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Nature d'une mort annoncée

"Nature d'une mort annoncée"

par

Sophie Juramy

Sophie Juramy

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L'origines des maladies

ORIGINE ET MECANISME DES CANCERS ET AUTRES MALADIES : LES DECOUVERTES DU DOCTEUR R.G. HAMER


 

 

SOMMAIRE  

Principalement une INFORMATION permettant de répondre à toutes ces questions sur la maladie. C'est le sujet de la rubrique LES LOIS BIOLOGIQUES. Elle est proposée sous deux formes différentes ayant chacune ses avantages et ses limites :

1.      le texte d’une brochure parue en février 97 et adaptée pour sa présentation ici. Son contenu, quoique vulgarisé, est assez dense : le but était d’y inclure un maximum de notions dans la soixantaine de pages disponibles. L’affichage permanent d’une table des matières permet de la parcourir à son gré.

  1. la transcription d’une conférence donnée en septembre 94 et dont le texte a été remanié pour la lecture. Elle garde l’avantage d’une approche plus simple mais aussi plus " vivante ", vu le style parlé et l’illustration par des exemples concrets.


NB : Vu la longueur respective de ces deux textes (environ 70 et 50 pages), pour une première visite ou pour un coup d'oeil rapide sur le contenu du site, choisissez le résumé (3 pages).

Un FORUM pour les avis, critiques, suggestions etc. Nous sommes aussi intéressés à recueillir vos propres témoignages. Son contenu sera accessible mais devra aussi être réactualisé régulièrement. Il est également destiné aux échanges et contacts entre les visiteurs du site.

Un COURRIER reprenant les thèmes du forum mais à titre purement personnel : il ne sera donc pas publié. Merci de ne pas l’utiliser dans un but de consultation car le site se définit dans un objectif d’information générale pour tous. Vous comprendrez aussi que nous ne pouvons nous engager à y répondre systématiquement.

Un INFO-SITE renseignant sur les réactions qu’il suscite, les projets et travaux en cours. Nous tenons compte ici de vos suggestions. Si des questions par exemple reviennent régulièrement, nous compléterons l'information dans la rubrique LES LOIS BIOLOGIQUES, ou les inscrirons au forum.

Des LIENS orientant vers d’autres sites.

 

 

 

LES DECOUVERTES DU DR. R.G.HAMER : LES LOIS BIOLOGIQUES

Dr. Michel Henrard

" Science sans conscience n’est que ruine de l’âme "

Rabelais

Texte du numéro spécial de la revue INFOR VIE SAINE asbl, n°117 de janvier-février 1997 (écrit sous le pseudonyme de Ch.Randier)

 

ORIGINE ET MECANISME DES CANCERS ET AUTRES MALADIES :

LES DECOUVERTES DU DOCTEUR R.G.HAMER

Conférence par le Dr. M. Henrard / 16 septembre 1994 à Bruxelles

RESUME DU SITE EN TROIS PAGES

Dr. M. Henrard – juillet 2000

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

RESUME DU SITE


 

Dr. M. Henrard – juillet 2000

L’objectif du site est de contribuer à faire connaître les travaux du Dr.Ryke Geerd Hamer sur la maladie. Ces travaux permettent de répondre aux questions que toute personne malade est à même de se poser. Déjà pour une affection bénigne, on peut s’interroger : pourquoi un eczéma, ou une inflammation de l’épaule, ou une névralgie sciatique ? On peut aussi se demander pourquoi une ampleur de l’affection, si variable d’une personne à l’autre. Et enfin, pourquoi une localisation plutôt qu’une autre : pourquoi un eczéma à un membre, au thorax ou au visage ? Pourquoi une épaule douloureuse ou une sciatique du côté droit ou du côté gauche ? Dans des maladies plus graves comme le cancer, la sclérose en plaques ou le sida, l’interrogation est d’autant plus importante. Pourquoi une cancer reprend, sous forme de métastase, après des années de bonne santé, dans tel délai et dans tel organe ? Qu’est-ce qui provoque les poussées de sclérose en plaques ? Comment passe t-on d’une simple séropositivité au stade du sida évolutif ?

Malgré ses progrès techniques, la médecine moderne n’a pu apporter de réponse à l’origine de la maladie, hormis bien sûr quand il s’agit d’un facteur externe évident (traumatisme, intoxication, irradiations etc.) ou d’une affection génétique. Elle décrit seulement toujours plus les maladies et propose des nouveaux  traitements. Cette carence dans l’explication est surtout due au fait qu’elle ne considère que les organes de la personne malade, sans tenir compte de cet autre constituant qu’est le psychisme. Cette relation entre le psychisme et le corps se retrouve déjà dans l’antiquité, mais l’œuvre du Dr.Hamer est actuelle et intègre les connaissances scientifiques de notre époque.

Les recherches qu’il a entreprises au début des années 80, sont toujours en cours, mais endéans dix années, ses observations étaient déjà suffisamment avancées, que pour donner naissance à ce qu’il a appelé « la  Médecine Nouvelle » : une approche de la maladie qui bouleverse radicalement tous les dogmes, hypothèses et théories de la médecine classique. Son œuvre est purement empirique, mais elle est cohérente, rigoureuse et a l’énorme avantage d’être vérifiable par tout un chacun disposé à l’étudier. L’essentiel en est résumé sur ce site : les grandes lois biologiques et diverses autres notions.

Les lois biologiques  qu’il a mises en évidence, sont au nombre de cinq.

La 1° loi nous enseigne que dans toute maladie, il faut prendre en considération trois éléments qui fonctionnent toujours en synchronisation : le psychisme, le cerveau et les organes. C’est au niveau du psychisme que tout commence, quand nous sommes confrontés à une situation douloureuse imprévue, brusque et dont l’enjeu est particulièrement impliquant. Ce n’est pas les multiples soucis ou tensions de la vie quotidienne, mais un « choc » qui nous déstabilise au point de dépasser nos ressources et nos réactions habituelles. Ce choc déclenche instantanément ce que le Dr.Hamer a désigné sous les termes de conflit biologique, une notion capitale autour de laquelle s’articule tout le système explicatif. Ce conflit doit être étudié sous deux aspects. Le premier est subjectif : c’est la façon tout à fait individuelle dont il a été ressenti, vécu. Cet aspect déterminera la zone du cerveau qui sera perturbée ; et comme chaque zone cérébrale gère le bon fonctionnement d’un organe, c’est cette « coloration subjective » du conflit qui permettra de comprendre l’organe malade.

Prenons un exemple : un individu a dû essuyer une remarque vexatoire à laquelle il n’a pu faire face, qui l’a déstabilisé, et qu’il va ressasser quelques temps. La remarque n’est que l’événement, seul compte le type d’émotion intime associée au choc. S’il l’a ressenti comme un rejet, la zone du cerveau perturbée sera celle qui gère la partie superficielle de la peau, avec une maladie à cet endroit du corps. Si c’est un sentiment d’atteinte à son intégrité, ce sera la partie profonde de la peau. Si c’est un sentiment de dévalorisation, la zone cérébrale touchée entraînera une affection osseuse. Ces trois réactions ne sont que trois possibilités parmi bien d’autres.

Le deuxième aspect du conflit est son ampleur, définie par son  intensité et sa durée. Aussi longtemps que le conflit n’est pas résolu, les troubles au niveau de l’aire cérébrale - et donc de l’organe correspondant - continuent de se développer. En d’autres mots : l’extension d’une maladie est proportionnelle à celle du conflit.

La 2° loi explique ce qui ce passe aux trois niveaux (psychique, cérébral et organique) si le conflit est résolu, ce qui arrive dans la majorité des cas. L’organisme tout entier entre alors dans une deuxième phase, qui consiste en une réparation spontanée. Sur le plan psychique, c’est le soulagement mais aussi souvent une lassitude, suite à l’effort que constituait la recherche d’une solution. Le « foyer » cérébral perturbé se restaure également, redonnant à l’organe qu’il gérait, les informations nécessaires à sa réparation. C’est donc un processus d’autoguérison qui se met en route, dès la solution du conflit. Devant cette réalité, l’acte médical n’est plus l’art de guérir : il se limite à intervenir pour soulager seulement le patient dans ses symptômes. Ceux-ci sont bien plus souvent inconfortables pendant la réparation que durant le conflit. Si le conflit n’est pas encore résolu, c’est aussi aider le patient à trouver sa solution.

