en arrive à boucher les intestins, il faut bien entendu opérer : on ne peut pas vivre avec une occlusion intestinale. Cela même si le conflit n’est pas résolu ; mais dans ce cas, la tumeur reviendra. Elle reviendra après quelques semaines ou quelques mois suivant ce qu’on a enlevé. Ce n’est pas une récidive mais la prolifération qui continue parce que la deuxième phase n’a pas commencé. Pour prendre une image, on a simplement enlevé la feuille d’un arbre mais l’arbre est toujours là et continue à produire des feuilles. Ceci s’observe dans toutes les tumeurs contemporaines de la phase conflictuelle : elles continueront d’apparaître sauf bien sûr si on a enlevé la totalité de l’organe. Mais alors, la cancérologie parlera de métastase, par exemple cutanée sur la cicatrice d’ablation du sein. Et il faut toujours se rappeler la triade : malgré l’ablation de tout l’organe, où une tumeur se développait en première phase, le conflit continue aux niveaux psychique et cérébral et peut entraîner finalement l’épuisement fatal de l’individu.

       Je pourrais encore vous donner d’autres exemples, mais je préfère avancer et avant de passer à la quatrième loi, revenir un moment sur cette notion si importante de tumeur et de cancer qui figurait d’ailleurs dans le titre de l’exposé. En médecine classique, on fait une distinction fondamentale entre des tumeurs bénignes et les tumeurs malignes qui sont synonymes de cancers. La tumeur bénigne est considérée comme beaucoup moins dangereuse que la tumeur maligne. Elle a comme caractéristique de proliférer plus lentement qu’une tumeur maligne, et surtout de rester sur le site où elle a pris naissance. Tandis que la tumeur maligne, et c’est un dogme intangible, a la grave propriété d’essaimer dans l’organisme, pour refaire dans d’autres organes, de nouvelles tumeurs qu’on appelle métastases. Sans aucune explication, il est dit que toute tumeur jugée cancéreuse peut ainsi donner des métastases, qui prendront naissance dans quasiment n’importe quel organe et dans les délais les plus variables. Et quand il y a suffisamment de métastases, le cancer est alors décrit comme généralisé. Mais ce dogme du " malin qui s’infiltre partout " est complètement démystifié par la rigueur des lois biologiques, qui sont elles parfaitement vérifiables. Chaque localisation tumorale a son circuit propre : un conflit biologique, une localisation au cerveau et la conséquence sur l’organe relié à cette zone cérébrale. On peut très bien vivre plusieurs conflits en suivant ou simultanément. On peut avoir un ressenti complexe lors d’un même conflit. Je reprends le premier exemple que j’ai donné, celui de la femme qui apprend qu’elle est trompée. Elle peut en même temps faire un gros conflit de dévalorisation, un conflit de frustration sexuelle et un conflit de chose malpropre. Si elle va consulter, on va lui trouver un cancer généralisé mais ce sont trois ressentis différents et sur le scanner cérébral, on trouvera les trois foyers correspondants.

       Dans les lois biologiques, il n’y a pas de tumeur maligne, il n’y a pas de démon à exorciser, à enlever du corps ou à détruire à tout prix parce qu’il ne peut qu’évoluer. La distinction entre les classiques tumeurs bénigne et maligne est purement quantitative, elle n’est pas qualitative. Et ici, je voudrais évoquer une image que je prends souvent avec mes patients. Je leur dis : " Imaginez qu’en sortant de mon cabinet, vous ayez un rendez-vous à quatre kilomètres d’ici mais vous avez deux heures devant vous. Qu’est ce que vous allez faire ? ". Et dans cette image, il n’existe ni voiture ni transport en commun. La personne va flâner, aller lentement. Elle va même peut-être s’arrêter à une terrasse de café, prendre une boisson, puis se remettre en route car il reste encore cinq minutes pour les cent derniers mètres. Et tout ses systèmes locomoteur et cardio-vasculaire fonctionnent très lentement. Pourquoi ? Parce que sa motivation de se dépenser physiquement est faible, elle a tout son temps. Mais si elle n’avait que vingt minutes pour faire les quatre kilomètres, que va t-elle faire ? Elle va courir et avoir une activité musculaire, cardio-vasculaire beaucoup plus importante. Il y aura un ensemble de paramètres physiologiques beaucoup plus accentués. Est-ce que pour cela cette personne a changé d’identité ? Pas du tout : c’est la même personne. Simplement dans le premier scénario où elle avait deux heures, elle pouvait y aller tout à son aise. Dans le deuxième scénario, la motivation à se déplacer est très forte et amène toute une accélération des réactions physico-chimiques de son corps. La tumeur bénigne ou maligne, c’est la même chose. Si le conflit est très intense, la prolifération cellulaire se fera d’autant plus vite. Pareil dans une réparation d’envergure, la tumeur de réparation se fera très rapidement; mais ce n’est pas pour cela qu’il y a une différence de nature entre tumeur bénigne et maligne.

       Je vous rappelle qu’en médecine classique, le critère ultime pour juger entre tumeur bénigne et tumeur maligne, c’est d’analyser le système reproducteur des cellules qui se multiplient. Si l’on voit ce système reproducteur très congestionné, très gonflé, on parle de monstruosités cellulaires, d’atypies cellulaires etc. avec un verdict de cancer. Tandis que si l’on voit le système reproducteur peu actif, la tumeur sera jugée bénigne. Tel est le critère, absurdement dualiste car pour reprendre mon image, la motivation de la personne à se déplacer peut prendre tous les degrés en fonction du temps dont elle dispose ; et dans le phénomène de la prolifération cellulaire, celle-ci dépendra en définitive de l’importance du conflit ou de sa résolution. Pourquoi ramener toute l’étendue des variations possibles dans le phénomène de la prolifération cellulaire à une simple classification binaire ? D’autant plus que la réalité nous montre tellement de différences dans l’évolution des tumeurs. La personne qui va décider entre le cauchemar de la tumeur démoniaque avec tout ce qui doit s’en suivre, ou qui va pouvoir rassurer quant à une tumeur bénigne, est un spécialiste qui bien sûr, fait correctement son métier mais qui ne fait que regarder au microscope des cellules grossies entre 400 fois et 1000 fois. Il ne connaît que l’âge, le sexe de la personne et l’organe où a été prélevé le tissu. Le vécu, l’histoire de quelqu’un , le processus qui est encore en cours, tout cela ne vient pas en ligne de compte.

       Dans les lois biologiques, il n’y a pas de distinction entre tumeur bénigne et maligne et en plus une tumeur n’est pas nécessairement une mauvaise chose. Une tumeur peut être quelque chose de réellement pathologique mais alors, c’est une tumeur qui se passe dans un tissu qui prolifère en phase de conflit, et ici, il n’y a pas de limite. Cette tumeur peut passer de la taille d’un petit pois à celle d’une noix, d’une mandarine, d’un melon ou davantage. Les seules limites sont celles que peut supporter un être humain ne résolvant pas son conflit. Tandis que la tumeur qui se développe quand le conflit est résolu, concerne les tissus qui ont subi un processus déjà limité de destruction, de nécrose avant la solution et je rappelle que c’est comme reboucher un trou dans le mur avec du plâtre ou un nid de poule dans la route : l’organisme va construire une tumeur qui va réparer les dégâts et cette tumeur, dans la plupart des cas, sera fonctionnelle. Si c’est une tumeur rénale ou ovarienne par exemple, ce sera du tissu rénal ou ovarien qui fonctionnera à nouveau. Donc, vous voyez que la notion de tumeur est complètement différente dans cette approche.

       Pour comprendre le phénomène tumoral, il faut d’abord abandonner cette vision " manichéenne " entre tumeur bénigne et maligne, ainsi que ce mythe aussi moderne qu’inexplicable de la métastase ; et replacer sa présence dans une des deux phases de la maladie complète. Sur le plan de sa gravité - une question qui nous intéresse encore bien plus concrètement - il faut la relier à l’importance du conflit, de sa durée et de son intensité. Et malgré de nouvelles redites, je voudrais encore insister sur ce point, car c’est quand même une des questions essentielles qu’un public " profane " se pose, puisque c’est lui qui en souffre.

       Je vous ai dit que tous les tissus qui sont gérés par la partie archaïque du cerveau ont, en phase de conflit, un mode de dégâts qui est de proliférer. Alors, au risque de choquer - mais à ce stade de l’exposé, nous n’en sommes plus à une remise en question près - j’affirme que tout ici, est du cancer. L’acné de l’adolescent, ce sont des dizaines de cancers qui n’arrêtent pas d’apparaître et de disparaître. Il n’est pas du tout dû à la montée hormonale car après l’adolescence, les hormones continuent longtemps. D’où les questions : pourquoi l’acné ne dure pas toute la vie, mais évolue suivant des rythmes si divers ? Un petit peu pendant quelques mois, beaucoup pendant des années, et parfois même un bizarre retour à 30 ou 40 ans ? Pourquoi tous les adolescents n’en ont-ils pas ? Explorez le vécu, et pourquoi pas le vôtre si vous en avez souffert ? Vous trouverez la difficulté d’affirmer une virilité ou une féminité naissante. C’est personnel à chacun. Les petites " piques " face au malaise de cette période, deviennent autant de petits conflits qui touchent la couche profonde de la peau et provoquent des petites proliférations ; celles-ci étant détruites par l’action microbienne en deuxième phase. Cela ne va pas durer toujours mais c’est souvent restimulé et donc les boutons réapparaissent et redisparaissent. Pareil pour les petites excroissances osseuses, verrues et condylomes, mais ici, au contraire, la prolifération est une réparation.

       Le terme cancer semble abusif devant de telles affections bénignes ? Tout à fait d’accord, mais alors pourquoi l’utiliser devant des lésions qui sont bien plus graves, uniquement parce que le même ressenti a été beaucoup plus conséquent ? Et cela d’autant plus que le mot fatidique s’entoure de tant d’incompréhensions sur l’origine du phénomène et de caractéristiques toujours si mystérieuses. Les première et troisième lois biologiques nous expliquent - et nous permettent de vérifier !- qu’un même ressenti, mais beaucoup plus grave, d’atteinte à son intégrité sera également suivi d’une prolifération du derme mais en conséquence, c.-à-d. en respectant bien logiquement les proportions entre l’importance du conflit et celle de la lésion. Ce n’est plus alors un simple bouton comme dans l’acné, mais une tumeur qui peut atteindre une taille imposante. C’est par exemple, le mélanome malin ou le " grain de beauté cancéreux ".

