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du Dr Sylvain Desforges, chiropraticien
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INFLAMMATION INTRA-DISCALE
Définition:
INFLAMMATION INTRA-DISCALE ( 2002-03-17 )
par : Dr Karl Vincent DC, enseignant IFEC
Les Lombalgies d'origine discale représentent la moitié de l'ensemble des Lombalgies. Parmi elles, il existe une forme peu connue et de diagnostic difficile, correspondant à une inflammation intra-discale.
Il est important de reconnaître ce type de souffrance, car il représente environ 1/4 des Lombalgies discales.
Cliniquement, les patients se présentent avec des douleurs lombaires basses, à recrudescence nocturne (douleurs aux changements de position dans le lit) et matinale, nécessitant un déverrouillage progressif. A l'opposé, ces douleurs sont peu présentes le reste de la journée.
Il est intéressant de constater que les traitements conservateurs classiques n'ont pas de résultat significatif. Les anti-inflammatoires non-stéroïdiens soulagent les patients de manière intermittente, les douleurs reprenant après l'arrêt du traitement. Les antalgiques sont sans effet.
L'examen clinique est peu révélateur, et se caractérise principalement par une douleur en fin d'extension dont la cause correspond, le plus probablement, à une inflammation de la partie postérieure du disque.
On distingue deux types de tableau clinique (tableau 1) :
1 - une forme aiguë, qui atteint principalement les femmes. Il n'existe pas de circonstance d'apparition précise. Les manipulations vertébrales sont sans effet avec blocage de fin de course, et les examens radiologiques n'apportent aucune particularité. Un traitement par Cortancyl (AIS) sur 15 jours en moyenne se révèle efficace.
2 - une forme chronique, plus sévère, qui touche les hommes et les femmes dans une même proportion. Là aussi, aucune circonstance d'apparition n'est retrouvée. S'associe à la douleur en extension une limitation de la flexion. Il existe dans cette forme des irradiations douloureuses de type sciatalgique, uni ou bilatéral. L'imagerie médicale (radios et IRM) montre ici, le plus souvent, une discopathie, rapidement évolutive.
Le traitement de cette atteinte sévère est avant tout médical, et consiste en des infiltrations suivies d'un traitement anti-inflammatoire sur deux mois.
La reconnaissance de ces pathologies est importante en Chiropratique. Elles sont de diagnostic difficile et doivent être différenciées des arthropathies inflammatoires dont la principale est la spondylarthrite ankylosante.
Le diagnostic doit être évoqué en cas de non réponse aux traitements manipulatifs. Celui-ci repose surtout sur la présence de douleurs nocturnes accentuées par l'extension. Dans les formes chroniques l'imagerie est significative.
Il n'existe, dans les cas cités précédemment, aucun signe radiologique d'atteinte inflammatoire sacro-iliaque et les tests sanguins (HLA B27 entre autre) permettent, si nécessaire, de faire la distinction.
Tableau 1
| FORME AIGUE | FORME CHRONIQUE | |
| Sexe | Femmes | Hommes et femmes |
| Circonstance d'apparition | Sans | Idem |
| Douleur | De type inflammatoire, nocturne et matinale | Idem |
| Irradiation douloureuse | Aucune | Sciatalgie uni ou bilatérale |
| Mobilité | Douleur en fin d'extension | Idem et limitation de la flexion |
| Manipulation | Blocage en fin de course | Idem |
| AINS | Soulagement temporaire | Idem |
| Imagerie | Non significative | Discopathie évolutive |
| Traitement | AIS pendant 15 jours | Infiltrations et AINS pendant 2 mois |
Références :
Inflammation discale, aspects biochimiques et prespectives thérapeutiques, Grange L, Gaudin P, Trocme C, Morel F, Juvin R, , revue de Médecine vertébrale n°10, juin 2003.
Y a t’il des signes cliniques de discopathie inflammatoire ? Analyse de quatre critères cliniques avec test au Cortancyl chez 97 patients. JY Maigne, M Ballard Paris 2003.
Soulager le mal de dos, JY Maigne, Masson, 2001.