La 3° loi décrit les modifications biologiques qui ont lieu aussi bien pendant le conflit qu’après sa solution ; et cela pour tous les organes du corps. En gros, il existe trois types de modifications pendant un conflit ; et chaque tissu organique réagit toujours suivant le même type. Il y aura soit prolifération cellulaire (exemples : les alvéoles pulmonaires, les cellules sécrétantes du sein), soit destruction cellulaire (exemples : les os, les bronches), soit un arrêt de fonctionnement, sans prolifération ni destruction (exemples : dans les organes des sens). Après la solution du conflit, la réparation consistera respectivement en une destruction par les microbes de la prolifération, ou son enkystement, en une prolifération cellulaire reconstruisant le tissu manquant, en une reprise de fonctionnement du tissu en panne.

La 4° loi aborde le rôle des microbes (champignons, bactéries, virus), qui ne sont pas des ennemis à combattre mais bien au contraire des micro-organismes qui aident à la réparation des organes. Ils n’interviennent donc qu’après la solution du conflit.

La 5° loi enfin, apporte une synthèse générale de la maladie. Elle nous en propose une signification dans la nature, en plus du sens qu’elle possède à l’échelle de l’histoire personnelle du malade.

Pour continuer. Si vous voulez parcourir davantage l’étendue des questions sans réponses, choisissez la rubrique QUESTIONS (onglet en haut, à droite). Pour étudier les lois biologiques, choisissez la rubrique LOIS BIOLOGIQUES (2° onglet en haut, à gauche). Le texte de la conférence est d’un accès plus facile : elle n’aborde que les notions essentielles que sont les quatre premières lois, est rédigée dans un style plus simple, et comporte une demi - douzaine d’exemples qui illustrent le sujet. Le texte de la brochure est plus complet mais plus dense. Sa deuxième partie est consacrée à la relation entre la plupart des pathologies et les conflits correspondants. Dans les deux textes, on peut consulter un glossaire en cliquant sur le terme GLOSSAIRE, qui apparaît constamment en bas et à droite de l’écran.   

Ces découvertes sortant largement des sentiers battus des connaissances médiatisées, le plus important est encore de les vérifier par soi-même. Bienvenue, et bon « voyage » !


 

 

LES DECOUVERTES DU DR. R.G.HAMER : LES LOIS BIOLOGIQUES

Dr. Michel Henrard

" Science sans conscience n’est que ruine de l’âme "

Rabelais

Texte du numéro spécial de la revue INFOR VIE SAINE asbl, n°117 de janvier-février 1997.

(écrit sous le pseudonyme de Ch.Randier)

 

 

 

POURQUOI L'IMPORTANCE DE CES DECOUVERTES ?


D'après le dictionnaire, la médecine est la science qui a pour objet la conservation et le rétablissement de la santé. Mais ses représentants parlent tout autant de l'art de guérir, reconnaissant par-là les limites du savoir scientifique et le pouvoir de l'influence humaine dans la réalisation de ce bel objectif. Et que cet art soit même légalisé signifie t-il un monopole d'accès au seul bagage scientifique ou aussi la réglementation sur l'aide qu'une personne peut apporter à autrui ? Question fondamentale s'il existe un lien entre la maladie et la souffrance psychique préalable qu'a connue un "patient"...

Dans son aspect scientifique, la médecine a fait des progrès techniques prodigieux qu'on ne peut qu'applaudir et utiliser à bon escient. Ces progrès se manifestent d'une part dans les méthodes d'examen, notamment l'imagerie (radio, échographie, scanner, résonance magnétique... ) et la chimie moléculaire ; ce qui permet de mieux décrire et localiser les affections. D'autre part les interventions sur notre corps deviennent toujours plus performantes : opérations au laser, greffes d'organes, microchirurgie, manipulations génétiques, médicaments spécifiques etc.

 

Mais quand il s'agit de comprendre une maladie, c. à d. de lui donner une cause, une histoire et un sens à l'échelle humaine, on est toujours à la case départ. Il n'y a plus ici qu'une sophistication incessante du discours sur cette description et le mécanisme des affections ainsi que leurs plus petites anomalies. Et les facteurs de risque et les statistiques ne nous permettent pas de savoir si on appartiendra ou non au lot impressionnant des exceptions.

Malgré les progrès, les maladies et leurs souffrances sont toujours bien actuelles (et "actualisées"... ). Il est alors aisé de comprendre que bon nombre de praticiens ont cherché à compléter les lacunes de la thérapeutique ; cela en fouillant dans le passé, y compris dans les traditions les plus anciennes, ou en innovant par des méthodes ou des médicaments en dehors des usages enseignés. S'offre ainsi aux patients toute une panoplie de ce qu'on appelle les médecines alternatives, différentes, parallèles ou encore douces par allusion à leur côté souvent plus écologique.

Il n'est pas question de rejeter cet apport très varié et considérable : quand on essaye de soulager, tous les "outils" sont à retenir à condition qu'ils ne soient pas plus nocifs que thérapeutiques ; ce qui d'ailleurs en principe n'est pas le cas dans ces moyens malgré que leur accueil et celui de leurs auteurs soient le plus souvent inexistants, froids ou agressifs de la part des instances officielles. Et bien sûr, prendre personnellement soin de son corps par la nourriture l'exercice et l'éloignement si possible de toute source de pollution, relève du bon sens élémentaire.

Tout ceci n'est donc nullement en contradiction avec notre propos et est même complémentaire. Tout au plus peut-on garder un esprit critique face à des théories trop simples, trop imaginatives voire carrément fantaisistes. Car sur le terrain, devant le malade, on ne soigne pas avec des théories et des hypothèses mais avec des faits.

En amont de ces divergences sur les moyens thérapeutiques, l'œuvre du Dr Hamer est une explication empirique de l'origine, en plus du mécanisme, des maladies. Elle est basée sur une observation aussi imposante qu'incontournable de l'ensemble de l'individu souffrant. Concrètement, elle tient compte de son aspect sensible, émotionnel, mental ; ce qu'on peut résumer en un mot : son psychisme. Loin de nier les vrais travaux scientifiques, elle les intègre en apportant un "plus" : un diagnostic plus complet du malade et qui débouche sur un choix thérapeutique (ouvert à toutes les solutions) plus réfléchi.

Ce n'est donc pas une théorie qu'on demande au lecteur de croire mais bien au contraire une explication qu'on lui demande de vérifier. Pour ma part, vu les responsabilités de ma position professionnelle, j'ai fait une vérification rigoureuse pendant près d'un an, tellement cette œuvre remet en cause bien des idées reçues.

En effet, son étude est un véritable voyage au pays des connaissances et qui n'est pas facile pour la majorité des gens : voir constamment évoquer notre intimité psychique est fort impliquant et les conséquences de ce "nouveau regard" sur la maladie dérangent beaucoup les multiples hypothèses, clichés et dogmes fondamentaux de l'enseignement classique universitaire. Mais la compréhension, la libération et l'espoir qui en naissent justifient un optimisme à (très) long terme car ces découvertes vont à la rencontre d'une attente de plus en plus pressante et exprimée dans le public.

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"Il y a des millénaires que l'humanité fait plus ou moins consciemment l'expérience qu'en définitive toutes les maladies ont une origine psychique et c'est devenu un acquis "scientifique" solidement ancré dans le patrimoine des connaissances universelles ; seule la médecine moderne fait de nos êtres animés un sac plein de formules chimiques."

Dr Ryke Geerd Hamer

 

 

LE DOCTEUR RYKE GEERD HAMER


 

Le Dr Ryke Geerd Hamer est né en 1935. Il obtint son diplôme de médecine à 24 ans. Entretemps, il avait réussi des études de théologie et suivi une formation de deux ans en physique. Il travailla plusieurs années aux cliniques de Tübingen et d'Heidelberg et en 1972 fit sa spécialité en médecine interne. Parallèlement, il inventa et fit breveter divers instruments de chirurgie. En 1978, il formait avec sa femme Sigrid, également médecin, et ses quatre enfants une famille sans problème particulier.

Le drame éclate le 18 août 78 quand son fils Dirk est atteint d'une balle pendant son sommeil et en meurt quatre mois plus tard. Lui-même développa alors un cancer du testicule ; ce qu'il ne comprit que trois ans après, au commencement de ses recherches. Ce terrible événement dans sa vie fut en effet le point de départ de ses découvertes : la relation entre un choc dramatiquement vécu et le cancer. Sa femme ne put surmonter les souffrances de cette perte et mourut dans ses bras en avril 85, après plusieurs maladies.