       Avec toute la compréhension déjà acquise avec ces trois lois, c’est ici le moment d’en compléter l’application en évoquant deux réalités pénibles et fréquentes des maladies, et cela d’autant plus que celles-ci sont graves. La première est la notion de point de non retour. Je vous ai dit que l'immense majorité des conflits, même dramatiques, finissent par se résoudre. Mais, si les dégâts ont été trop importants pendant la phase conflictuelle, il se peut que la personne ne puisse plus récupérer et donc, la plupart des gens meurent en phase de guérison ! Pour quelqu’un qui a détruit ou attaqué les trois quarts de son poumon, les trois quarts de son foie ou les quatre cinquièmes de son rein, réparer n’est pas toujours possible. Cela peut être trop difficile à endurer, non pas particulièrement au niveau douloureux mais par suite de tous les phénomènes inflammatoires, les complications purement mécaniques ou à celles dues à l’œdème cérébral, et qui peuvent dépasser la portée des traitements.

       La deuxième est encore plus fréquente et a souvent à voir avec ce que j’ai appelé l’impact iatrogène : c’est l’apparition de nouveaux conflits et notamment pendant la phase de récupération si celle-ci est trop dure. Les " complications " sont multiples : conflit de peur, de mutilation, de dévalorisation, sur sa douleur, ou liés à d’autres conséquences de son état de santé amenant des conflits familiaux, de séparation, de territoire etc. Et généralement, dans les longues histoires de cancer qui durent pendant des années, avec " métastases " successives, le motif pour lequel les gens meurent n’a plus rien à voir avec le motif pour lequel ils ont consulté au départ et qui est déjà depuis longtemps aux archives. Cette soi-disant extension d’un cancer est en fait un vécu qui s’est étoffé de nouveaux conflits. L’exemple de conflits en cascade que j’ai eu le plus l’occasion de voir, est dans le cancer du sein. Il commence par exemple suite à un conflit conjugal. Si on lui enlève le sein, la femme peut en faire un grave conflit de dévalorisation dans sa féminité, un conflit dont le ressenti est tout à fait différent du premier et entraînera une atteinte osseuse. Pour essayer de mieux en apprécier le risque, j’ai souvent posé cette question : " Qu’est ce que vous préféreriez ? Que votre mari vous trompe ou qu’on vous enlève un sein ? ". Je ne faisais pas cela par cynisme mais pour savoir l’importance qu’une telle situation pouvait avoir. Je vous assure que l’immense majorité des femmes m’ont répondu sans hésiter : " Je préfère encore que mon mari me trompe ". Certaines ont hésité mais cela prouve que c’est bien quelque chose de dramatique. Mais pour la médecine classique, ce sont des métastases qui voyagent. Et quand on dit à la patiente qu’elle a des métastases osseuses, elle va paniquer et faire des tumeurs alvéolaires aux poumons : l’engrenage est déjà bien avancé !

       Mais que les choses soient claires : c’est à chaque fois SI elle fait un conflit. C’est hélas très souvent le cas et aussi l’explication du fait que l’on n’observe quasiment jamais de " métastases " chez les animaux. Je raconte souvent cette courte histoire mais qui frappe l’imagination. Si un vétérinaire dit à une chienne : "  Ma pauvre petite chienne, le nodule que je t’ai enlevé à la mamelle est cancéreux. Tu risques peut-être de faire des métastases osseuses. Tu vas sans doute perdre tes maîtres etc. ", que fera la chienne ? Elle aboie gentiment, remue la queue . Mais un médecin, gynécologue, sénologue, cancérologue qui dit la moitié de cela à une femme, comment réagit-elle ? Elle entre dans une angoisse tout de suite ! Qui peut supporter cela : avoir un cancer, surtout s’il est métastasé ? Donc, il faut qu’elle sorte de ce nouveau conflit le plus vite possible. Elle peut en sortir en vingt quatre heures comme en deux mois ; mais dans ce dernier cas, on verra les dégâts suite au nouveau conflit.

4ème loi

       Il nous reste maintenant à clôturer le processus de la maladie complète en intégrant une de ses composantes essentielles : le phénomène infectieux. C’est l’objet de la quatrième loi, formulée par le Dr.Hamer : LE SYSTEME ONTOGENETIQUE DES MICROBES.

       Les termes systèmes et ontogénétiques se réfèrent à leur utilisation dans la troisième loi. Système : car elle apporte une vaste synthèse du rôle joué par les microbes dans les maladies. Ontogénétique : parce que les différents microbes que sont les champignons, les bactéries et les virus ont chacun ce qu’on appelle un " tropisme ", c.-à-d. une affinité pour les tissus dérivés d’une même origine embryonnaire. Nous n’aurons pas le temps de développer cet aspect plus technique des affinités, mais cela n’est nullement nécessaire pour comprendre le plus important, à savoir le vrai rôle des microbes. Et ici encore, l’examen des faits renversera tous les dogmes relatifs à leur nocivité, la contagion, la prévention, les vaccins etc.

       Les microbes ne sont pas, contrairement à ce que l’on croit, des ennemis qu’il faut combattre par un système de défense qui serait notre système immunitaire. Ce sont au contraire des " amis " qui sont là pour nous aider à guérir plus complètement mais aussi souvent plus violemment. Exemple : si vous avez fait un conflit qui touche les canaux biliaires du foie, quand vous aurez résolu ce conflit, vous ferez une hépatite qui est la phase de réparation. Si vous disposez des virus, votre hépatite sera plus forte mais plus complète. Si vous n’avez pas de virus à votre disposition, vous ferez quand même votre hépatite. Simplement, on ne trouvera pas de trace de virus à la sérologie dans tout le processus de l’inflammation réparatrice du foie. Ce ne sont donc pas les virus qui provoquent l’hépatite, mais c’est notre organisme qui s’en sert pour optimaliser la guérison !

       Cette notion d’aide microbienne repose sur des constatations concrètes et répétitives, des observations que je ne vous demande absolument pas de croire - comme pour les autres lois biologiques - mais de vérifier toujours par vous-mêmes. Première constatation : les microbes interviennent seulement quand le conflit est résolu et seulement pendant la deuxième phase, donc sur un tissu qui a été préalablement modifié. En d’autres mots : vous ne pouvez pas faire une infection si votre conflit n’est pas résolu. Que ce soit un furoncle, une angine, une bronchite, un zona ou la plus grave des tuberculoses, il n’y a pas d’exception. Et ceci contredit le dogme de la contagion chez une personne saine, une contagion qui n’a jamais pu être expliquée par  des critères universels et constants : on le comprend maintenant.

       J’entends souvent le raisonnement suivant : " J’étais fort fatigué depuis quelques jours ou une semaine ; c’est normal que mon système immunitaire était affaibli et que j’ai attrapé l’infection d’un tel, ou le premier microbe qui passait ". Ce raisonnement est l’écho - profondément enraciné dans nos croyances - de ces dogmes sur la nocivité microbienne, la contagion et l’immunité conçue comme une seule défense. Le maniement des lois biologiques nous apporte une explication bien plus fiable et toujours reproductible. Si la fatigue n’était pas la conséquence banale d’un surcroît de travail - ce qui n’a rien de conflictuel et ne peut rendre malade - elle faisait partie des symptômes non spécifiques en deuxième phase, où notre système nerveux nous impose un besoin de repos supplémentaire. Parallèlement, se mettent en route les mécanismes de réparation. Je vous ai déjà dit que cette deuxième phase est bien plus souvent inconfortable que la première, et dans le cas d’un travail microbien, ce sera toujours le cas. Ensuite, l’organe atteint d’infection correspondra au type de conflit résolu. L’analyse rigoureuse de chaque cas d’infection, remplace ces lieux communs sur les petites et grosses déprimes de notre système immunitaire, ainsi que les classiques refroidissements, des " responsables " aussi aléatoires que non répétitifs.

       Si les microbes n’interviennent qu’en phase réparatrice, on peut déjà penser qu’ils participent à cette restauration des organes. Mais cela ne constitue pas encore formellement une preuve, car on pourrait objecter qu’ils restent une nuisance qui ne se manifeste qu’en seconde phase, malgré que l’objection soit boiteuse, car pourquoi seulement en seconde phase ? C’est la deuxième constatation qui établira leur utilité dans la phase de guérison : examiner ce qu’ils font réellement. L’observation est alors éloquente. On les voit détruire les proliférations qui se sont développées dans les tissus qui réagissent par ce mode de modification en phase conflictuelle. Après la solution du conflit, ces proliférations n’ont plus de raison d’être, et si les microbes ne sont bien sûr pas combattus par des antibiotiques ou équivalents, ils tendront à remettre l’organe dans son état précédent le conflit. Si les microbes manquent, ou sont artificiellement éliminés, ces proliférations s’arrêteront mais resteront enkystées. La destruction peut ne pas être complète, mais suffisante pour permettre un meilleur fonctionnement de l’organe. Par exemple, une tumeur intestinale ne sera peut être pas entièrement supprimée, mais assez nécrosée que pour écarter tout risque d’occlusion. Parfois aussi, leur action destructrice laissera un creux dans l’organe, comme dans les cavernes tuberculeuses. Mais en restant strictement sur le plan des faits, sans porter de " jugement " sur leur action, ne vaut-il pas mieux rester avec un petit déficit tissulaire sans conséquence qu’avec une tumeur qui pourrait provoquer des phénomènes de compression ? Et n’oublions pas, que même les pneumologues classiques, considéraient leur patient guéri quand il ne présentait plus que cette seule caverne sans autre symptôme.

       Dans les tissus qui réagissent au contraire par des pertes de substances pendant la phase conflictuelle, les microbes contribuent à une destruction limitée aux cellules qui ne sont plus viables, pour ensuite contribuer à la reconstruction qui consiste concrètement ici en une prolifération cellulaire. C’est la raison pour laquelle, on ne peut trouver par exemple de virus dans le foie que dans l’hépatite qui est la deuxième phase, ou dans le soi-disant cancer du col de l’utérus qui est également la réparation, après les ulcérations de la phase conflictuelle.

       Ajoutons enfin, que dans les deux types de modification tissulaire où les microbes interviennent dans la phase de réparation, leur " travail " ne dure pas systématiquement pendant toute la deuxième phase, mais seulement en fonction de leur action propre : destruction, déblayage, reconstruction etc. Prenons les cas de la tuberculose pulmonaire et de l’otite purulente : les sécrétions témoignant de la destruction, s’arrêtent avant la fin de la maladie complète. La raison en est, que toute réparation se fait en milieu liquide - un milieu qui constitue les deux tiers de notre organisme et où la vie se développe !- et que la restauration complète d’un organe doit passer par l’élimination de cet excédent provisoire de liquide, pour aboutir au stade final de cicatrisation. En cette fin de deuxième phase, l’action des microbes est moins nécessaire ou même inutile.

       J’ai une fois de plus fait un résumé de cette quatrième loi car il y aurait encore plusieurs choses à préciser, notamment les actions plus spécifiques à chaque sorte de micro-organismes. Mais en considérant ces critères simples, constants et vérifiables de leur présence, peut-on se contenter de concepts aussi gratuits qu’une nocivité en soi, d’une contagion tout à fait hasardeuse ou d’une prévention qui ne se confirme pas ? L’action microbienne fait au contraire partie de la formidable programmation naturelle de la maladie et c’est l’ordinateur central qu’est notre cerveau, qui décidera de leur entrée en scène dès la solution du conflit, tout autant que de leur congé quand leur mission aura été accomplie.

       Pour comprendre l’importance d’une infection, c’est toujours la même démarche : connaître celle du conflit. Et il n’y aura plus rien de mystérieux dans les variations considérables que peut prendre la même infection d’un individu à l’autre. Ainsi une tuberculose pulmonaire peut n’être qu’une simple découverte fortuite sur une radiographie à la médecine du travail, ou à un check-up. On vous dit : " Tiens, vous avez fait une primo-infection tuberculeuse ! ". Vous êtes tout étonné mais la preuve est là : on voit encore quelques petites microcalcifications typiques. Le radiologue vous rassure en parlant d’une vieille histoire sans plus d’importance et, si vous êtes curieux, vous rechercherez dans votre passé. Peut-être était-ce quand vous aviez 17, 18 ans, une époque où vous aviez manqué l’école pendant un mois, beaucoup toussé et craché, eu de la fièvre. Mais les parents ne s’étaient pas vraiment inquiétés, car tout était vite rentré dans l’ordre. Et la même tuberculose peut faire penser à certains opéras italiens, où l’on crache tous ses poumons pendant un an, avant de mourir de faiblesse dans les bras de son bien-aimé, cordes vocales toujours en pleine forme pour les nécessités de la cause... J’essaie un peu d’ironiser ici pour dédramatiser, mais si la tuberculose se révèle mortelle par son ampleur, vous trouverez toujours le conflit en proportion. Pensez aussi aux recrudescences de tuberculoses pendant les deux guerres mondiales : ce n’était pas une question de malnutrition mais bien une augmentation évidente des conflits de peur de mourir. La sous-alimentation est surtout un facteur limitant pour pouvoir physiquement assumer n’importe quelle infection importante.

       Je quitte un moment le domaine des infections pour faire un parallèle avec une toute autre pathologie, parce qu’elle aussi peut être banale ou mortelle, et que l’explication passe invariablement par les lois biologiques. Pourquoi un infarctus peut-il également passer inaperçu et être découvert au hasard d’une consultation cardiologique, ou tuer le jour même ? Toujours la même réponse : voyez le conflit. Dans le premier cas, il n’aura duré que quelques jours ou semaines et dans l’autre, au moins huit ou neuf mois. J’ajoute ici une précision : l’infarctus est dû, non pas à la lésion cardiaque, mais à l’œdème de réparation au cerveau. Cet œdème comprime l’endroit qui gère le rythme cardiaque et son fonctionnement, et provoque, lors de son maximum d’extension, un blocage du cœur. C’est une des complications cérébrales en deuxième phase, que le Dr.Hamer a nommée crise épileptoïde. On a d’ailleurs fait des expériences où on clampait brutalement plusieurs artères coronaires chez un animal et le cœur continue à battre. Personnellement, j’ai vu plusieurs fois des patients qui ont plus de la moitié des artères coronaires bouchées, et qui mènent une vie normale. Partout, il y a une circulation de suppléance. L’infarctus s’explique par le conflit, et non par l’athérosclérose et le bouchage des artères.

       Revenons au phénomène infectieux pour démystifier les notions si courantes de récidives et d’infections mal soignées. Le terme récidive peut recouvrir deux scénarios.

       Soit il s’agit effectivement de récidive au sens strict mais dans ce cas, après la récidive également de la première phase conflictuelle. On peut donc faire plus ou moins fréquemment des angines, bronchites ou vaginites. En utilisant les quatre lois, on recherchera pourquoi la personne retombe à chaque fois dans son conflit, et on l’aidera à trouver la meilleure parade pour elle. Résultat : finis les infections, consultations, médicaments et … inquiétudes grandissantes sur un innocent système immunitaire qui s’acheminait tout droit vers l’inculpation de déficience !

       Soit c’est la reprise de l’infection chaque fois qu’on arrête le traitement anti-infectieux. Ici, il ne s’agit pas de récidive mais de la continuation du travail microbien qui avait été contrarié, voire carrément masqué, aussi longtemps que la deuxième phase n’était pas terminée. On peut comparer ceci à l’eczéma qui redevient rouge et chatouille, quand on décide d’arrêter la pommade à la cortisone … ou à la récidive leucémique, quand la moelle osseuse tente à nouveau de régénérer après le dernier matraquage de chimiothérapie ! Le problème est que le médecin ne sait pas combien de temps il devra traiter, puisqu’il ne connaît pas la durée de la première phase. Et tous les médecins sont confrontés à ce même problème, s’interrogeant sur leurs plus gros succès ou échecs ; surtout si la deuxième phase est particulièrement longue. S’ils en connaissaient la durée et ne voulaient que des succès, ils n’auraient qu’à prendre en charge uniquement les patients qui sont un peu avant la fin de leur phase de réparation, car c’est le dernier thérapeute consulté en deuxième phase, qui recueille tout le mérite thérapeutique ! Ceci bien sûr dans la grande majorité des cas, puisque c’est la réparation qui est le plus souvent inconfortable. J’ai fait de la médecine pendant quinze ans sans rien comprendre et j’ai plus appris en six mois qu’en quinze ans, en pouvant " démonter " la maladie et donc mieux la prévoir et savoir où va le patient. Bref, si vous voulez comprendre pourquoi votre cystite a nécessité une boîte d’antiseptiques, un tube de granules homéopathiques, une séance d’acupuncture, une manipulation ostéopathique etc. ou si une de ces techniques a du être renouvelée 2, 5 ou 8 fois, considérez avec exactitude la durée de votre conflit.

       Quant aux infections mal soignées, ce sont des conflits qui sont devenus en balance et où chaque période de soulagement verra augmenter ou reprendre le travail microbien. Voici un exemple qui vous montrera en même temps les " raccourcis " qu’on peut utiliser dans l’interrogatoire d’un patient. Si je vois un homme qui a une bronchite chronique depuis dix ans, parce que mal traitée à l’époque bien sûr, je ne vais pas commencer par lui demander ce qu’il a vécu il y a dix ans et qui dure encore aujourd’hui. Sauf à la rigueur, si c’est un habitué de la démarche. Je vais d’abord lui demander s’il a souvent besoin de congés-maladie et tousse moins durant les week-end et vacances ; ou si c’est plutôt l’inverse avec des fins de semaines gâchées par l’augmentation de ses symptômes. Si la réponse est suffisamment claire, je sais déjà où je dois continuer à chercher le conflit : dans la première éventualité, ce sera dans le milieu familial, et dans la seconde, dans le milieu professionnel ! Et j’ajouterai dans la même optique que, pour évaluer si la mise à la retraite est une catastrophe ou une bénédiction, il ne faut pas se contenter d’envisager uniquement le travail que le patient n’a plus…

       Je terminerai cette dernière loi par une précision indispensable pour son application correcte : c’est la nécessité éventuelle - et parfois vitale - d’intervenir dans le phénomène infectieux. Nous avons déjà vu qu’une intervention sur les phénomènes naturels peut être obligatoire, comme dans l’opération d’une tumeur qui mettrait la vie du patient en jeu ; et cela peut exister dans chacune des deux phases. Dans le phénomène tumoral, cette nécessité est relativement rare et se justifie le plus souvent par des complications mécaniques, comme des obstructions ou des compressions. Par contre, dans les phases infectieuses, les choses sont un peu plus compliquées même si les interventions doivent toujours obéir à des impératifs de bon sens et - comme nous allons le voir - parfaitement compréhensibles.

       La première indication est le risque pour le patient, de ne pas pouvoir supporter un " chantier de réparation microbien " trop conséquent pour ses possibilités physiques. Sur l’ensemble de toutes ces réparations, les réels dangers sont rares mais il faut les signaler. Ils se présenteront surtout aux deux extrémités de la vie, ou quand l’affaiblissement du nettoyage microbien se prolonge par suite d’une première phase conflictuelle elle-même trop longue ; et a fortiori quand ces deux conditions se conjuguent. Egalement quand l’individu est déjà affaibli pour un tout autre motif que son infection : autre maladie, malnutrition etc. Quelques exemples concrets : si la pneumonie est incontournable après la solution d’un conflit de peur de mourir, un bébé ou un vieillard pourront beaucoup plus difficilement assumer les efforts continuels d’une expectoration qui entraînerait un étouffement. De même, on ne peut laisser évoluer une diarrhée qui amènerait le malade dans un état de déshydratation fatale.

       La deuxième indication est l’intrusion, toujours en deuxième phase, de microbes qui ne sont pas prévus au programme. Et ici, quelques développements s’imposent. D’abord, dans l’immense majorité des cas, quand nous sommes en phase infectieuse, nous nous servons de nos propres microbes. Ainsi, notre peau est couverte de staphylocoques et notre gorge de streptocoques, et si nous faisons un furoncle ou une angine, que trouve t-on ? Respectivement des staphylocoques et des streptocoques ! En bien plus grand nombre et considérés comme étant devenus pathogènes. En réalité, il n’y a pas de bons microbes qui deviennent méchants, mais simplement une multiplication importante et uniquement à l’endroit où ils doivent réparer. Autre exemple : dans les urines d’une femme qui fait une cystite, on détecte le plus souvent un colibacille, une bactérie que chacun de nous possède. Mais sa concentration dépassera la barre des 100000 unités, ce qui en fait l’ennemi responsable à combattre. Alors que si on en trouve moins de 10000, infection ou pas, il sera décrété innocent. L’incompréhension du phénomène infectieux a engendré la mise en place de ces taux arbitraires, car pourquoi pas 80000 ou 50000, des valeurs qui s’observent également ? Tout cela nous rappelle des critères autrement plus dramatiques comme celui déjà abordé de la simple classification binaire entre cellule bénigne ou maligne. Ces classifications figées sont toutes issues de la même carence : l’absence d’observation entre la grande variation des modifications biologiques et celle tout aussi étendue des conflits.