Il entreprit ses travaux dans le début des années 80 ; travaux qui n'ont jamais cessé... comme l'inquisition des milieux officiels. Mais ces ennuis, le Dr Hamer les comprend très bien au vu des enjeux économiques, idéologiques et de pouvoir qui imprègnent la médecine comme tant de secteurs de l'activité humaine. Il publie son premier livre important en 81. Sept années d'observations très nombreuses, de réflexion et de synthèse aboutissent au "FONDEMENT D'UNE MEDECINE NOUVELLE", volumineux ouvrage abondamment illustré de 700 pages et publié en 88. Mais l'hostilité avait déjà culminé : radiation à vie en 86 pour "refus d'abjurer la loi d'airain et de se convertir à la médecine classique ; décision qui fut ratifiée par le Tribunal constitutionnel fédéral, pour cause de "débilité intellectuelle présumée".

Ayant dû également échapper aux nombreuses tentatives d'internement psychiatrique, il fait toujours l'objet d'un black-out des médias ou de critiques déformant ses affirmations. Et ses démarches de réhabilitation ont toujours avorté car elles impliquent un examen sérieux, par ceux qui l'ont condamné, de la valeur de ses découvertes ; cela malgré les témoignages réguliers de vérification nationaux et internationaux, de chercheurs et praticiens.

Aujourd'hui, avec le courage de ses convictions et sa passion de la vérité, il continue d'approfondir et propager son œuvre qui est devenue un legs essentiel pour l'art d'aider à guérir.

"Je sais que vérité vaut infortune ; Je n'y puis pourtant renoncer."

(K'iv Yuan)

 

PREMIERE PARTIE : LES LOIS BIOLOGIQUES

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Dans cette première partie, nous allons étudier les quatre lois biologiques fondamentales. Mais l’oeuvre n'a cessé de grandir depuis le premier livre en 81 sur les relations entre cancer et psychisme et le lecteur trouvera en fin de texte les références bibliographiques habituelles. Elle dépasse actuellement les 2.000 pages (dont une grande partie a été traduite en français et le reste est en cours) et les 15.000 cas d'observation. Cette base de quatre lois est suffisante pour en comprendre l'apport en médecine mais nous verrons quand même rapidement quelques-unes des autres découvertes, également nécessaires si l'on souhaite approfondir le sujet : le statut hormonal, le rôle de la polarité droitier/gaucher, la succession des conflits, la crise épileptoïde, la compréhension du sens des symptômes (5ème loi). Pour terminer, nous résumerons également les conséquences du point de vue diagnostique et thérapeutique, en insistant sur l'impact de la médecine elle-même.

PREMIERE LOI : LES RELATIONS ENTRE LE PSYCHISME, LE CERVEAU ET LES ORGANES ; ORIGINE PSYCHIQUE DE LA MALADIE


Le psychisme, le cerveau et les organes sont en interrelation constante et cette triade parfaitement synchronisée est toujours modifiée dans les affections diverses, des plus petites aux plus graves. Mais c'est par son psychisme que l'individu aborde la réalité de l'existence et de ses difficultés : il s'agit donc de sa réalité à lui, de la façon dont lui ressent les événements de sa vie. Tant qu'il peut "gérer" mentalement ces difficultés - par exemple en les anticipant ou en disposant d'assez de ressources acquises dans son histoire antérieure - il ne sera pas malade. Il vivra éventuellement des émotions plus ou moins fortes et désagréables mais qui se résoudront vite avec comme seules conséquences quelques perturbations fonctionnelles et temporaires. C'est par exemple une période d'insomnie par surcroît de préoccupations ; un estomac noué après une dispute banale ; un besoin plus fréquent d'uriner, des transpirations ou des battements de cœur dans l'appréhension d'une rencontre etc. Rien que des "secousses" autour d'un centre de gravité qui reste stable mais qui entraîne déjà des répercussions via le système nerveux et donc un "langage du corps".

 

Si par contre l'expérience douloureusement vécue revêt l'aspect d'un choc psychique qui peut être brutal au point de laisser l'individu dans un état mental durable de ressassement, d'obsession, c'est alors immédiatement le début de ce qu'on peut qualifier, avec tout le côté ambigu et réducteur des mots, de conflit. Pour qu'il y ait véritablement conflit, il faut donc un processus de rupture - un effet de contre-pied, un aspect imparable - ou nous n'avons pu réagir par un comportement habituel pour nous et suffisamment efficace. Le Dr Hamer a donné à ce choc le nom de "DHS", initiales de Dirk Hamer Syndrome, en souvenir de la mort de son fils Dirk et à la suite de laquelle il développa lui-même son cancer. Enfin, le conflit peut être engendré par association ou identification à autrui : peur de mourir d'une mère qui a failli voir son enfant écrasé ; reprise à son compte de la dévalorisation vécue par un proche etc.

Le conflit est toujours quelque chose de très personnel et donc d'"impliquant". En d'autres mots il n'intéresse pas les événements que nous interprétons seulement comme des coups du destin mais bien des situations où nous nous sentons directement concernés et plus exactement déchirés. Il peut être apprécié sous divers paramètres : son importance, sa durée et sa "teneur subjective". L'importance et la durée du conflit déterminent l'ampleur des dégâts dans le corps car ceux-ci commencent dès l'instauration du conflit et s'accumulent tant que le conflit n'est pas résolu. C'est toute la différence entre un petit rhume, une bronchite ou une grosse tumeur du poumon. Par teneur subjective, nous entendons la façon personnelle dont le choc est ressenti, ce qui va nous amener à préciser le rôle du cerveau.

Le système nerveux comprend le cerveau qui peut être conçu comme le superordinateur gérant l'ensemble du corps et ses multiples terminaux que sont les nerfs. Pour tous les fonctionnements automatiques - c. à d. indépendants de notre volonté consciente - le système nerveux possède deux grands circuits qui sont l'orthosympathique et le parasympathique (encore appelé vagosympathique) et dont le tandem se nomme système neurovégétatif. L'orthosympathique stimule tout ce qui est biologiquement prévu pour nous tenir dans un état d'éveil et de combativité potentielle. Il est donc prédominant pendant notre journée d'activité. Quant au parasympathique, il stimule nos fonctions de repos et de récupération et est donc prédominant dans notre phase de sommeil. La santé implique une optimalité et une alternance harmonieuse de ce rythme tout à fait fondamental à la totalité de notre organisme.

Dès le début du conflit, il y a deux conséquences sur le système nerveux. D'abord une rupture de l'équilibre neurovégétatif avec une prédominance orthosympathique qui va déjà entraîner tout un cortège de symptômes : diminution du sommeil, de l'appétit, du poids ; augmentation de la tension artérielle, des sécrétions surrénales, de l'agitation et de la "nervosité" etc. La complexité et l'intensité de ce tableau symptomatique sont bien sûr proportionnels à l'ampleur du conflit : ce peut être un état léger d'insomnie et d'énervement associé même à une "boulimie compensatoire" ; mais un conflit très grave peut amener le patient dans un état d'hébétude en lui faisant perdre une dizaine de kilos en quelques semaines. Cette rupture de l'équilibre nerveux est l'état dit de stress et dont il faut comprendre la nature profonde. Les manifestations peuvent en être très désagréables mais elles ont un sens : c'est l'expression dans notre corps d'un surcroît d'éveil nécessaire à la solution du conflit. Sans le stress, la race humaine n'aurait sans doute pas survécu à ses affrontements dans l'existence. Mais il y a un revers à la médaille, qui est le commencement d'un compte à rebours : le déséquilibre neurovégétatif a ses limites, celles qui correspondent en fait à notre capacité à vivre un conflit. Nous reviendrons plus loin sur ce sujet important.

Parallèlement au déséquilibre neurovégétatif, une aire précise du cerveau est touchée et c'est cette perturbation cérébrale qui, en modifiant les informations émises par le cerveau, va entraîner la maladie dans l'organe dont le bon fonctionnement dépend de ces informations. C'est le ressenti subjectif, la coloration du conflit qui va déterminer l'aire précise au cerveau et donc l'organe malade. Cette coloration se ramène à des émotions fondamentales, au-delà du contenu anecdotique de l'événement : peur, dégoût, rejet, souillure, combat, rivalité, dépossession, dévalorisation etc. On peut déjà dire ici que dans l'interrogation (l’anamnèse dans le jargon médical) du patient, s'il est nécessaire de retrouver l'événement initial qui a déterminé le choc, c'est seulement pour situer dans le temps l'origine du conflit. Il faut ensuite en saisir l'importance, cette coloration, puis l'évolution jusqu'au jour de la consultation. Prenons deux exemples pour bien faire comprendre ce point capital de la première loi biologique.