       A côté des microbes inhérents à notre organisme et toujours prêts à intervenir, il en existe d’autres qui règnent à l’état endémique, c. à d. coutumiers de nos régions, mais qui ne viendront nous " envahir " que pour des réparations plus sporadiques ou plus importantes. C’est le cas de nombreux virus et de plusieurs bactéries dont une mérite d’être mentionnée vu ses performances : c’est le fameux bacille de Koch, le " BK tuberculeux ". Heureusement douée d’une bonne " résistance ", cette ancienne bactérie est spécialement appropriée pour détruire les proliférations développées dans les tissus qui dépendent du cerveau archaïque. Elle contribue ainsi à nettoyer les tumeurs alvéolaires, intestinales, hépatiques, génitales etc. Mais sa " mise à prix " tout aussi performante a grandement diminué sa résistance et elle a de moins en moins la possibilité de nous aider. C’est à dessein que j’ai cité ce micro-organisme considéré comme un fléau et pourtant parfaitement adapté à notre civilisation occidentale : l’exemple servira à introduire la deuxième justification à devoir intervenir dans la phase infectieuse.

       Cette indication découle de la prise en considération d’un écosystème microbien distribué à travers la terre. Cela veut dire que les nombreux microbes sont répartis suivant des zones climatiques parfois totalement différentes. Tant qu’un individu fait son infection avec un microbe appartenant à son environnement habituel, il ne peut y avoir de problème que dans la situation mentionnée précédemment d’une réparation trop difficile pour lui ; en raison de son âge, de sa faiblesse ou de l’ampleur de sa phase conflictuelle préalable. Mais l’apparition des déplacements rapides dans des régions lointaines nous fait côtoyer un autre écosystème où les microbes ne sont pas adaptés au programme biologique qui s’était mis en place dans notre environnement d’origine. Ainsi des germes auxquels sont habitués des indigènes d'Afrique centrale ou de zones tropicales d'Amérique, ne sont pas du tout adaptés aux européens occidentaux et là, le système peut déraper. Et vice versa : quand il y a eu des épidémies de rougeole chez les amérindiens, la mortalité fut très grande chez les adultes parce que le virus de la rougeole n’était pas prévu pour ces populations ; et chez les adultes seulement car la rougeole est une phase de solution programmée pour l’enfance où elle est inoffensive.

Conséquences sur le diagnostic et le traitement

       Avant de passer à des exemples vécus, je voudrais assez rapidement résumer les conséquences de ces quatre lois sur le diagnostic et la thérapeutique. Ce sera l’occasion de vous raconter le choc personnel, non pas biologique mais plutôt intellectuel, qui fut largement à l’origine de ma détermination à vérifier ces lois biologiques.

       Sur le plan du diagnostic, vous avez compris que celui-ci ne s’étend pas seulement aux lésions physiques du corps ; ces lésions étant la conséquence soit d’un conflit actif, soit d’un conflit résolu. Un diagnostic correct et complet est un diagnostic aux trois niveaux de la triade psychisme-cerveau-organes. Au niveau psychique, c’est identifier exactement le conflit : rechercher l’époque et la coloration du choc qui l’a fait démarrer, ainsi que le stade au moment de la consultation. Au niveau des organes, c’est observer le tissu atteint et décoder la nature de ses modifications en fonction des deux phases. Pour chacun de ces deux niveaux - tout comme pour le niveau cérébral - il va de soi que l’appréciation ne sera pas seulement qualitative, mais aussi quantitative : importance de la masse conflictuelle et de celle de la lésion organique pour laquelle on recourra aux examens nécessaires.

       C’est volontairement, que j’aborde en dernier lieu l’examen du plan cérébral car celui-ci n’est généralement pas indispensable. Il est très utile puisqu’il permet de préciser l’état du conflit qui se voit au scanner de façon différente, suivant le stade d’activité ou de résolution ; également de détecter des conflits que les investigations aux deux autres niveaux n’auraient pas mis en évidence. Mais c’est l’examen le plus difficile de la triade, requérant une bonne expérience, surtout pour les conflits actifs. C’est la raison pour laquelle, je l’utilise principalement s’il y a des symptômes traduisant une souffrance cérébrale due à la compression du foyer en réparation : il faut alors traiter spécifiquement l’œdème transitoire.

       On peut d’autant plus facilement se passer du scanner cérébral, que dans l’approche des lois biologiques, le diagnostic est surdéterminé, une notion qui justifie quelques rappels. Nous avons vu que la maladie complète évolue aux trois niveaux de façon parfaitement synchrone. Cela implique que le diagnostic fait à un des trois niveaux, pourrait théoriquement suffire et renseigner sur ce qui se passe aux deux autres. J’insiste sur le " théoriquement " parce qu’en se limitant à un seul outil, il faut alors le maîtriser, sans droit à l’erreur. Prenons un exemple pour chaque outil utilisé séparément. Un interrogatoire du patient rigoureusement conduit, témoigne d’un conflit actif de dévalorisation, portant sur le thème de maintenir sa position : on doit retrouver une image en cible dans la zone diencéphalique correspondant à la hanche, et une radiographie de celle-ci doit montrer une décalcification qui n’est pas douloureuse. La constatation d’un zona doit faire retrouver un conflit résolu de souillure et un œdème dans le relais situé au cervelet. Une image de foyer actif dans la région fronto-diencéphalique droite au scanner doit s’accompagner d’un conflit non résolu de répugnance avec résistance, et d’une hyperglycémie, c.-à-d. d’une élévation du taux de sucre dans le sang. Mais je ne conseillerais pas trop de ne s’en tenir qu’à une seule des trois " lectures " possibles, et quant à moi, je pratique le recoupement systématique entre l’étude du conflit et la pathologie. Ce n’est que dans les cas relativement rares, où la personne ne peut - ou ne veut - pas parler de son conflit, que je me contenterai du seul examen de la lésion. Et même dans ces conditions difficiles, on peut arriver à se débrouiller : si je sais que le tissu atteint prolifère en première phase et que des examens répétés ne montrent plus aucune extension de la tumeur, je peux conclure que le conflit est résolu…tant que la situation reste stable !

       Je conclurai l’aspect diagnostique par un petit intermède : le choc personnel que j’ai évoqué il y a un instant. C’était lors de ma première rencontre avec le Dr.Hamer, en février 89. Nous étions trois médecins, et un patient qui connaissait bien l’allemand. Après une demi-heure d’entretien qui avait déjà vu fleurir pas mal de points d’interrogation sur nos têtes, un confrère tendit au Dr.Hamer un scanner cérébral, sans lui donner le moindre renseignement sur le cas, et lui demandant ce qu’il voyait là-dessus. Perplexes et impatients, nous attendions le résultat de cette expérience, sachant très bien qu’il ne pouvait savoir que le nom, le sexe et l’âge du patient inscrits d’office sur les clichés. Il ne posa aucune question mais l’examina minutieusement avec sa loupe. Après environ une minute, il rendit le scanner au confrère en lui disant : " Pour moi, le patient a un cancer pulmonaire, plus exactement un cancer bronchique qui est en voie de solution. Pour le moment, il doit certainement tousser et cracher et il a vécu tel genre de conflit (note : ici je ne me rappelle pas les termes exacts dont nous n’avions encore aucune habitude) qui est résolu. Voilà, c’est tout ce que je vois. " Interrogatif, je regarde le confrère qui se contente de me dire, tout aussi ébahi que moi : " Dix sur dix !" J’insiste : " Mais tu es vraiment sûr ? Tu as les radios, la biopsie ? Il n’y a pas de métastases ou d’autres choses ? " Il confirme alors plus longuement que son patient n’a que cette lésion, qu’il possède tous les documents, et que tout ce qu’avait dit le Dr.Hamer était exact, y compris le conflit car le confrère l’avait interrogé sur ses problèmes. Là, j’ai débrayé un bon moment de la suite de l’entretien. Cela faisait quinze ans que j’étudiais les médecines dites alternatives et j’avais déjà vu pas mal de choses : des théories intéressantes comme des élucubrations, des médicaments très utiles comme des leurres plus que douteux. Mais le " numéro " auquel je venais d’assister, dépassait les bornes de mon entendement ! Et je me disais : ou il y a un truc et on aimerait le savoir même s’il coûte cher. Ou c’est un voyant, mais un voyant sur scanner, cela ne court pas les rues. Ou bien il y a du vrai dans tout ce qu’il nous dit depuis le début et si on n’est pas venu pour rien, on a surtout encore beaucoup à apprendre. Comment cet homme, en voyant simplement le scanner du cerveau avec tous les organes qu’on a dans le corps, a pu faire un tel diagnostic ? Il n’avait pas une chance sur cent, même sur mille. Et depuis, il nous l’a montré de très nombreuses fois. Evidemment, lui manie très bien le scanner, et est capable de vous dire si un conflit est actif, en solution, en balance, ou s’il s’agit seulement de la cicatrice gliale d’un vieux conflit terminé. C’est l’avantage de maîtriser celui des trois procédés de lecture qui est le plus rapide : sans oublier les deux autres, cela lui permet de gagner beaucoup de temps, notamment en choisissant mieux les bonnes questions à poser au patient.

       (note : je rajoute le passage sur les conséquences thérapeutiques, que j’avais oublié ce soir-là)

       Sur le plan thérapeutique, cela ira plus vite puisque le traitement découle du diagnostic : on traite une maladie suivant la conception qu’on en a.

       Au niveau psychique, si le patient est en première phase, on l’aidera à résoudre son conflit. Et ici, il n’y aucune recette : c’est avec lui qu’on recherchera la solution la plus adaptée à son cas et la plus concrète. Si son conflit est résolu, on cherchera ensemble comment éviter des restimulations ou l’apparition d’autres conflits qui viendraient compromettre sa phase de réparation.

       Au niveau nerveux, on veillera aux conséquences d’une congestion trop forte de son foyer cérébral ; une éventualité qui n’est à craindre que si la masse conflictuelle a été trop importante. C’est au praticien de détecter alors les signes de souffrance du tissu nerveux et de contrôler cette complication, notamment par l’usage prudent de la cortisone. Et bien sûr : le maximum de repos et de " paix " , c.-à-d. éviter tout stress inutile et, dans la mesure du possible, les situations le ramenant dans l’environnement de son conflit.

       Au niveau organique, la question restera toujours celle du soulagement de ses symptômes et cela quelle que soit la phase. Mais en deuxième phase, le critère de choix devra tenir compte du fait, que tout traitement doit aussi viser à contrarier le moins possible le processus biologique de réparation.

       Je terminerai en insistant sur la nécessité du dialogue, de l’explication, de l’information à tous les niveaux de la thérapeutique ! Même dans les cas difficiles ou urgents, où l’on en vient à envisager des médicaments aux effets secondaires conséquents, ou une intervention chirurgicale, la compréhension et l’accord du patient sont capitaux, car l’acte, tout comme le discours , médical ne sont jamais sans suite dans le ressenti du patient. Ne pas prendre en considération ce ressenti risque de provoquer de nouveaux conflits comme nous l’avons vu en parcourant les lois biologiques.