Un individu a dû essuyer une réflexion très vexatoire à laquelle il n'a pu faire face et qu'il va ressasser quelques jours, semaines ou mois. Parmi tous les ressentis possibles, prenons en trois. Cela peut être un sentiment de rejet par l'autre - ce que nous pouvons appeler une forme de conflit de séparation - et dans ce cas la région touchée au cerveau sera la zone du cortex sensoriel qui gère le bon fonctionnement de la couche superficielle de la peau : c'est donc cet organe qui sera malade. Mais l'individu pourrait en quelque sorte reprendre à son compte cette vexation et entamer un processus de dévalorisation de lui-même. La région cérébrale est alors la moelle cérébrale et l'organe malade sera le système osseux. Il pourrait enfin vivre cela comme une chose inacceptable et en faire un conflit de type indigeste avec répercussion sur la zone cérébrale et organique correspondante : atteinte de la gorge, de l'estomac, du colon etc. (suivant les multiples nuances propres à ce genre de conflit).

Une femme apprenant son infortune conjugale peut être blessée dans son espoir du foyer et ce conflit du nid touchera la partie latérale du cervelet d'où résultera une atteinte au sein. La blessure peut être une frustration sexuelle et la partie temporale de l'hémisphère cérébral gauche entraînera une lésion du col utérin. Elle peut être ressentie comme une dévalorisation d'elle-même ("Je vaux moins que l'autre puisque mon mari va vers elle") avec répercussion osseuse. Ou encore cette femme, par suite des conséquences sociales et matérielles, peut se sentir plongée dans une situation insupportable dont elle ne peut s'enfuir ; et la maladie, via le cortex cérébral péri-rolandique, sera une sclérose en plaques. La liste complète des éventualités serait bien plus longue. La femme peut n'avoir aucune atteinte organique si d'emblée elle surmonte le choc. Elle peut avoir aussi plusieurs impacts du même choc dont certains plus faibles se marqueront peu tandis que l'un ou l'autre amènera une pathologie lourde qui pourra être étiquetée de cancer. SEULE COMPTE LA COLORATION SUBJECTIVE DU CONFLIT POUR COMPRENDRE L'ATTEINTE CEREBRALE ET ORGANIQUE.

Cette loi biologique est la première qu'a énoncée son auteur, en la baptisant de "loi d'airain du cancer". Loi parce qu'il s'agit bien de constatations de rapports nécessaires et constants entre des faits (cf. dictionnaire). Airain par allusion à la solidité de sa vérification jamais mise en défaut... si on l'utilise. Et cancer pour des raisons historiques car c'est par ce type de maladie qu'il a commencé ses recherches. Elle est le pivot de tout le système explicatif : en reliant le vécu psychique et les multiples symptômes du corps, elle fait de la maladie non pas le fruit du hasard et des agressions externes mais une histoire personnelle avec une chronologie et un sens à l'échelle humaine. Cette approche exclut bien sûr les cas où notre organisme a subi une agression externe évidente (traumatismes, intoxications, radiations,..), un vice de fabrication (maladies génétiques) ou une carence nutritionnelle grave. Mais même dans le cas d'une cause manifestement extérieure, elle n'empêche pas de considérer comment l'individu va ressentir cette agression et donc les conséquences propres à ce ressenti.

" Une science qui ne se préoccupe que de quantité et se fonde exclusivement sur la prise de mesures est intrinsèquement incapable de traiter de l'expérience, de la qualité et des valeurs".

Fritjof Capra

DEUXIEME LOI : LES DEUX PHASES DE LA MALADIE


 

La première loi biologique nous a enseigné que la maladie est une perturbation simultanée des trois niveaux - le psychisme, le cerveau et les organes - mais dont l'origine réside dans un choc émotif. La "loi des deux phases de la maladie" va introduire la notion de réversibilité dans cette triple perturbation : dès que le conflit est résolu, la zone du cerveau qui était touchée va se réparer et cette reprise d'activité cérébrale normale va entraîner la restauration de l'organe malade. C'est donc ici la deuxième partie de la maladie, celle qui est en fait la phase de guérison. Nous verrons dans le paragraphe suivant comment la troisième loi explique les grandes différences de symptômes que nous rencontrons dans chacune des deux phases mais arrêtons-nous d'abord sur les implications de cette deuxième loi.

 

La solution du conflit est donc l'élément charnière qui fait basculer naturellement dans un mode de guérison l'ensemble de la triade. Comme dans la première phase qui suit la naissance et l'évolution du conflit, cette solution est d'abord un changement d'ordre psychique et sa coloration subjective revêt tout autant d'importance. Sur un plan concret, elle peut être amenée de multiples façons, du moment qu'elle mette fin à l'état de ressassement qui entretenait le conflit. Si l'on prend par exemple un conflit de devoir se battre, la solution peut être dans la victoire, l'abdication, la fuite, la négociation, la relativisation ou la disparition de fait de l'enjeu etc. ; l'important est que l'individu ne ressente plus le conflit de devoir se battre.

On peut maintenant dépeindre le canevas général de toute affection. La première phase conflictuelle commence dès le début du conflit. Sur le plan psychique, le malade témoigne de son conflit par ses pensées, ses sentiments, ses comportements ; en un mot par son ressenti douloureux et persistant. Son système nerveux est globalement modifié (phase d'orthosympathicotonie) et montre les signes de ce qu'on appelle l'état de stress : il en perdra plus ou moins fort le sommeil, l'appétit, la joie de vivre etc. et aura des symptômes généraux de nervosité. En outre la perturbation d'une zone précise du cerveau provoquera la détérioration de l'organe correspondant à cette zone. LA SOLUTION DU CONFLIT STOPPE L'EVOLUTION DES PERTURBATIONS AUX TROIS NIVEAUX MAIS LA MALADIE COMPLETE NE S'ARRETE PAS POUR AUTANT. A ce stade l'organisme se retrouve avec diverses dégradations et c'est tout aussi spontanément que vont se mettre en route les processus de réparation prévus par la nature bien avant l'avènement de la médecine. Le système nerveux se branche sur un rythme de récupération (phase de vagosympathicotonie, encore appelée vagotonie): sensation de fatigue et besoin de se reposer ; reprise du sommeil et de l'appétit s'ils étaient perturbés, d'une meilleure circulation sanguine etc. Au niveau cérébral, le foyer préalablement atteint va se congestionner et cet œdème peut déjà expliquer plusieurs symptômes propres à cette deuxième phase mais toutes ces modifications cérébrales sont temporaires et le tissu nerveux non seulement reste fonctionnel mais redevient performant : il gère à nouveau l'intégrité des organes correspondants qui vont se réparer. Enfin sur le plan organique, cette autoguérison se traduira par un cortège de symptômes qu'il faut bien savoir décoder.

Cette notion d'autoguérison spontanée après la solution du conflit remet en question la portée réelle d'un traitement médical : le traitement ne vise plus à guérir une maladie mais à accompagner, favoriser, moduler, soulager cette deuxième phase souvent plus inconfortable que la première. Il est donc essentiel de savoir dans laquelle des deux phases de la maladie complète on se trouve pour choisir adéquatement les mesures thérapeutiques. Nous reparlerons plus loin de ces aspects bien pragmatiques de I'"art de guérir".

Insistons encore sur le fait que le passage d'une phase à l'autre ne se réalise uniquement qu'en cas de solution du conflit et ici tous les scénarios sont possibles, Un conflit court et clairement résolu se soldera par une maladie dite aiguë. Mais la solution peut être progressive ou retardée par des restimulations du conflit et ce sera alors des affections fluctuantes ou récidivantes. Ou même chroniques si la reprise du conflit a lieu chaque fois avant la fin de la phase de guérison ; et dans ce cas, les divers symptômes seront fluctuants comme la vie psychique elle-même. Le conflit peut être en balance ou latent, c. à d. peu ou pas actif mais pas vraiment résolu et l'état psychique sera encore toujours l'arbitre de la reprise des dégâts ou de l'amorce de la guérison. Enfin le conflit peut durer de longues années, à condition bien sûr qu'il n'y ait pas une accumulation de plus en plus grave des lésions. Une paralysie par exemple peut persister une dizaine d'années et disparaître progressivement après la solution du conflit. Mais ces récupérations très tardives concernent surtout les pannes fonctionnelles (cf. 3ème loi) des organes. La complexité d'une pathologie sera aussi souvent liée au fait qu'un individu aura fréquemment plus d'un conflit dont l'un peut être encore actif tandis qu'un autre est déjà en solution. La démarche à suivre est toujours la même : prendre en considération les trois niveaux concernés, y opérer des recoupements pour être sûr du stade atteint dans l'ensemble du processus biphasique et prendre des mesures cohérentes avec cette connaissance globale de la maladie.