ORIGINE ET MECANISME DES CANCERS ET AUTRES MALADIES :

LES DECOUVERTES DU DOCTEUR R. G. HAMER

Conférence par le Dr. M.Henrard / 16 septembre 1994 à Bruxelles

NOTE EXPLICATIVE : Cette conférence avait été entièrement improvisée sur base d’un petit canevas d’une feuille, et sa transcription littérale à partir des cassettes, se révélait illisible. J’y ai donc apporté quelques modifications : améliorer surtout le style pour le rendre plus présentable, supprimer les redites trop fréquentes, compléter plusieurs explications, combler quelques oublis (notamment sous forme de notes entre parenthèses). J’en ai gardé la longueur d’origine (une cinquantaine de pages), d’où l’ajoute d’une une mini table des matières qui permet de retrouver plus vite les grandes divisions, et d’aller directement aux exemples.

Introduction

1ère loi : l’origine des maladies

2ème loi : les deux phases de la maladie

3ème loi : la nature des symptômes dans les deux phases

4ème loi : le rôle des microbes

Conséquences sur le diagnostic et le traitement

Exemples

                1. CANCER DU SEIN
                2. ECZEMAS
                3. CANCER BRONCHIQUE METASTASE AU CERVEAU
                4. LUMBAGO
                5. DIAGNOSTIC EXPRESS
                6. POLYARTHRITE

 

 

 

Exemples

       J’ai choisi des exemples variés, des cas bénins, des cas graves, en essayant que chacun illustre plus précisément une notion ou un aspect de la méthode.

1.      CANCER DU SEIN

       Dans le premier cas que je vous présente, je ne raconterai pas toute l’histoire car je l’ai choisi pour témoigner de l’urgence qui se présente parfois. C’est une femme d’environ 45 ans, qui vient d’être opérée d’une petite tumeur du sein, d’environ un centimètre. On n’avait enlevé que la tumeur parce qu’on était persuadé, par les examens préparatoires, que cette tumeur était bénigne. Et on l’avait tranquillisée en lui disant qu’il n’y aurait pas de suite. Mais quelques jours après, un coup de téléphone de l’hôpital la fait paniquer : l’analyse microscopique a montré que c’est un cancer. Une ablation, très probablement totale du sein, fut prévue pour la semaine suivante avec évidemment des ganglions axillaires. Ensuite, une radiothérapie et, si l’on trouve des ganglions atteints, une chimiothérapie. Bref : le schéma thérapeutique classique.

       Je la vois quelques jours avant la date prévue pour le début de l’engrenage. Malheureusement, je ne disposais que d’une heure, ce qui était beaucoup trop court pour lui expliquer une approche qu’elle ne connaissait pas, et faire un diagnostic complet : s’agissait-il d’une tumeur de réparation et dans ce cas, après avoir évalué le conflit, allait-elle encore grossir ? Car si la deuxième phase n’était pas terminée, la prolifération allait reprendre. Ou au contraire, était-ce une tumeur contemporaine de la phase conflictuelle et alors, quel était le stade du conflit ? J’ai donc choisi d’essayer seulement de postposer l’intervention, puisqu’il n’y avait d’urgence que dans le choix, mais un choix lourd de conséquences. Je lui ai donné suffisamment d’explications et d’arguments que pour accepter au moins de remettre à plus tard une opération éventuelle, après un diagnostic qui lui permettrait de prendre sa décision plus à " à froid " et avec davantage de lucidité.

       A la fin de la consultation, la patiente était d’accord mais restant perplexe, elle me dit que l’avis de son mari était indispensable. Le lendemain, c’est donc à mon tour de passer un examen, recommençant le même discours devant le couple. Répétition faite, j’étais content de constater que la femme était déjà plus rassurée et confiante. Mais le mari n’ayant quasiment pas dit un mot, je ne pus m’empêcher de lui demander pourquoi il avait tant insisté pour me voir. Il me répondit : " Quand ma femme m’a raconté l’entretien qu’elle a eu avec vous, je voulais savoir si elle avait consulté un médecin ou un fou ! " Prenant la balle au bond, je lui demandai quel était son diagnostic : il était en ma faveur. Vous riez de l’anecdote, mais j’ai voulu la garder pour évoquer une situation très fréquente : la solitude qu’éprouvent beaucoup de patients, quand ils font le choix d’une démarche qui est souvent critiquée par leur entourage … sans parler de l’opinion médicale classique où le terme " critique " est plus qu’un euphémisme.

       Malgré son angoisse persistante des " métastases ", la pression importante de ses proches, et l’avertissement sévère du chirurgien qui lui confirma que l’ablation devait être totale, j’ai pu faire le travail de diagnostic avec cette femme. Ce fut long et difficile, car dans les quelques années précédent la tumeur, elle avait vécu quatre conflits. Un premier fut rapidement écarté, parce que lié à son travail, et que les problématiques du sein sont affectives. Un deuxième également, car il était trop éloigné et ne comportait pas vraiment de choc. Je n’ai pu savoir lequel des deux derniers était à l’origine de la tumeur, mais ce dont j’étais sûr, c’est qu’ils étaient résolus et que, même s’il s’agissait très probablement d’une tumeur de réparation, la deuxième phase touchait à sa fin. Cette certitude était basée sur plusieurs heures d’entretien, et je lui expliquai mes conclusions : on avait enlevé une tumeur qui n’était plus qu’une cicatrice, une séquelle qui ne présentait plus de danger ; ni récidive, ni bien sûr, de métastases à craindre. Et j’ai plaidé pour le " ne rien faire " - ou plus exactement, ne plus rien faire - pour reprendre l’exemple cité au début de cet exposé. L’opération et ses conséquences risquaient de provoquer un conflit de mutilation, de dévalorisation, de peur etc. J’ai quand même dû l’examiner et la rassurer pendant au moins un an. Puis la confiance initiale s’est progressivement transformée en une conviction devant l’évidence des faits. Et pendant les années qui suivirent, elle n’a jamais regretté … d’avoir conservé son sein !

1.      ECZEMAS

       Voici maintenant deux histoires d’eczéma. Je les mets ensemble parce que dans l’une, j’avais toutes les conditions réunies pour faire un bon diagnostic mais je me suis trompé, tandis que dans l’autre, avec un minimum d’informations, le diagnostic fut particulièrement précis. Ce double exemple illustre les difficultés d’une bonne anamnèse, c. à d. l’interrogatoire du patient.

1er cas

       La maman, déjà patiente régulière, m’amène sa petite fille âgée d’une dizaine d’années. L’enfant avait un tout petit eczéma à une aisselle, de la taille d’une pièce de vingt francs. Ici, je vous demande de retenir les dates parce qu’elles sont des clefs importantes pour faire des recoupements corrects. Je vois cette enfant vers la mi-octobre. Avant même que la maman ait parlé, je sais que la petite fille a résolu un conflit de séparation puisque l’eczéma en est la deuxième phase. Commençant toujours par l’histoire médicale des symptômes, je demande à la maman depuis quand sa fille a cet eczéma : au maximum une semaine. Il fallait savoir quel conflit et surtout sa durée car un eczéma, je vous l’ai dit, peut durer une semaine ou cinq ans. C’est la mère que je devrai interroger uniquement, la petite fille toujours souriante, me répondant qu’elle n’avait pas eu de problèmes. Je lui demande : "  Qu’est-ce qui a pu perturber votre fille dans les semaines, à la rigueur dans les mois qui ont précédé, et plutôt dans un domaine affectif ? ". Je pose le plus souvent d’abord des questions assez générales, pour ne pas risquer d’influencer les réponses, et pour que le patient exprime spontanément son conflit : il comprendra d’autant mieux la démarche. Et cela, même si je dois passer, comme c’est le cas ici, par un intermédiaire.

       La maman m’explique assez rapidement l’histoire suivante qui est intéressante. Sa fille a pleuré au début du mois d’octobre, parce l’institutrice qu’elle avait au mois de septembre, et qu’elle adorait, avait été remplacée par un professeur qu’elle n’aimait pas. Je me dis que cela " colle " très bien. Le conflit de séparation avec cette institutrice commence le 1ier octobre et la solution datait déjà d’une semaine. Donc le conflit pour moi, n’avait duré qu’environ une semaine. J’explique mon raisonnement à la maman, et qu’endéans huit jours, on en parlerait plus. Un traitement n’était même pas nécessaire.

       Dix jours après, la maman me téléphone : " Docteur, vous vous rappelez ma fille ? Vous aviez dit que l’eczéma allait disparaître en une semaine. Maintenant, son eczéma est devenu beaucoup plus important, et elle a les deux aisselles couvertes d’eczéma purulent, de la dimension de la paume d’un adulte. " Je réalise immédiatement ma double erreur : d’abord, j’ai mal évalué l’importance du conflit que je croyais unique et ensuite, j’ai raté le deuxième conflit. Celui-ci était également de séparation, mais dans un autre domaine puisqu’il touchait l’autre aisselle. De plus, il était entré en solution après notre premier entretien. Devant l’inquiétude naissante de la mère, les symptômes devenus pénibles de l’enfant, et voulant réparer un travail incomplet, je les revois le jour même.

       Après avoir expliqué les carences de mon diagnostic, je recommence l’interrogatoire de la maman, à la recherche du deuxième conflit. Ici, ce fut plus difficile, et j’ai du insister sur le fait qu’il s’était forcément passé autre chose. Finalement, un peu embarrassée, la maman se rappelle : " A la mi-septembre, elle a pleuré quand nous lui avons dit que nous partions en vacances jusqu’à la fin du mois. Cela nous étonnait, car ce n’était pas la première fois que nous partions sans les enfants, et cela n’a jamais posé de problème." Jamais eu de problème, ça c’était pour les années précédentes, mais les pleurs de l’enfant témoignaient que ces vacances-ci avaient été vécues - peu importe la raison - bien différemment !

       Ce supplément d’informations permettait une " reconstitution " et un diagnostic complets. Un premier conflit de séparation avec les parents, qui a duré une dizaine de jours, se résout en début octobre, avec un premier eczéma dont j’avais sous-estimé l’importance du conflit préalable. L’eczéma que j’avais pris pour la résolution du problème de l’institutrice, était la résolution du conflit de séparation d’avec les parents. Après seulement, est intervenue, ce qui est d’ailleurs plus logique, la résolution du conflit avec l’institutrice, quand la petite fille s’est finalement fait à l’idée de ne plus l’avoir, l’autre eczéma a commencé à se développer. La suite fut aussi cohérente que le diagnostic corrigé : les deux eczémas disparurent l’un après l’autre dans un délai de six semaines, ne laissant aucune trace. Un traitement homéopathique fut ajouté pour soulager l’enfant.