Si la première phase a été constante (c.à d. sans mise en balance ou en latence) et que la deuxième n'a pas été compliquée de restimulation(s), les durées des deux phases sont équivalentes : par exemple, un conflit de séparation de quelques semaines ou quelques mois sera suivi d'un eczéma persistant respectivement quelques semaines ou mois. Mais n'oublions pas que l'ampleur de la phase conflictuelle n'est pas seulement déterminée par sa durée mais aussi par son intensité : deux paramètres que l'on peut intégrer en parlant de "masse conflictuelle". Pour une période même courte, si l'intensité du conflit a été très forte, la deuxième phase peut se maintenir plus longtemps. Tout se passe comme si le cerveau programmait l'"amortissement"d'ine réparation qui sinon pourrait être trop violente.

Nous terminerons cette deuxième loi en reprenant l'allusion aux limites de notre capacité à vivre un conflit et en l'étendant également à la deuxième phase. Ceci débouche sur une réalité parfois dramatique mais dont la compréhension est capitale. Il s'agit de l'ampleur des lésions accumulées pendant la phase conflictuelle et qui déterminera bien logiquement l'ampleur du travail naturel de réparation. Ce travail peut ne pas aboutir à terme pour diverses raisons : la restimulation du conflit, le "surdosage" dû à l'apparition de nouveaux conflits et surtout l'impuissance éventuelle de l'organisme à restaurer des lésions trop avancées. Cette impuissance peut provenir des trois niveaux de la triade psychisme-cerveau-organes : "disjonction" du psychisme qui cessera de maintenir la deuxième phase ; congestion trop forte du cerveau (cf. début de la 3° loi) ; insuffisance "matérielle" du corps à réparer. On comprendra encore mieux en étudiant la troisième loi sur la nature des symptômes en fonction des deux phases. Mais déjà on peut éviter un malentendu sur les termes de "phase de guérison". Au-delà de l'usage des mots, que l'on peut parfois critiquer, la guérison au sens courant - ou la guérison tout court - est bien sûr l'aboutissement heureux de la deuxième phase quand celle-ci est complètement terminée.

Cette précision d'importance est aussi une réponse à une des méconnaissances principales de l'œuvre dans son ensemble. Indépendamment de toute action extérieure, la plupart des décès ont lieu en phase de réparation mais surtout quand le compte à rebours évoqué plus haut a duré trop longtemps et face à une dégradation trop lourde en première phase. Elle permet aussi de saisir l'enjeu du "tact" dans toute communication d'ordre diagnostique et l’intérêt des diverses techniques thérapeutiques pour aider le patient dans chaque phase de sa maladie. Nous reviendrons encore sur cet aspect de la pratique médicale.

TROISIEME LOI : LA NATURE DES SYMPTOMES EN FONCTION DES DEUX PHASES


Cette troisième loi biologique a été appelée par son auteur le "système ontogénétique des tumeurs et équivalents". Ontogénétique car les critères de compréhension s'appuient sur le développement embryonnaire de l'organisme (ce qu'on appelle l'ontogenèse); tumeurs et équivalents par allusion aux diverses pathologies que l'on rencontre au niveau des organes.

Mais avant d'aborder ces pathologies, nous reviendrons d'abord sur la nature des modifications qui se déroulent au niveau du cerveau car les symptômes qui peuvent en découler font partie intégrante des "maladies" et varient tout autant en fonction des deux phases. Pendant la première phase conflictuelle, on observe les manifestations liées à l'orthosympathicotonie mais la perturbation du foyer cérébral correspondant au conflit se traduit essentiellement dans les organes périphériques : au niveau du foyer lui-même, il s'agit seulement d'un dysfonctionnement. Par contre dans la deuxième phase, outre les manifestations liées à la vagotomie, la réparation du foyer cérébral y entraîne des conséquences qui justifient quelques développements.

 

Concrètement, dans le foyer cérébral en restauration, il se forme un œdème transitoire ainsi qu'une prolifération de la glie. Cette glie est un autre tissu du cerveau ; elle n'a pas les propriétés d'emmagasiner et de véhiculer l'information comme les cellules nerveuses (neurones) mais possède un rôle de soutien, de nutrition, d'isolement et de réparation du tissu nerveux proprement dit. La "congestion" du foyer en phase de solution est liée à l'importance du conflit et peut donc aller jusqu'à présenter l'apparence d'une "tumeur cérébrale", bien visible à un examen d'imagerie médicale comme le scanner ou la résonance magnétique nucléaire. Mais outre l'œdème qui en compose la majeure partie, les proliférations diagnostiquées ne concernent que les différents types de cellules gliales puisqu'un neurone ne peut plus se reproduire. Ces "tumeurs" témoignent de la deuxième phase réparatrice de la maladie complète, et plus précisément de la réparation au niveau cérébral ; elles suivent le cycle de cette deuxième phase au terme de laquelle elles peuvent laisser des cicatrices gliales inoffensives. Pendant leur développement par contre, elles peuvent entraîner diverses complications.

Vu les limites spatiales imposées au cerveau par la structure du crâne, l'œdème du foyer peut donner lieu à des phénomènes de compression du foyer lui-même et du tissu nerveux environnant ; cette dernière éventualité expliquant la possibilité de troubles fonctionnels dans des organes qui n'ont pas de lien direct avec le conflit initial. Cette compression est à l'origine de toute une série de symptômes que l'on observe dans toutes les affections mais qui peuvent énormément varier suivant la localisation et l'ampleur du phénomène : maux de tête vertiges, fièvre, troubles de la vue et d'autres sens, sensations étranges dans la tête etc... Dans les cas plus importants : syncopes, comas, crises épileptiques, "thromboses" etc... C'est ici par exemple l'origine de la mort dans l'infarctus du cœur ou l'arrêt cardiaque est dû à une compression trop forte dans la zone cérébrale touchée par un conflit de devoir se battre. Mais insistons sur le fait que l'œdème et ses complications sont proportionnels à l'ampleur du conflit. Et pour garder l'exemple de l'infarctus, celui-ci peut être minime voire même passer inaperçu si le conflit a été peu important.

Malgré le grand nombre d'organes de notre corps, les tissus qui les composent se ramènent seulement à quelques grands types ayant chacun son mode de détérioration pendant la phase conflictuelle et son mode de réparation pendant la phase de guérison. En simplifiant quelque peu, une maladie complète peut présenter trois cas de figure : la première phase verra un tissu proliférer, se détruire ou se mettre en panne et la deuxième phase verra respectivement ce tissu être détruit ou enkysté, se reconstruire ou se remettre en fonction.

DANS LE 1er CAS, la phase conflictuelle amène une prolifération des cellules. L'organe atteint développe donc une tumeur dont l'évolution est proportionnelle à l'intensité et à la durée du conflit. La distinction classique entre tumeur bénigne et maligne ("cancer") est seulement descriptive. Rappelons que la première serait plus modérée tout en restant toujours sur son site d'origine tandis que la seconde serait plus rapide et avec une tendance à se généraliser par essaimage. En réalité la tumeur se développe plus ou moins vite suivant l'intensité du conflit et aussi longtemps que celui-ci n'est pas résolu. Cette tumeur concerne seulement l'organe dont la zone directrice du cerveau est perturbée et la notion classique de "métastase" n'est qu'une des nombreuses hypothèses destinées à combler l'incompréhension dans l'origine de ce qu'on appelle cancer : si un patient présente plusieurs localisations tumorales, cela signifie qu'il a eu plusieurs conflits et donc plusieurs atteintes cérébrales. Nous reviendrons d'ailleurs sur la notion de cancer au paragraphe qui lui est consacré dans la deuxième partie.

Après la solution du conflit, il y a deux possibilités. Comme nous le verrons dans la quatrième loi, si l'organisme dispose des microbes adéquats, il y aura réduction de la tumeur avec tous les signes d'inflammation et d'infection que cela comporte, y compris les nombreuses modifications sanguines qui témoignent simplement de cette destruction. Sinon la partie saine de l'organe procédera à un enkystement de la tumeur qui restera à jamais inactive sauf si le conflit est à nouveau restimulé.

Quelques exemples : la plupart des muqueuses digestives, la couche profonde de la peau, les alvéoles pulmonaires, la partie glandulaire du sein etc.