       (note : J’ai parlé d’" erreur " diagnostique dans cet exemple et je voudrais aborder rapidement cette réalité. Dans le maniement des lois biologiques, on peut faire de multiples erreurs. Une des plus conséquentes par exemple, serait de rassurer un patient, en lui parlant de tumeur de réparation qui va s’arrêter, alors que le tissu atteint prolifère en première phase, et surtout si l’on n’a pas compris que son conflit est toujours actif ! Mais la majorité des erreurs sont à relativiser, car elles proviennent d’une collecte insuffisante d’informations, notamment sur l’évaluation du conflit. Or cette collecte est le fruit d’une collaboration et d’une confiance indispensables entre médecin et malade. Rappelez-vous la difficulté d’une implication chez le patient, que j’ai évoquée dans l’introduction : il peut avoir oublié un élément-clef de son vécu, ou le juger trop anodin que pour en parler, ou être gêné de l’exprimer. Quant au médecin, il peut ne pas être assez à l’écoute de toute une série de détails, mais qui peuvent pourtant se révéler essentiels : une hésitation, un silence, une émotion sur le visage, dans la voix ou même le choix d’un mot. C’est l’occasion de citer un des principaux conseils du Dr.Hamer : " Avant d’être médecin, soyez d’abord un détective, et traitez le patient avec tout le respect que vous lui devez, comme s’il s’agissait d’un ami ".)

2ème cas

       Les deux parents viennent avec leur petit garçon, également âgé d’une dizaine d’années. L’eczéma durait depuis dix jours, était fort marqué aux bras et aux jambes, et démangeait beaucoup. Mais ici, l’anamnèse s’annonçait très mal : les quelques questions habituelles, pour savoir ce qui avait perturbé cet enfant, n’eurent pas le moindre effet. Bref : inutile de commencer à parler de lois biologiques, de conflits etc. D’ailleurs les parents, que je voyais pour la première fois, voulaient seulement essayer l’homéopathie. Mais, comme dans le cas précédent, je voulais savoir pendant combien de temps l’enfant souffrirait … et sans pouvoir expliquer aux parents pendant combien de temps, il faudrait " essayer l’homéopathie ". Alors, j’ai essayé par une voie détournée, en posant prudemment deux sortes de questions.

       Prétextant d’abord qu’un eczéma pouvait parfois suivre un état de nervosité, j’ai demandé aux parents s’ils n’avaient pas remarqué ces derniers temps chez l’enfant, une modification inhabituelle de son comportement : à l’école, chez eux, n’importe où ; donc une question très vague, sans plus d’allusion à un problème psychique. C’est le père qui répond : " L’institutrice nous a convoqué, parce qu’il avait des résultats scolaires en nette baisse, alors que d’habitude, cela va très bien ". J’apprends ainsi que cette baisse a duré environ deux mois, pour se terminer par un dernier rapport scolaire normal, et celui-ci remontait à deux à trois semaines. Or l’eczéma avait commencé il y a dix jours ! Je me contente de ce renseignement, puisque je n’ai rien d’autre. Cela témoignait simplement que l’enfant avait été en conflit, mais lequel ?

       Deuxième question, un peu plus " risquée " car elle concernait également les parents : " Est-ce que dans la vie de tous les jours, chez vous, dans votre rythme de vie, dans les événements, est-ce qu’il s’est passé quelque chose de différent récemment ? " C’est la mère qui prend alors la parole : " C’est que j’ai été travailler en intérim . " Et j’apprends ensuite, que cette femme ne travaille pas en dehors de chez elle, qu’elle a du s’absenter le soir, quand l’enfant rentrait de l’école. Vous aurez déjà deviné la dernière question : de quand à quand cet intérim inhabituel? A quelques jours près, la période correspondait aux mauvais résultats scolaires !

       Le conflit de séparation avec la mère ayant duré deux mois, je pouvais jouer au sorcier et au voyant. J’ai prescrit un premier traitement homéopathique de 40 jours, en disant que l’eczéma ne sera peut-être pas tout à fait fini, mais ira beaucoup mieux. Et s’il restait quelque chose, je ferai un deuxième traitement et là, ce sera fini. Après six semaines, les parents me remontrent l’enfant, enchantés du résultat : 80% de l’eczéma avait disparu. J’ai refait un traitement d’un mois, ne demandant à revoir l’enfant que s’il avait à nouveau de l’eczéma, et en précisant que cette affection n’est pas du tout chronique. Je ne l’ai plus revu, et personnellement, je n’étais pas enchanté comme les parents. Je regrettais de ne pas avoir pu leur expliquer pourquoi leur fils avait eu cet eczéma, et de les avoir laisser croire que je l’avais guéri par homéopathie. Chaque consultation est pour moi, l’occasion d’amorcer, ou d’approfondir chez le patient sa connaissance des lois biologiques.

3) CANCER BRONCHIQUE METASTASE AU CERVEAU

       Ce troisième exemple est triste et dramatique. Je l’ai choisi parce qu’il met en évidence un problème auquel je suis souvent confronté, c.-à-d. la découverte fortuite du cancer, et notamment lors d’un dépistage. Et aussi, parce qu’il montre les tragiques méprises, qui naissent de la seule prise en considération des lésions physiques, sans tenir compte de l’histoire du patient, et même souvent, comme dans ce cas-ci, de l’évolution de ces lésions.

       C’est au mois de mai, que cette femme d’une soixantaine d’années vient me consulter. Sa très grande faiblesse, son teint grisâtre et sa perruque me laissaient augurer du genre de diagnostic. Elle m’explique qu’elle a un cancer du poumon métastasé au cerveau, ainsi que son désespoir d’avoir appris qu’on ne lui donnait guère plus de six mois de survie. La découverte datait de janvier et ici, j’ai perdu un peu de temps en lui posant d’emblée toute une série de questions sur son état clinique à l’époque : " Vous toussiez à ce moment-là ? Vous crachiez ? Vous étiez oppressée ? Vous aviez mal ? Vous aviez maigri ? Vous étiez fatiguée ? Vous aviez perdu l’appétit ? " etc. La réponse était chaque fois négative : en fait, cette femme était en pleine forme, menant une vie sportive, mondaine et de loisirs. J’aurais mieux fait de poser d’abord la question : " Comment a-t-on découvert ce cancer ? " Alors, elle me tend la radiographie pulmonaire et le scanner cérébral de janvier. Sur la radio, on voit une importante masse de 3-4 cm de diamètre en plein milieu du lobe inférieur du poumon droit, et sur le scanner, une petite masse blanchâtre d’environ 5-7 mm de diamètre au lobe frontal gauche. Puis elle commence son histoire, qui est assez hallucinante.

       Cela se passait à la fin de l’année précédente. " Je me sentais tellement bien, Docteur, depuis des années, mais bon, vu mon âge, j’avais envie de me faire faire une opération de chirurgie esthétique, un lifting du visage ". Mais un lifting est une opération, donc : prise de sang, électrocardiogramme et radio du thorax, trois examens que je ne conteste nullement car ils sont utiles pour le chirurgien et l’anesthésiste. La prise de sang ? Rien de spécial. L’électrocardiogramme ? On lui a dit qu’elle avait un cœur excellent. Elle continue : " Mais on m’a dit que pour l’opération du lifting, il fallait y renoncer ou le faire plus tard, parce qu’on avait trouvé, hélas, un cancer du poumon à la radio. " Et la machine se met en marche. Qui dit cancer dit bilan de généralisation, c.-à-d. toute une série d’examens pour voir s’il n’y pas de métastases ailleurs. La petite tache au scanner est interprétée comme une métastase, ce qui exclut l’opération de la tumeur bronchique. Et là dessus, on fait comprendre au mari qu’elle en a environ pour six mois, peut-être un peu plus. Elle-même l’apprend assez vite, et se considère comme condamnée. On entame un traitement de chimiothérapie intensive, mais avec peu d’espérance de succès.

       En examinant les documents de janvier, tout en tenant compte des lois biologiques, je comprends la méprise. Sur la radio du poumon, on voit que la tumeur, qui est de toute évidence une tumeur bronchique, est parfaitement circonscrite : la limite entre la tumeur et le reste du tissu pulmonaire, est très bien délimitée. C’est ce que le Dr.Hamer appelle un " vieux coucou " c.-à-d. une lésion complètement terminée et stabilisée, vestige d’un conflit résolu et d’une deuxième phase achevée. Rappelez-vous le schéma de l’atteinte bronchique, que j’avais décrit en exposant la troisième loi, avec ses deux phases : la deuxième provoque un resserrement de la zone du poumon, qui n’est plus aérée, vu la prolifération de la muqueuse bronchique, car celle-ci en arrive à boucher les bronches . En fin de deuxième phase, il ne reste qu’une partie non fonctionnelle du poumon, mais qui est sans importance et ne s’accompagne plus de symptôme. Il faut garder son bon sens : pourquoi s’inquiéter - et à fortiori opérer - une simple séquelle, même si elle à la taille d’une orange, alors qu’on peut vivre avec un seul poumon ?

       La " métastase " au cerveau témoignait tout autant de son ancienneté. Elle ne se voyait que sur les clichés faits après l’injection de contraste, qui fait particulièrement ressortir les proliférations gliales du cerveau. Et aucun œdème n’était visible autour de cette petite masse blanchâtre : preuve d’un foyer cérébral dont la réparation était finie, laissant encore ici, une trace inoffensive. Mais à propos de ce scanner, j’ai commis une erreur de diagnostic. A l’époque, je ne connaissais pas suffisamment bien la carte du cerveau, et je me suis trompé de côté. Je croyais que la tache correspondait à la lésion pulmonaire. Mais le relais des bronches est en position fronto-latérale droite, et sa cicatrice gliale étant au même niveau, mais à gauche, devait se rapporter à une ancienne atteinte de la thyroïde ou du larynx. La patiente m’avait signalé qu’elle avait eu d’autres cancers dans sa vie, mais je ne m’étais occupé que de son cancer pulmonaire. Voilà encore un autre type d’erreur possible : dans la lecture du scanner. Heureusement, elle était sans conséquence, car cela ne changeait rien au fait que la tumeur bronchique et la tumeur au niveau du cerveau étaient de vieilles histoires.

       Elle avait aussi déposé le reste des examens destinés à contrôler l’effet du traitement : trois autres radiographies pulmonaires, faites à un mois d’intervalle, et un deuxième scanner cérébral, effectué en avril. En les comparant attentivement, je constate ce qui était parfaitement prévisible : il n’y avait pas le moindre changement. Grâce à ces documents, je commence à lui fournir les premières explications : pourquoi elle pouvait se sentir en si bonne santé avec un cancer du poumon métastasé au cerveau, pourquoi la chimiothérapie ne pouvait modifier ses " tumeurs " , cette thérapeutique n’agissant que sur les cellules en voie de multiplication, et non sur de quelconques cicatrises, que celles-ci soient atélectasiques , gliales ou autres.

       Je recherche ensuite le conflit, qui pouvait dater de six mois comme de 10 ans. Elle me raconte un gros conflit professionnel, qu’elle a eu il y a quelques années, et qui a duré un peu moins d’un an. Elle l’avait résolu complètement en mettant l’affaire dans les mains d’un avocat. Après, elle a été très fatiguée, mais ne se rappelle plus si elle avait beaucoup toussé ou craché. Elle pense quand même avoir eu peu de symptômes respiratoires, ce que j’attribuerais alors au fait que la tumeur était très périphérique. Le recoupement étant fait entre son conflit et ses lésions, je termine mes explications : on avait découvert par hasard les traces d’un ancien problème, elle n’a aucun cancer évolutif et il n’y a pas de danger. Quant au traitement qui l’affaiblissait beaucoup, je lui répète son inutilité. La patiente, ainsi que son mari qui l’accompagnait, me semblaient avoir très bien compris, et nous prenons congé après ce premier entretien.

       La semaine suivante, elle me téléphone et me confirme qu’elle avait manifestement tout compris et retenu : " Vous vous rappelez, je vous ai consulté la semaine passée longuement. Vous m’avez expliqué qu’il n’y avait rien de grave, que mon cancer c’était une vieille histoire, qu’il était guéri, que ma métastase au cerveau, ce n’était pas une métastase, mais que c’était la cicatrice au cerveau, etc. " Puis elle continue : " Ecoutez Docteur, comme j’aimerais vous croire. Ce que vous dites est rassurant et plein d’espoir, mais je n’y arrive pas ! J’ai vu plusieurs cancérologues avant de vous voir. Je ne vous l’ai pas dit, mais je n’ai pas seulement consulté à la clinique qui me soigne et tous étaient unanimes à dire que j’avais un cancer du poumon métastasé au cerveau, et que je n’en avais plus que pour quelques mois à vivre, et que la seule chose que je pouvais faire pour prolonger ma vie, était la chimiothérapie. Alors, vous comprenez … " Elle a raccroché poliment, tandis que j’éprouvais un sentiment de tristesse et d'impuissance, je ne vous le cache pas. Je n’ai jamais revu cette patiente.

       Je voudrais terminer cet exemple en vous parlant du dépistage. Si vous décidez d’en passer un, n’oubliez pas ce conseil très important : si l’on vous trouve un jour quelque chose, peu importe où, assurez-vous de savoir si c’est évolutif ou non. A quoi cela sert-il d’opérer, de mutiler quelqu’un, qui a fait un conflit cinq ou dix ans avant, et qui en garde les traces dans son corps ? Si l’on devait passer au scanner ou à la résonance magnétique quelqu’un âgé de 50 ou 60 ans, et cela de la racine des cheveux jusqu’au bout des orteils, vous pouvez être sûr, que chez tout le monde, on trouverait une anomalie. A cet âge de la vie, qui n’a pas vécu ne fut-ce qu’un conflit, de quelques semaines ou mois, mais suffisant pour le " marquer " physiquement? Et qui donc, n’abrite pas dans son corps, un polype, un kyste ou autre forme de tumeur, des microcalcifications, des anticorps etc. ? Ces découvertes fortuites peuvent être jugées suspectes, et le patient se trouver plongé dans l’angoisse et les traitements incisifs. J’ai vu trop de vies, paisibles avant le dépistage, basculer dans un cauchemar, comme celui que je viens de vous présenter. Face à de tels " quitte ou double ", les lois biologiques sont précieuses, car l’analyse minutieuse d’un diagnostic complet permettra de prendre une décision en connaissance de cause.

4) LUMBAGO

       La personne dont je vais raconter le cas est dans la salle. Mais la connaissant suffisamment bien et voyant son regard, je pense pouvoir garder ce quatrième exemple. J’essaierai toutefois d’être discret. Cette femme d’une quarantaine d’années, est venue me consulter pour un mal au dos qui durait depuis quelques jours. Après l’habituel examen des symptômes, je l’interroge sur ce qui s’est passé, et elle me parle d’un effort physique qu’elle avait fait lors d’une séance de yoga. Je lui demande alors si elle se moque de moi !

       Pourquoi un tel manque de tact de ma part ? En réalité, je lui avais posé cette question gentiment, comme un clin d’œil, en évoquant un passé très récent. Je l’avais déjà vue il y a quelques mois, pour compléter un diagnostic très alarmant : récidive d’un cancer du rein, qui pourtant avait été enlevé, et avec diverses métastases. A part l’angoisse bien compréhensible, elle se sentait bien et avait refusé la chimiothérapie. Elle venait simplement pour comprendre. Quelques heures de travail mutuel, où la collaboration était excellente, m’avait permis un constat tout à fait rassurant : tous ses conflits étaient résolus. Le seul qu’on aurait encore pu craindre, était un conflit de peur de mourir suite au ressenti du diagnostic. Mais avant moi, elle avait consulté plusieurs fois un psychologue qui était au courant des travaux du Dr. Hamer, et qui l’avait déjà bien aidée. Nos propres entretiens avaient terminé de désamorcer ce que je considère comme une des pires " bombes à retardement " : un diagnostic d’affection très grave. C’est donc en raison de toute l’expérience qu’elle avait acquise, que je m’étais permis la petite question impertinente.

       Je reviens à la charge, en écartant cette histoire d’effort physique. Elle me relate une dispute assez dure avec un de ses enfants. Ne recueillant pas d’autre piste, il me fallait savoir pourquoi un lumbago et évaluer sa durée en fonction du conflit. Le lumbago s’expliquait par son vécu : elle s’était sentie humiliée, diminuée, non reconnue ; le conflit de dévalorisation était évident. Pour déterminer son importance, elle m’apporta tous les éléments. La dispute avait eu lieu une dizaine de jours avant le début de ses douleurs. Le conflit avait été résolu notamment avec l’aide de son mari, qui avait parlé à leur enfant. Et le lendemain, son réveil fut particulièrement pénible ! La consultation prenait fin : je lui annonce un soulagement rapide, elle me fait confiance et décline un traitement, puisque son mal est supportable et qu’il serait fini dans quelques jours …

       Une quinzaine de jours après, c’est son mari qui vient me consulter. Avant de m’occuper de lui, je lui demande comment va Madame. " Elle est mal arrangée, Docteur. Elle ne quitte plus son lit pour le moment. Elle a très mal et ne serait même pas en état de venir vous voir. " Je n’ai rien trouvé d’autre à dire : " C’est que j’ai dû me tromper dans mon diagnostic. Je n’ai pas fait suffisamment le tour du problème. Dites de ma part à votre femme que je suis désolé, et qu’elle peut me téléphoner, et venir me voir dès qu’elle est en état. " Un mois plus tard, elle accompagne son mari à la consultation. Embarrassé, je parle d’abord un peu avec elle, lui disant que j’avais appris par son mari, que le petit lumbago que j’avais prédit, et pour lequel je n’avais pas fait de traitement, avait finalement duré cinq à six semaines, qu’elle avait eu fort mal etc. M’interrompant avec un large sourire, sa réaction m’a complètement scié : " Mais ce n’est pas votre faute, Docteur. Après notre entretien, j’ai encore longuement réfléchi à ce que vous m’aviez dit, conflit de dévalorisation, le dos et tout cela. J’ai retrouvé en fait, que j’avais résolu pas seulement le conflit dont je vous avais parlé, mais qu’en l’espace de deux ou trois jours, j’avais résolu quatre conflits de dévalorisation, dont le plus grand avait duré environ six semaines. " Elle m’expose avec précision les quatre conflits, puis elle ajoute : " Je n’ai pas voulu vous déranger, parce que j’ai compris que j’aurai mal pendant bien plus de temps, et je me suis débrouillée. ". Je l’ai félicitée d’avoir fait le travail à ma place … et je l’aurais embrassée. Des patients comme cela, on n’en voit pas tous les jours.

       (Par après, elle m’a dit qu’elle s’était bien amusée de la façon dont j’avais racontée son histoire. Elle-même en parlait, ainsi que de son cancer généralisé, à des personnes qu’elle essayait d’aider par son témoignage.)

5) DIAGNOSTIC EXPRESS

       Le cas suivant sera très court. Il s’agit seulement d’une esquisse de diagnostic. Je l’ai choisi, parmi de nombreux exemples de cette sorte, pour deux motifs. Les patients posent souvent, lors de leur propre consultation, des questions sur des proches. Et dans cette demande, la conversation est forcément très courte et n’apporte que peu de renseignements. Mais le maniement des lois biologiques permet alors de sélectionner quelques questions essentielles, qui seront suffisantes pour une première compréhension.

       Une patiente me dit à la fin de notre entretien : " C’est quand même bizarre, je n’ai jamais compris comment ma mère est morte deux ans après son cancer du sein, à la suite de métastases pulmonaires, alors qu'elle s'était sentie si bien pendant ces deux ans. " Je rédigeais mes papiers, mais comme il s’agissait de sa mère, et que cette demande de compréhension ne nécessitait que deux questions, j’ai prolongé un peu la consultation. Je lui ai d’abord expliqué qu’il n’y a pas de métastase, et que l’atteinte pulmonaire était due à un nouveau conflit, deux ans après celui qui avait provoqué la tumeur du sein.

       Première question : les médecins avaient-ils parlé d’une métastase unique ou de plusieurs ? Cette première distinction s’appuie sur la 3ème loi : si les lésions étaient multiples, c’était le tissu alvéolaire qui avait été touché, et le conflit était la peur de mourir ; si la " métastase " était unique, et vu son importance puisque la femme en est décédée, c’était une atteinte bronchique, et le conflit était la menace du territoire. Avec cette information, je pouvais chercher plus rapidement le conflit. Réponse : " Ils m’ont dit que tous ses poumons étaient envahis. "

       Deuxième question : dans les semaines ou mois qui ont précédé le diagnostic de métastases, de quoi sa mère avait-elle eu si peur ? La patiente réfléchit un peu et elle dit : " Oui, je vois une chose. Quelques mois avant, mon frère a eu un très grave accident de voiture. Il est resté dans un coma pendant des semaines avant de mourir, et ma mère s’est fait un sang d’encre pour lui. " Je lui explique alors, que ce drame est à l’origine des lésions alvéolaires du poumon, et en précisant que sa mère avait fait un conflit de peur de mourir par association.