DANS LE 2eme CAS, on se trouve devant un schéma quasiment inversé. Pendant la phase conflictuelle, l'organe subit une destruction (ulcération, nécrose, perte de substance) et ici la guérison va entraîner une prolifération cellulaire destinée à combler les pertes de substance ; cette prolifération peut consister en une simple cicatrisation ou avoir l'aspect d'une véritable <tumeur" parfois très volumineuse. Les microbes (qui sont le sujet de la quatrième loi) interviennent également pour déblayer les lésions préalablement à la reconstruction et accélérer cette reconstruction. Ici la tumeur a donc une signification tout à fait différente puisqu'elle témoigne d'une réparation et ne se développe qu'après la solution du conflit. Elle peut être tout aussi rapide et importante que dans le premier cas de figure et dans une conception médicale selon laquelle toutes les tumeurs sont pathologiques, le phénomène de guérison sera alors apprécié comme peu grave si la tumeur est jugée bénigne ou très grave si son ampleur amène le diagnostic de cancer. La tumeur de réparation dépasse souvent en proportion la destruction préalable de l'organe mais elle est toujours à terme, c. à d. que sans récidive du conflit, elle est toujours destinée à s'arrêter. Elle s'accompagne également de phénomènes inflammatoires (et notamment d'adhérences aux tissus voisins) qui s'estompent complètement quand le processus est terminé.

Quelques exemples : l'os et la moelle osseuse, la couche superficielle de la peau, les muscles, les ganglions, les conduits excréteurs des glandes (y compris le sein où il est donc important de savoir à quel type de tumeur on a affaire), les bronches etc...

Au vu de ces deux premiers cas de figure, on peut déjà saisir les tragiques conséquences que peut avoir la prise en considération des seuls symptômes organiques : annoncer au patient qu’il est envahi par un cancer dans le cas où il serait en fait dans la phase, souvent pénible, de réparation et encore moralement fragile après la solution de son conflit, c'est risquer de le voir plonger dans un vécu encore bien plus dramatique que celui qui était à l'origine de l'atteinte initiale.

DANS LE 3" CAS, il n'y a ni prolifération ni destruction pendant la phase conflictuelle mais seulement diminution ou arrêt de fonctionnement, réversible après la solution du conflit. Ce mode concerne surtout les tissus ayant une activité nerveuse : dans les organes des sens, dans les tissus corticaux responsables de la sensibilité et de la motricité etc...

Ces trois premières lois donnent une toute autre dimension au concept de maladie. Jusqu'à présent on entendait par ce terme un ensemble de symptômes concomitants et qui étaient toujours jugés défavorablement. En d'autres mots, être malade, c'était présenter des anomalies objectives (gonflements, nécroses, inflammations... ) et/ou subjectives (douleurs, sensations inhabituelles, malaises divers... ) ; anomalies qui n'avaient que des origines inconnues, hasardeuses ou statistiques et qu'il fallait combattre pour guérir. Il s'agit maintenant d'interpréter correctement le sens de tous les symptômes en les rattachant à l'une des deux phases de la maladie complète, en fonction du tissu atteint. L'inconfort proprement dit peut accompagner la première phase (par exemple l'estomac qui nous fait souffrir pendant la phase conflictuelle) mais c'est plus souvent dans la deuxième phase réparatrice que le patient consultera et que son vécu sera "complété" par un diagnostic du mal dont il est victime.

Cet inconfort plus fréquent dans l'autoguérison s'explique physiologiquement par tous les processus d'inflammation (gonflements, œdèmes, tumeurs de réparation... ), de nettoyage microbien, de compression du tissu cérébral, de lassitude etc... Ce "décalage" entre conflit et inconfort est même un "atout" dans le mécanisme de la maladie. Car le déclenchement d'un conflit majeur est en somme celui d'un sursis et d'un compte à rebours : l'individu doit résoudre son conflit pour survivre. S'il avait toujours la perception de la souffrance physique de ses organes en plus de la douleur psychique de son ressassement (où il cherche la solution), il aurait beaucoup moins de chance de s'en sortir. Quand il est par contre soulagé de son conflit, il peut alors mieux se consacrer à la réparation laborieuse.

QUATRIEME LOI : LE ROLE DES MICROBES


Les hypothèses relatives à l'aspect infectieux de nombreuses maladies se sont tellement bien établies dans la pensée courante qu'elles sont devenues des dogmes tout aussi inviolables que ceux du cancer. Il peut donc être utile de rappeler les grandes étapes qui ont permis d'ancrer cette théorie de l'infection et de constater qu'ici aussi, le malade est étudié et abordé comme une machine sans âme.

Les microbes furent "scientifiquement" découverts dans la seconde moitié du siècle dernier et décrits comme des êtres vivants de taille microscopique mais doués de la plupart des propriétés de la vie : mobilité, nutrition, respiration, excrétion, reproduction etc. On les reconnut vite comme responsables de phénomènes banals tels que fermentations et putréfactions mais c'est l'aspect médical qui nous intéressera ici. On les voyait en effet pulluler chez de nombreux malades présentant entre autre de la fièvre et des sécrétions purulentes. Divers tableaux pathologiques furent ainsi reliés à l'infestation de microbes spécifiques. Plus tard, le perfectionnement de la microscopie électronique permit d'observer des micro-organismes encore plus petits qu'on appela virus. Ceux-ci, contrairement aux autres microbes (champignons, bactéries), sont considérés à la frontière du règne vivant dans la mesure où ils possèdent bien un matériel génétique mais sont incapables de se reproduire sans utiliser le système de reproduction d'une autre cellule dans laquelle ils s'introduisent.

 

Entretemps le progrès incessant de la biochimie apporta des renseignements de plus en plus complexes sur les réactions de nos cellules, et particulièrement les globules blancs, face à ces microbes : quand ceux-ci pullulaient chez des malades, on assistait à un énorme remue-ménage dans ces globules blancs, accompagné de la synthèse de nombreuses substances et de phénomènes de destruction des microbes. Il en résulta la conception du système immunitaire qui est notre défense naturelle contre des ennemis invisibles et d'autant plus dangereux qu'ils se transmettent d'un malade à un bien portant qu'ils risquent de contaminer.

La dernière étape qui viendra "confirmer" la théorie infectieuse est l'avènement des médicaments destinés à épauler notre système immunitaire jugé quand même trop souvent défaillant : les antibiotiques et produits assimilés. Ces médicaments tuaient les microbes ou empêchaient leur multiplication in vitro, c. à d. dans les cultures de laboratoire et soulageaient souvent des symptômes in vivo c. à d. chez les malades infectés. Les développements du catalogue des micro-organismes, de la biologie moléculaire et de la médiatisation du savoir médical ont fait le reste : aujourd'hui, la culture de l'homme civilisé est complètement imprégnée de celle des microbes... pour sa plus grande peur.

Cette vision du phénomène infectieux peut sembler très logique mais de nombreux chercheurs y ont pourtant relevé des incohérences, des lacunes et des questions troublantes. Résumons-les très brièvement. Si beaucoup de microbes sont responsables de nos maux, infiniment plus nombreux sont ceux inoffensifs et même indispensables à la vie comme les milliards de germes qui peuplent en permanence notre corps : il y a donc des bons et des mauvais microbes. Dans beaucoup de maladies infectieuses, ce sont nos propres microbes habituels qui se mettent à proliférer : des bons microbes peuvent donc devenir méchants. Il y en a même qui deviennent "résistants" aux antibiotiques. Beaucoup de bactéries et surtout de virus changent de conformation et de propriétés : pourquoi ces mutations, dont le HIV notamment est un champion ? La contagion obéit plus au hasard des statistiques qu'à des règles constantes et la présence dans le corps de germes réputés dangereux ne conduit pas nécessairement à la maladie : pourquoi une telle différence de "sensibilité" et de "virulence" d'un individu à l'autre ? Quelques audacieux au début de ce siècle ont même ingéré des cultures de germes prélevés sur des patients morts de choléra sans pour cela être malades eux-mêmes.

La tendance générale à laquelle aboutissent ces considérations critiques rejoint la célèbre (?) citation de Claude Bernard : "Pasteur s'est trompé. Le microbe n'est rien. C'est le terrain qui est tout". Et de discourir sur l'équilibre des forces entre le microbe et son hôte et tous les facteurs susceptibles de perturber cet équilibre. Face à ces constatations "sur le terrain", la science revient en force en décrivant toujours plus à fond les heurts et malheurs d'un système immunitaire censé avoir le monopole de la défense et donc du fameux équilibre. Mais tout ceci ne consiste qu'à déplacer le problème : pourquoi la faiblesse ou la force de notre immunité ?

C'est la quatrième loi biologique qui va nous permettre de sortir de ce labyrinthe théorique. Ceci en intégrant toujours ce chaînon manquant qu'est le psychisme - ou plus exactement la triade psychisme, corps, cerveau - et en se basant uniquement sur des faits d'observation vérifiables. "Le système ontogénétique des microbes" nous montre deux réalités : les microbes n'interviennent qu'en deuxième phase et se répartissent suivant l'origine embryonnaire des tissus (l'ontogenèse).