       Ce cas m’amène à évoquer une autre caractéristique du conflit : il peut avoir lieu par un processus d’association avec ce que vit une autre personne. Mais bien sûr, cela implique que l’autre à une telle importance pour nous, que nous nous identifions à lui. Par exemple, un parent peut ressentir en lui-même le problème d’échec ou d’humiliation de son enfant, et développer un conflit de dévalorisation. Et ceci indépendamment du vécu propre de l’enfant, qui peut entraîner le même conflit, ou un autre … ou aucun si ce vécu n’a pas été conflictuel.

       (note : Ce genre de " diagnostic express " est évidemment très limité, et n’aboutit tout aussi souvent qu’à émettre des hypothèses, à donner seulement des pistes de recherche en indiquant le type de conflit. Mais il n’est pas à négliger car il permet au patient qui s’interroge sur la maladie des autres, d’élargir encore son champ de vérification des lois biologiques. Il s’ajoute à l’intérêt pédagogique des exemples, que j’utilise souvent lors des entretiens, pour compléter les explications. Les résultats en témoignent, car j’entends de plus en plus des réflexions comme : " Je comprends maintenant pourquoi mon mari a fait cette hépatite, et que moi, je n’ai rien eu. " " Je me disais bien qu’il devait y avoir un lien entre le cancer de mon collègue et l’accusation qui l’a fait mettre à la porte. " " J’ai demandé à ma fille ce qui s’était passé avant sa trachéite. Elle m’a confirmé qu’elle avait très mal vécu tel type de situation. " etc.

6) POLYARTHRITE

       L’exemple suivant démontrera une fois de plus la difficulté et la rigueur nécessaires à une analyse approfondie. Je l’intitulerais : " le chaînon manquant ". C’est une femme d’environ 35 ans, qui est atteinte de polyarthrite : une inflammation touchant plusieurs articulations.

       C’est en juillet que je la vois, et retenez à nouveau les dates. La maladie avait commencé en mars, en plein milieu de vacances, où elle se sentait bien et avec un moral excellent. Après deux mois d’aggravation, et malgré des médicaments antalgiques et anti-inflammatoires, au mois de juin, elle marchait péniblement avec deux cannes, souffrant aussi des membres supérieurs et du dos. Des examens plus poussés aboutirent alors au diagnostic pessimiste de polyarthrite chronique évolutive, et un traitement à fortes doses de cortisone fut prescrit, ce qui l’avait très vite et remarquablement soulagée. Elle venait me consulter six semaines après le début de ce traitement, parce que les doses ayant été fort diminuées, les douleurs avaient tendance à revenir. Après l’histoire des symptômes, j’en viens à celle du conflit. Le but étant comme à chaque fois, de comprendre ensemble, et de savoir combien de temps il faudrait encore la soigner.

       Sans lui dire que la polyarthrite est la deuxième phase d’un conflit d’entrave, ressenti de façon plus ou moins généralisée, je lui pose les habituelles questions sur ce qui l’aurait perturbée avant son affection. Mais il n’y avait rien de spécial, et devant mon insistance, elle m’explique qu’elle se sent fort coincée avec ses enfants : elle ne peut quasiment plus rien faire, c’est difficile de sortir sans tout le temps faire appel au baby-sitter, leur liberté de couple s’est beaucoup restreinte etc. Cela avait commencé avec la naissance de son aîné il y a trois ans, et continuait avec l’arrivée du second deux ans après. Elle me relate donc une situation d’entrave, mais dans laquelle je ne vois rien de conflictuel, ni aucun choc marquant. Pourtant, c’est le domaine qu’elle aborde, et en appuyant sur son sentiment de contrainte. Je me dis qu’il y a peut-être un lien, et qu’il faut d’abord explorer cette seule piste.

       Je lui fait d’abord remarquer que sa situation est celle de beaucoup de mères avec deux jeunes enfants, et que je ne pense pas que cela puisse être à l’origine de sa maladie. Puis je lui demande si, depuis ce changement contraignant de sa vie, il ne s’est pas passé un événement imprévu, où elle s’est sentie nettement plus entravée et coincée. La question était maintenant précise, et en abordant le thème de l’entrave en rapport avec sa pathologie, j’espérais que la porte s’ouvrirait. Elle réfléchit un peu et me dit : " Si, il y a quelque chose qui m’a fort préoccupée pendant au moins six mois. " Et l’histoire devient alors intéressante. " Voilà, à la naissance du deuxième enfant, quand on a fait des tests de la mort subite, on m’a dit que mon enfant avait un test positif et qu’il y avait un risque. On nous a donc remis un monitoring à installer chez nous. " En parlant longuement de ce monitoring et de ses conséquences, il se révéla être l’occasion du " dérapage ". Ce n’était plus du tout une simple " toile de fond ", la restriction bien normale de liberté d’une femme avec des jeunes enfants. C’était devenu un véritable cauchemar, une obsession : l’appareil sonnait souvent sans raison, elle montait et descendait dix fois par jour les escaliers, pour voir comment allait son bébé, y compris les nuits qui étaient sérieusement amputées ; quant aux sorties, elles pouvaient se compter sur les doigts d’une main. Et pendant toute cette période : aucun symptôme au niveau articulaire.

       Nous aurions pu en rester là, les éléments essentiels étant réunis. Le conflit était bien l’entrave. Il avait duré six mois, ayant commencé avec le monitoring et résolu avant le début de ses douleurs. Et comme je la voyais en juillet, la deuxième phase touchait à sa fin, puisqu’elle souffrait depuis cinq mois. Mais je voulais avoir un recoupement plus complet entre symptômes et vécu, en vérifiant également comment le conflit avait été résolu. Et ici, le cas devient encore plus didactique.

       Mais avant de raconter cette solution, je voudrais revenir un moment sur ce conflit d’entrave. Vous pourriez vous demander pourquoi cette femme n’a pas fait un conflit de peur pour son enfant, plutôt qu’un conflit d’entrave, ou au moins les deux. L’explication se trouve dans l’observation des faits, et non dans une interprétation personnelle de ceux-ci ! D’abord, la lecture au niveau du corps est évidente : c’est une polyarthrite qu’elle a développée et pas d’autre pathologie. Ensuite, l’écoute attentive de son ressenti fait clairement ressortir la prédominance d’un sentiment d’entrave. Elle a bien sûr parlé d’inquiétude mais celle-ci fut de courte durée, seulement lors de l’annonce du risque de mort subite. De plus, elle était solutionnée par le monitoring, et il n’y eu pas de restimulation car pendant les six mois pénibles, l’enfant n’a jamais été en danger. Et enfin, le bon sens logique est respecté dans cette analyse : d’une part son inquiétude de mère n’était pas conflictuelle, car elle a fait tout ce qui dépendait d’elle pour aider son enfant ; d’autre part l’absence de troubles chez l’enfant, ne la remettait pas en cause. C’est donc bien le monitoring qui est très vite devenu " ingérable " pour elle.

       Comment le conflit a t-il été résolu ? Deux mois après le premier test fatidique, l’enfant en repasse un autre qui se révèle négatif. Mais on ne le dit pas à la mère. Les médecins estimant qu’il fallait deux tests successifs négatifs, pour que le risque de mort subite n’existe plus, on lui explique qu’il faudra encore faire un examen dans deux mois, et continuer le monitoring. En janvier, le troisième test est négatif, et le pédiatre la rassure complètement : il n’y a plus aucun danger, ils reprennent le monitoring, et elle peut dormir sur ses deux oreilles. Pressentant que le diagnostic allait être plus difficile que prévu, je lui demande son ressenti : " J’ai enfin été soulagée, bien sûr. " A quoi je réponds : " Alors, ça ne va pas ! " Devant sa surprise, je lui justifie mon raisonnement : si le conflit avait été vraiment résolu par cette bonne nouvelle, elle aurait commencé sa polyarthrite dans les jours qui suivent, et non deux mois après, pendant les vacances de mars! Après le retour de clinique, il avait dû encore se passer un problème, qui avait retardé la véritable solution. Elle ne se rappelait pas, mais comme je devais la revoir prochainement pour ajuster les doses de cortisone, je lui proposai de discuter avec son mari pour trouver le " chaînon manquant ".

       La semaine suivante, j’aborde tout de suite le sujet et elle me dit : " Oui, j’ai oublié de vous dire quelque chose la fois passée, et mon mari me l’a rappelé. J’avais tout à fait oublié. " Et elle me rapporte le chaînon : après avoir remis le monitoring à la clinique, dès qu’elle est rentrée chez elle, elle a installé un baby-phone entre la chambre de son bébé et la sienne, qu’elle faisait fonctionner en permanence. On en parle, et elle me confirme qu’elle n’était pas vraiment rassurée en revenant de clinique. Donc en fait, le conflit n’était pas encore résolu, le baby-phone prenant le relais du monitoring. Ultime question : " Quand avez-vous rangé le baby phone? " Nouveau trou de mémoire, et même conseil de ma part.

       La dernière pièce du puzzle sera pour la consultation suivante : " Avant de partir en vacances. " OK. Maintenant, elle pouvait déclencher le nouvel handicap que furent ses 6-7 mois de polyarhrite : elle partait en vacances rassurée … et libérée.

LIENS

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          LIENS orientant vers d'autres sites :

 

www.pilhar.com Le site du Dr.R.G.HAMER intitulé DIE NEUE MEDIZIN. Il est essentiellement en langue allemande mais très riche en informations : exposé de ses travaux, correspondance, réactions des médias, témoignages de vérifications etc. Egalement une partie anglaise reprenant brièvement ses découvertes.

www.multimania.com/asac LA MEDECINE NOUVELLE DU DR.R.G.HAMER. Site français très complet où l'on trouvera beaucoup d'explications, mais aussi des témoignages, références, correspondances, actualités, etc.

http://perso.wanadoo.fr/sidasante SIDA ET SANTE . Un site très complet et remarquablement documenté sur toute la contestation de l'hypothèse HIV/SIDA. En accord mutuel, nous leur avons délégué la publication en entier de la brochure "LE SIDA : UN AUTRE REGARD" (n° spécial d'IVS de nov/déc 92). Vous la trouverez dans la rubrique THERAPEUTES. Lien direct vers le texte en français (150 Ko):
http://perso.wanadoo.fr/sidasante/therapi/regard1.htm
Lien direct vers le texte en anglais:
http://perso.wanadoo.fr/sidasante/therapi/view.htm

http://www.neue-medizin.com Site en langue allemande, dont une grande partie traite de la Médecine Nouvelle. Il est connecté au site du Dr.Hamer et en renseigne plusieurs autres en six langues. (bas de la page index sur la M.N.) Pour le français, l'anglais et le neerlandais, on retourne vers celui-ci (Comprendre/Understand/Begrijp) mais vous y trouverez un lien pour l'italien, l'espagnol et le polonais.

 

 

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