Les microbes ne se mettent à proliférer qu'après la solution du conflit et donc sur ordre du cerveau qui a dès lors inversé son mode de fonctionnement désormais orienté vers la réparation. Ils participent donc à la guérison des organes préalablement atteints pendant la phase conflictuelle. Leur "travail" consiste à détruire, nettoyer ou colmater les lésions ; ceci bien sûr dans un climat inflammatoire dont l'inconfort sera proportionnel au travail à réaliser. A défaut de ces collaborateurs, la guérison sera seulement plus lente et/ou incomplète. Si on les neutralise artificiellement par des médicaments, ils reprendront par après leur activité ("récidive... "), éventuellement par le biais de leur mutation ("résistance... " ). La contagion pure n'est qu'une expérience limitée de laboratoire : un individu ne peut être contaminé tout en développant une infection qu'en deuxième phase de sa maladie et l'ampleur de son infection sera déterminée par l'ampleur des dégâts acquis au terme de sa phase conflictuelle et non par la virulence du germe en soi ou de l'infection observée chez le "contaminateur". Il faut encore que le micro-organisme convienne au tissu en réparation chez le "contaminé". Le plus souvent ce sont nos propres microbes qui vont proliférer à l'endroit et pour le temps déterminés par notre ordinateur cérébral. Mais de nombreux germes sont latents à l'état endémique, prêts à nous "envahir" dès que nous en avons besoin.

L'épidémie quant à elle est encore une réalité qu'on peut comprendre à la lumière des lois biologiques. L'infection atteint ici un grand nombre d'individus et le microbe "semble" donc se propager fortement et confirmer le mythe de la contagion. Mais le conflit peut concerner plus d'une personne et nous prendrons trois exemples schématiques pour l'illustrer. Un patient peut déclencher une hépatite quelque temps après son conjoint parce qu'il a résolu plus tard le même conflit qui tracassait le couple. Une armée entière peut mettre fin à l'envahissement de son pays et, après la résolution de ce conflit, la grippe espagnole, asiatique ou celle du dernier millésime en décimera une grande partie (mais pas tous!). Le choléra fait effectivement des ravages dans les populations qui savent ce qu'est ressentir le manque de pouvoir ingérer de la nourriture et qui traquent le moindre espoir d'une action humanitaire... Et n'oublions pas que la famine des guerres et des pays en voie de surexploitation ne favorise guère les énormes réparations qui suivent les solutions, complètes ou temporaires, des conflits.

Chacun de nos tissus dérive d'un des grands feuillets embryonnaires et c'est cette origine qui est le critère de choix des différents types de microbes. Sans entrer ici dans les détails, précisons quand même que les champignons et mycobactéries détruisent les proliférations qui ont lieu en phase conflictuelle ; c'est par exemple le rôle du bacille tuberculeux qui élimine les tumeurs intestinales, pulmonaires ou hépatiques. Les bactéries assument, suivant les tissus, un rôle analogue de destruction en cas de prolifération pendant le conflit ou un rôle de déblaiement préalable à la reconstruction dans des cas de nécrose pendant le conflit. Enfin les virus contribuent à combler les pertes de substances dans les tissus ulcérés pendant la phase conflictuelle.

Si l'infection participe à la phase difficile de restauration, elle aussi, comme tout symptôme de souffrance, peut nécessiter une intervention thérapeutique. Mais ce sera essentiellement dans deux éventualités bien précises. D'abord quand son ampleur (explicable, répétons-le, par la première phase) présente un risque vital pour le patient ; et notamment dans les deux âges extrêmes de la vie et chez les gens trop affaiblis. Concrètement, on peut alors être amené à la freiner plus ou moins fort, y compris par des médicaments chimiques. Ensuite, I'"infestation" par des microbes non prévus dans notre écosystème, comme le cas des maladies tropicales : le plasmodium de la malaria n'est pas prévu pour les "visiteurs" occidentaux ; pas plus que le paramyxovirus de la rougeole pour les Indiens d'Amérique (adultes car la rougeole fait partie des conflits de la petite enfance). Le déplacement en quelques heures à l'autre bout de la planète est certes une prouesse technique intéressante mais l'import-export microbien qui en résulte n'est pas (encore) programmé par la nature...

Avec cette quatrième loi, que reste-t-il du système immunitaire ? Seulement les faits incontestables que sont les nombreuses modifications biologiques observées mais qu'il faut recadrer dans une vue plus globale : le système immunitaire est un mécanisme de modulation du travail microbien. Pendant la phase conflictuelle, il est au repos, quels que soient les dégâts et l'affaiblissement de nos organes. Dès la solution du conflit, il laisse proliférer et oeuvrer les microbes pendant la phase réparatrice pour les "congédier" quand celle-ci est terminée.

Un tel système de modulation est nécessaire car les microbes sont des organismes vivants autonomes et prolifèrent donc naturellement. L'équilibre hôte-microbe, c'est la convivialité entre les grands organismes et les micro-organismes, qui date de l'émergence du monde vivant et ne peut se maintenir qu'en fonction des lois biologiques qui règlent le fonctionnement des ensembles vivants. Cette convivialité n'est qu'un cas particulier de l'équilibre existant dès qu'il est question d'une population de cellules: sans même parler de microbes, les cellules de nos tissus sont déjà soumises à des règles ancestrales de reproduction. Pendant notre développement embryonnaire, nous passons de la taille microscopique d'une seule cellule à trois ou quatre kilos et cela en neuf mois : pourquoi à cinquante ans, n'atteignons-nous pas la taille d'une maison ? Au lieu d'un tel prolongement, notre courbe de croissance s'infléchit jusqu'au sortir de la puberté pour ne permettre finalement que le remplacement des cellules mortes par leur cycle propre de vieillissement ou la destinée de leur fonction. Or ces ordres de régulation (y compris ceux de la maturation pubertaire) émanent des cellules du système nerveux (qui sont d'autre part les seules à ne plus pouvoir se reproduire !). Comment peut-on alors encore ignorer le rôle du cerveau dans cette "reprise" de multiplication qu'est le phénomène tumoral ? C'est en observant la constante relation entre le fonctionnement des microbes, des organes, du cerveau et du psychisme que le Dr Hamer a pu retrouver les grandes lois biologiques qui montrent toute la cohérence de la santé, de la maladie et du passage réversible de l'une à l'autre.

Le schéma ci-après reprend synthétiquement les quatre lois. A la page suivante, le lecteur trouvera le tableau beaucoup plus complet tiré du "FONDEMENT DE LA MEDECINE NOUVELLE" (page 246 de l'édition française) mais qui parle surtout du phénomène cancéreux (C'est en 1987 par exemple qu'il systématise la 4°loi).

AUTRES DECOUVERTES


Dans ce chapitre nous passerons en revue, mais beaucoup plus rapidement, d'autres observations également importantes pour compléter l'abord pratique de toute pathologie.

LE STATUT HORMONAL: Les différences biologiques entre l'homme et la femme se répercutent aussi sur la triade psychisme-cerveau-organes. Du point de vue psychique, c'est une "sensibilité" différente pour beaucoup de conflits et essentiellement les conflits de territoire qui se marquent dans les hémisphères cérébraux. Déjà dans le règne animal - où nous pouvons par ailleurs trouver beaucoup de parallèles avec l'humain et en tirer beaucoup d'enseignements et de leçons - le mâle et la femelle signent et vivent chacun à leur façon ce territoire. Concrètement, une femme (droitière, hétérosexuelle et lors de son premier conflit ; cf. les § suivants) ciblera son hémisphère gauche tandis que l'homme (dans les mêmes conditions) ciblera l'hémisphère droit. Or c'est par exemple l'hémisphère gauche qui gère le larynx, la thyroïde, la plus grande partie du rectum, l'hémicoeur droit ; d'où la fréquence bien plus élevée de ces pathologies chez elle. Alors que l'homme fera beaucoup plus souvent des atteintes bronchiques, gastriques, vésiculaires ou des infarctus de l'hémicoeur gauche, tous organes sous la dépendance de l'hémisphère droit. Au-delà des réalités anatomiques, on peut parler de statut hormonal (ce que le Dr Hamer appelle "pat" hormonal) car c'est en fait la balance entre les polarités sexuelles qui sera déterminante. Ainsi une femme homosexuelle, ménopausée ou sous traitement hormonal, fera très souvent une réaction cérébrale - et donc organique - masculine ; idem pour l'homme dans les mêmes conditions.

 

LA POLARITE DROITIER-GAUCHER (LA LATERALITE). Les gauchers, aussi bien pour les hommes que pour les femmes, développeront les troubles cérébraux et organiques correspondant à l'"autre côté" ; ceci pour les conflits et les zones cérébrales liés aux hémisphères, à la moelle du cerveau et au cervelet. D'où la présence de pathologies en principe masculines chez la gauchère et de pathologies en principe féminines chez le gaucher. D'où également une inversion du côté corporel atteint : la femme gauchère fera un cancer du sein droit là où la droitière ferait un cancer du sein gauche et vice-versa. Cette latéralité se combine avec le statut hormonal: là où un hétérosexuel gaucher fera une laryngite, un homosexuel gaucher ciblera son hémisphère droit et développera une bronchite (comme un droitier hétérosexuel). Les évidences anatomiques ne sont bien sûr pas en cause mais ces critères de statut et de polarité ont des conséquences importantes. Prenons pour seul exemple une femme gauchère ou homosexuelle qui fait un conflit sexuel de territoire, elle n'aura - indépendamment des troubles psychiques et comportementaux - ni arrêt de règles ni lésions du col de l'utérus ; elle aura par contre les atteintes correspondantes de l'hémisphère droit, c. à d. surtout les artères coronaires (et bien sûr pas les vésicules séminales... qu'elle n'a pas !)

LA CHRONOLOGIE DES CONFLITS est un troisième paramètre réglant la relation entre le ressenti et un foyer cérébral situé dans un hémisphère (la règle n'est donc pas valable ici pour le cervelet). Le premier conflit ciblera l'hémisphère défini par le statut hormonal et la polarité. Mais tant qu'il est actif, il "bloque" en quelque sorte cet hémisphère et si un deuxième conflit apparaît, celui-ci perturbera l'autre hémisphère. Ce troisième paramètre se combinant également aux deux premiers, on peut déjà saisir toute la complexité d'une anamnèse fouillée devant un patient présentant plusieurs affections.

LA CRISE EPILEPTOIDE. Si la vagotonie de la deuxième phase ne diminuait pas à un certain stade, elle plongerait l'individu dans un état progressivement léthargique qui lui serait fatal en cas de conflit majeur. C'est ici l'occasion de préciser que cette deuxième phase se divise elle-même en deux parties : la première est inflammatoire et la restauration s'y produit en milieu liquide (qui constitue les trois quarts de notre organisme et où se développe la vie !) tandis que la deuxième est la cicatrisation qui voit l'élimination de l'excédent aqueux. Le passage d'une sous-phase à l'autre correspond à l'inversion de la courbe vagotonique qui s'infléchit maintenant vers l'équilibre neurovégétatif d'avant le début de la maladie complète. Mais elle correspond aussi au maximum de l'œdème cérébral et à un "sursaut" du système nerveux vers l'orthosympathicotonie : c'est le moment de la crise épileptoïde dont l'ampleur est toujours proportionnelle à l'œdème cérébral et donc à celle du conflit. Sa gravité potentielle tient au fait qu'elle détermine des troubles fonctionnels temporaires dans l'organe dépendant du foyer, et très variables suivant la localisation de ce foyer. Un exemple typique est l'infarctus cardiaque... qui peut passer inaperçu ou être mortel. Ce qu'on appelle crise d'épilepsie n'est qu'un cas particulier de cette crise épileptoïde quand celle-ci concerne la zone corticale péri-rolandique qui gère la sensibilité et la motricité du corps. Il y aurait beaucoup à dire sur cette crise mais il faut que le lecteur sache que cette "complication obligée" de la phase de récupération en est un passage critique et est même une des causes de décès les plus fréquentes quand le conflit a été très important.

LA COMPREHENSION DU SENS BIOLOGIQUE des symptômes constitue en fait la cinquième loi biologique. La loi d'airain du cancer donnait déjà un sens humain historique à la maladie en reliant chronologiquement celle-ci au vécu de l'individu. Cette 5ème loi s'attache à comprendre les significations cellulaires des "pathologies" par les potentialités inscrites dans la nature depuis des millions d'années. Ces pathologies sont en réalité des programmes spéciaux codés et engrammés génétiquement dans le cerveau ; programmes qui sont toutes les roues de secours que la nature a retenues en tant que "deuxième chance" lors d'un conflit vital. En d'autres termes : ce que notre mental n'a pu gérer lors du DHS, le corps lui-même en conditionnera la gestion selon un processus aux racines phylogénétiques lointaines ; et cela aussi bien après le DHS qu'après la solution du conflit. Mais si les modifications entraînées par ces programmes ont un sens, leurs ampleurs ont forcément une limite matérielle pour notre organisme ; d'où la nécessité de résoudre un conflit d'autant plus vite qu'il est important... et de voir un jour l'homme "civilisé" vivre plus conformément à ses codes génétiques de fonctionnement. Nous prendrons trois exemples pour illustrer cette nouvelle dimension dans l'étude des maladies.

Que se passerait-il si vous marchiez toujours pieds nus en toutes circonstances ? La plante des pieds s'épaissirait en cals, durillons etc. pour s'adapter aux agressions des sols ; comme un karatéka qui durcit volontairement ses extrémités pour pouvoir casser la planche plutôt que ses membres. C'est exactement ce qui se passe si, "symboliquement" bien sûr, on éprouve un ressenti d'atteinte à son intégrité : prolifération du tissu en phase conflictuelle. D'où l'acné juvénile, les chéloïdes... et les mélanomes. Ou encore la tumeur du péritoine (peau interne de l'abdomen) après le choc vécu quand le doigt du chirurgien pointait sur la radio le terrible cancer du côlon ou du foie. Dans ce genre de tissu répandu sur l'ensemble du corps, la localisation désigne l'impact de la flèche : "affront en pleine figure", "bâtons dans les roues" ou "accroche-pied", "coup de couteau dans le dos"... et situation de la tumeur péritonéale à droite dans le ventre même si la tumeur abdominale est à gauche quand le patient, au moment précis du DHS, n'a pas réalisé que la radio sur le négatoscope inversait le sens des côtés !

Si un animal se retrouve avec un morceau d'os coincé dans son intestin, il est en danger de mort. Sa seule chance est de voir proliférer sa paroi intestinale à l'endroit du blocage ; ceci pour en augmenter la résistance et les sécrétions, de façon à pouvoir faire passer le morceau. Or un conflit indigeste touchant l'intestin suit le premier cas de figure. Par après, cette prolifération devenue inutile est déblayée par les microbes fidèles au rendez-vous programmé par la nature. Mais la diarrhée glaireuse et sanguinolente qui en résulte, sera elle considérée comme la maladie intestinale !

Le chef de meute a repéré le rival et monte sur le ring, bien décidé à rester le maître : conflit de devoir se battre pour protéger son territoire. Le processus obéit au deuxième cas de figure : ulcération des coronaires en phase conflictuelle. "Comprenons" le sens biologique profond de cette modification : ces vaisseaux élargis par l'ulcération pourront amener plus de sang au cœur qui sera davantage sollicité au prorata des rounds qui se succèdent. Mais un match est limité dans le temps et dans la nature, c'est vaincre ou mourir. L’humain fait de même quand il se bat pour son territoire et s'il n'a pas dépassé le point de non-retour, après la solution du conflit, le cholestérol assurera la réparation vitale des vaisseaux pour éviter leur fissuration, dilatation (anévrisme) ou déchirement fatal avec l'hémorragie consécutive. Peut-on encore s'étonner que l'autopsie de "jeunes boys" du Vietnam révéla un système cardiovasculaire comparable à celui d’individus de 60 ou 70 ans ? Les combats livrés là-bas n'étaient pas que l'épanouissement harmonieux de convictions militaro-politiques... dans l'intimité profonde du psychisme de ces hommes !

 

L'IMPACT DES SYMPTOMES ET DES CONCEPTIONS MEDICALES


Si les manifestations physiques de la maladie ont comme origine le vécu psychique et si la guérison commence après cette modification du vécu qu’est la solution du conflit, il n'en reste pas moins que la vie psychique ne s'arrête pas et que le "ressenti" du patient demeure sensible à tout nouveau choc éventuel. Il s'agit donc de porter attention à la façon dont le patient va vivre sa maladie et notamment sa phase de réparation souvent plus pénible que la phase conflictuelle.

Une première possibilité concerne l'impact sur le malade de ses propres symptômes qu'il vivrait donc sur un plan conflictuel. Si le vécu subjectif de ces symptômes est de même nature que le conflit initial, il peut y avoir un cercle vicieux plus difficile à résoudre. Exemples: l'impotence d'une affection articulaire qui ravive le conflit de manque d'agilité ; les paralysies qui ravivent le conflit de ne pas pouvoir fuir sa situation ; l'apparition d'une lésion cutanée qui ravive le conflit de souillure etc. Et si le vécu amène des chocs d'u